Discours de clôture du directeur du Bureau international d’éducation. 25ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1962) a

M. Piaget exprime la reconnaissance du Bureau aux délégués qui ont accompli un excellent travail dans un esprit remarquable de coopération et d’amitié. C’est la première fois que le problème de la planification était discuté sur le plan universel. Malgré la grande divergence existant entre les positions prises par les différents pays en face du problème de la planification, la recommandation n° 54 a été adoptée à l’unanimité. Quant à la recommandation n° 55, elle portait sur le perfectionnement des maîtres primaires en exercice, sujet qui semblait très simple au premier abord. Cependant les discussions ont fait apparaître qu’il s’agissait en fait de deux problèmes distincts : le perfectionnement des maîtres déjà qualifiés et la formation différée des maîtres sans formation initiale suffisante.

Les deux recommandations votées seront fort utiles, et leur application dans les divers pays sera facilitée si l’on réalise l’étude comparée proposée par la commission mixte Unesco-BIE. C’est grâce à la discipline collective à laquelle se sont astreints les délégués que des résultats si positifs ont pu être obtenus. « Conférence austère », a dit l’un d’entre eux, qui peut-être regrettait l’époque révolue des grands discours. Aujourd’hui, ce débordement d’éloquence serait impossible, car le nombre d’États participant à la conférence a plus que doublé. Les discours n’ont du reste pas manqué, et il tient à remercier, en son nom et celui de son ami Rosselló, les organisateurs de la séance de commémoration des vingt-cinq ans de la conférence.

Un nouvel État, la Sierra Leone, a demandé son adhésion au Bureau international d’éducation lors de la séance du Conseil du BIE. Depuis, le gouvernement du Pérou a transmis une demande analogue, qui sera examinée à la prochaine séance du comité exécutif.

Si la conférence a pleinement réussi, nous le devons au président, M. Allcock, qui sait doser le sourire et l’autorité, aux huit vice-présidents actifs et dévoués ; aux deux rapporteurs-présidents, MM. Tena et Bakir, qui ont joué un rôle essentiel dans la conférence et qui ont été aussi expéditifs que compétents ; enfin, aux membres du comité de rédaction qui ont effectué un travail supplémentaire considérable.

Pour terminer, il exprime sa reconnaissance à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, en particulier à son directeur M. Maheu, à MM. Guiton, Diez-Hochleitner, Halconruy, Legrand, sans oublier tous les membres des secrétariats des deux institutions responsables de l’organisation de la conférence.