Lettre d’invitation adressée aux gouvernements. 20ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1957) a

Monsieur le ministre,

Nous avons l’honneur de vous inviter à participer à la XXe Conférence internationale de l’instruction publique, organisée dans le cadre de l’accord régissant les relations entre l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, et le Bureau international d’éducation. Cette conférence se tiendra à Genève du lundi 8 au mercredi 17 juillet 1957.

La commission mixte, chargée de régler les diverses questions relatives à la mise en œuvre de l’accord mentionné ci-dessus, a décidé d’inscrire les points suivants à l’ordre du jour de la conférence :

1. Le développement des constructions scolaires.

2. La préparation des professeurs chargés de la formation professionnelle des maîtres primaires.

3. Rapports succincts des ministères de l’Instruction publique sur le mouvement éducatif pendant l’année scolaire 1956-1957.

Après avoir formulé, lors de ses dernières sessions, des recommandations concernant la scolarité obligatoire et sa prolongation, l’accès des femmes à l’éducation, le financement de l’éducation et l’inspection de l’enseignement, la Conférence internationale de l’instruction publique est appelée cette année à élaborer une recommandation relative au développement des constructions scolaires. La question a déjà été traitée par la Ve Conférence internationale de l’instruction publique, réunie à Genève en 1936 ; mais le moment semble venu de l’examiner à nouveau, compte tenu de la pénurie de locaux scolaires que l’extension de l’éducation a provoquée dans presque tous les pays et de l’urgente nécessité qu’il y a de prendre des mesures sur le plan national et international pour faire face à cette crise.

Un autre problème qui préoccupe au plus haut point les autorités scolaires est celui de la formation du personnel enseignant. Faisant suite à ses quatre recommandations sur la formation et sur la situation du personnel enseignant du premier degré et du second degré, la Conférence internationale de l’instruction publique est invitée à traiter cette année la question de la préparation des professeurs chargés de la formation professionnelle des maîtres primaires et à formuler une recommandation à ce sujet.

Enfin, les rapports présentés par les ministères de l’Instruction publique sur les principales mesures prises au cours de l’année 1956-1957 et sur les projets élaborés durant la même période feront l’objet d’un échange de vues entre les délégués.

Étant donné la nature et l’importance des deux premiers sujets, nous serions très heureux si le ministre de l’Éducation pouvait participer personnellement à la conférence. Si celui-ci n’est pas en mesure de le faire, nous formons le vœu que votre gouvernement se fasse représenter, à cette occasion, par de hauts fonctionnaires appartenant au ministère de l’Éducation, accompagnés éventuellement de spécialistes des questions figurant à l’ordre du jour. Nous vous serions très obligés de bien vouloir nous faire connaître, au plus tard le 15 juin 1957, la composition de votre délégation.

Un commentaire et des indications plus détaillées sur les trois points inscrits à l’ordre du jour vous seront adressés sous peu et vous recevrez en temps utile les documents rédigés à l’intention de la conférence.

Nous vous saurions gré de bien vouloir faire parvenir au secrétariat de la conférence, à Genève, au plus tard quinze jours avant l’ouverture de la session, deux cents exemplaires en français et deux cents en anglais du rapport succinct sur le mouvement éducatif dans votre pays au cours de l’année scolaire 1956-1957. À ce sujet, nous nous permettons de vous rappeler la décision, prise antérieurement, de ne soumettre à l’attention de la conférence que les rapports qui seraient prêts à être distribués avant l’ouverture des débats.

Le secrétariat de la conférence est établi au siège du Bureau international d’éducation, palais Wilson, à Genève, où toute correspondance doit lui être adressée.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, les assurances de notre très haute considération.

Luther H. Evans
Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture
Jean Piaget
Directeur du Bureau international d’éducation