Lettre d’invitation adressée aux gouvernements. 19ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1956) a

Monsieur le ministre,

Nous avons l’honneur de vous inviter à participer à la XIXe Conférence internationale de l’instruction publique, organisée dans le cadre de l’accord qui gouverne les relations entre l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et le Bureau international d’éducation. Cette conférence se tiendra à Genève du 9 au 17 juillet 1956.

La commission mixte chargée de régler les diverses questions relatives à la mise en œuvre de l’accord mentionné ci-dessus a, selon l’usage, inscrit à l’ordre du jour de la conférence deux sujets, dont l’un porte sur le système d’éducation dans son ensemble tandis que l’autre a trait à un enseignement particulier.

Après avoir formulé lors des dernières sessions des recommandations concernant la scolarité obligatoire et sa prolongation, l’accès des femmes à l’éducation, la formation et la situation du personnel enseignant du premier et du second degré et le financement de l’éducation, la conférence est appelée, cette année, à élaborer une recommandation relative à l’inspection de l’enseignement. Cette question a été traitée par la VIe Conférence internationale de l’instruction publique, réunie à Genève en 1937. Mais le moment est venu d’en faire une nouvelle étude, compte tenu de nombreux éléments tels que l’extension de l’éducation scolaire, l’évolution des principes dont s’inspirent les réformes de l’enseignement, les progrès réalisés par les sciences de l’éducation et l’application de nouvelles méthodes pédagogiques, enfin le caractère de plus en plus technique que les fonctions des inspecteurs tendent à assumer.

En second lieu, la conférence est invitée à traiter la question de l’enseignement des mathématiques dans les écoles secondaires, la recommandation qu’elle sera appelée à adopter apparaissant comme un complément nécessaire à la recommandation n° 31 sur l’initiation mathématique à l’école primaire, adoptée par la conférence en 1950, lors de sa XIIIe session.

Enfin, les rapports présentés par les ministères de l’Éducation sur les principales mesures prises au cours de l’année scolaire 1955-1956 et sur les projets élaborés durant la même période feront l’objet d’un échange de vues entre les délégués.

L’ordre du jour de la XIXe Conférence internationale de l’instruction publique comporte donc les points suivants :

1. Inspection de l’enseignement.

2. Enseignement des mathématiques dans les écoles secondaires.

3. Rapports succincts des ministères de l’Éducation sur le mouvement éducatif durant l’année 1955-1956.

Étant donné la nature et l’importance des deux premiers sujets, nous serions très heureux si le ministre de l’Éducation pouvait participer personnellement à la conférence. Si celui-ci n’est pas en mesure d’accepter cette invitation, nous formons le vœu que votre gouvernement se fasse représenter, à cette occasion, par de hauts fonctionnaires appartenant au ministère de l’Éducation, accompagnés éventuellement de spécialistes des questions figurant à l’ordre du jour. Nous vous serions très obligés de bien vouloir nous faire connaître, avant le 15 juin, la composition de votre délégation.

La liste des États et des organisations internationales invités à la conférence figure en annexe à la présente communication. Un commentaire et des indications plus détaillées sur les trois points inscrits à l’ordre du jour vous seront adressés sous peu et vous recevrez en temps utile les documents rédigés à l’intention de la conférence.

Nous vous saurions gré de bien vouloir faire parvenir au secrétariat de la conférence, à Genève, quinze jours au moins avant l’ouverture de la réunion, deux cents exemplaires en français et deux cents en anglais du rapport succinct sur le mouvement éducatif dans votre pays au cours de l’année scolaire 1955-1956. À ce sujet, nous nous permettons de vous rappeler la décision, prise antérieurement, de ne soumettre à l’attention de la conférence que les rapports qui seraient prêts à être distribués avant l’ouverture des débats.

Le secrétariat de la conférence est établi au siège du Bureau international d’éducation, palais Wilson, Genève, où toute correspondance doit lui être adressée.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, les assurances de notre très haute considération.

Luther H. Evans
Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture
Jean Piaget
Directeur du Bureau international d’éducation