Lettre d’invitation adressée aux gouvernements. 21ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1958) a

Monsieur le ministre,

Nous avons l’honneur de vous inviter à participer à la XXIe Conférence internationale de l’instruction publique, organisée dans le cadre de l’accord régissant les relations entre l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et le Bureau international d’éducation. Cette conférence se tiendra à Genève du lundi 7 au mercredi 16 juillet 1958.

La commission mixte, chargée de régler les diverses questions relatives à la mise en œuvre de l’accord mentionné ci-dessus, a décidé d’inscrire les points suivants à l’ordre du jour de la conférence :

1. L’élaboration et la promulgation des programmes de l’enseignement primaire ;

2. Les possibilités d’accès à l’éducation dans les zones rurales ;

3. Rapports succincts des ministères de l’instruction publique sur le mouvement éducatif pendant l’année scolaire 1957-1958.

La Conférence internationale de l’instruction publique a déjà eu l’occasion de s’occuper des programmes de la plupart des disciplines enseignées à l’école primaire : lecture, écriture, calcul, sciences naturelles, arts plastiques, éducation physique, hygiène et arts ménagers. Le moment est donc venu de traiter la question des programmes de l’enseignement primaire considérés dans leur ensemble. Ce travail de synthèse répond notamment aux préoccupations de l’Unesco qui a réuni un Comité consultatif des programmes scolaires, organisé plusieurs stages d’études régionaux et entrepris la publication de diverses études concernant cette question.

La Conférence internationale de l’instruction publique — qui, lors de ses dernières sessions, a adopté des recommandations concernant la scolarité obligatoire et sa prolongation, le financement de l’éducation et le développement des constructions scolaires — est également appelée cette année à formuler une recommandation sur les conditions d’accès à l’éducation dans les zones rurales. La question a déjà été traitée par la Ve Conférence internationale de l’instruction publique, réunie à Genève en 1936, mais il semble opportun de revoir à nouveau cet aspect important du problème de l’extension de l’éducation, compte tenu de l’évolution des conditions de vie et des moyens qui, de nos jours, peuvent être mis en œuvre pour remédier à la situation défavorisée de la population scolaire rurale.

Enfin, les rapports présentés par les ministères de l’Instruction publique sur les principales mesures que leurs pays ont prises au cours de l’année 1957-1958 et sur les projets élaborés durant la même période feront l’objet d’un échange de vues entre les délégués.

Étant donné la nature et l’importance de ces sujets, nous serions très heureux si le ministre de l’instruction publique pouvait participer personnellement à la Conférence. En cas d’impossibilité, nous formons le vœu que votre gouvernement se fasse représenter, à cette occasion, par de hauts fonctionnaires appartenant au même ministère, accompagnés éventuellement de spécialistes des questions figurant à l’ordre du jour. Nous vous serions très obligés si vous vouliez bien nous faire connaître, au plus tard le 1er juin 1958, la composition de votre délégation.

Un commentaire et des indications plus détaillées sur les trois points inscrits à l’ordre du jour vous seront adressés sous peu et vous recevrez en temps utile les documents rédigés à l’intention de la conférence.

Nous vous saurions gré de bien vouloir faire parvenir au secrétariat de la conférence, à Genève, au plus tard quinze jours avant l’ouverture de la session, deux cent cinquante exemplaires en français et deux cent cinquante en anglais du rapport succinct sur le mouvement éducatif dans votre pays au cours de l’année scolaire 1957-1958. À ce sujet, nous nous permettons de vous rappeler la décision, prise antérieurement, de ne soumettre à l’attention de la conférence que les rapports qui seraient prêts à être distribués avant l’ouverture des débats.

Le secrétariat de la conférence est établi au siège du Bureau international d’éducation, palais Wilson, à Genève (Suisse), où toute correspondance doit lui être adressée.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, les assurances de notre très haute considération.

Luther H. Evans
Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture
Jean Piaget
Directeur du Bureau international d’éducation