Lettre d’invitation adressée aux gouvernements. 26ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1963) a 🔗
Monsieur le ministre,
Nous avons l’honneur de vous inviter à participer à la XXVIe Conférence internationale de l’instruction publique, organisée dans le cadre de l’accord régissant les relations entre l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et le Bureau international d’éducation. Cette conférence se tiendra à Genève du 1er au 12 juillet 1963.
La commission mixte Unesco-BIE, chargée de régler les diverses questions relatives à la mise en œuvre de l’accord mentionné ci-dessus, a décidé d’inscrire les points suivants à l’ordre du jour de la conférence :
1. L’organisation de l’orientation scolaire et professionnelle ;
2. La lutte contre la pénurie de maîtres primaires ;
3. Rapports succincts des ministères de l’instruction publique sur le mouvement éducatif pendant l’année scolaire 1962-1963.
L’orientation scolaire et professionnelle retient de plus en plus l’attention dans la plupart des pays, ce qui peut s’expliquer dans une large mesure par le fait qu’on y perçoit clairement la corrélation existant entre l’éducation et le progrès économique et social. Aussi a-t-il paru opportun d’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine conférence ce sujet d’intérêt pédagogique qui touche à bon nombre de domaines en dehors de l’éducation proprement dite. L’étude comparée de la nature, de l’organisation et du fonctionnement des services d’orientation scolaire et professionnelle dans les divers pays doit permettre d’énoncer des critères dont on pourrait s’inspirer pour favoriser l’expansion et l’amélioration de ces services.
Après avoir adressé aux ministères de l’Instruction publique trois recommandations sur la formation, sur la situation et sur le perfectionnement des maîtres de l’enseignement primaire (recommandations n° 36, 37 et 55), la Conférence internationale de l’instruction publique se devait d’étudier un problème qui préoccupe actuellement les autorités scolaires de presque tous les pays, celui de la pénurie de maîtres du premier degré. C’est pourquoi, après avoir examiné les diverses manifestations et les causes de cette pénurie, la XXVIe Conférence se trouvera appelée à recommander des mesures propres à y remédier.
Les informations contenues dans les rapports présentés à la Conférence par les ministères de l’instruction publique serviront de base à l’étude comparée sur l’évolution de l’éducation dans le monde qui figurera dans l’Annuaire international de l’éducation pour 1963. Cette année on demandera de fournir dans ce rapport des informations complémentaires sur la suite donnée à la recommandation n° 46 concernant l’élaboration et la promulgation des programmes de l’enseignement primaire (1958).
Étant donné la nature et l’importance de la XXVIe Conférence internationale de l’instruction publique, nous serions très heureux si le ministre, de l’instruction publique pouvait participer personnellement à cette réunion. En cas d’impossibilité, nous souhaiterions que votre gouvernement se fasse représenter par de hauts fonctionnaires qui pourraient être accompagnés, le cas échéant, de spécialistes des questions figurant à l’ordre du jour. Nous vous saurions gré de nous faire connaître, au plus tard le 1er juin 1963, la composition de la délégation de votre pays.
Un commentaire et des indications plus détaillées sur les trois points inscrits à l’ordre du jour vous seront adressés prochainement. Nous ne manquerons pas de vous faire envoyer en temps utile les documents destinés à être utilisés au cours des débats.
Le rapport succinct sur le mouvement éducatif dans votre pays au cours de l’année 1962-1963, pour la préparation duquel des indications précises vous seront communiquées prochainement, devrait parvenir en trois cents exemplaires (en anglais et en français) au secrétariat de la conférence, à Genève, au plus tard quinze jours avant l’ouverture de la session. Nous nous permettons à cet égard de vous rappeler la décision, prise antérieurement, de ne soumettre à l’attention de la conférence que les rapports qui seront prêts à être distribués avant l’ouverture des débats.
Nous vous serions très reconnaissants si vous vouliez bien adresser directement au secrétariat de la conférence, établi au siège du Bureau international d’éducation, palais Wilson, à Genève (Suisse), la réponse à la présente invitation et toute correspondance ou documentation concernant ladite conférence.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, les assurances de notre très haute considération.
| René Maheu
Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture |
Jean Piaget
Directeur du Bureau international d’éducation |