Lettre d’invitation adressée aux gouvernements. 28ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1965) a

Monsieur le ministre,

Nous avons l’honneur d’inviter votre gouvernement à participer à la XXVIIIe session de la Conférence internationale de l’instruction publique, organisée, conformément au statut de la conférence, dans le cadre de l’accord régissant les relations entre l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture et le Bureau international d’éducation. Cette session se tiendra à Genève du 12 au 23 juillet 1965.

Conformément à son mandat, la commission mixte Unesco-BIE a établi l’ordre du jour de ladite session qui comprend les points suivants :

1. Adoption du règlement intérieur de la conférence internationale de l’instruction publique ;

2. L’alphabétisation et l’enseignement des adultes (recommandation n° 58) ;

3. L’enseignement des langues vivantes dans les écoles secondaires (recommandation n° 59) ;

4. Rapports succincts des ministères de l’Instruction publique sur le mouvement éducatif pendant l’année scolaire 1964-1965.

Pour ce qui est du premier point, la Conférence sera appelée à adopter son règlement intérieur. Le projet qui lui est soumis a déjà été examiné et approuvé par le Conseil exécutif de l’Unesco à sa 67e session et par le Comité exécutif du BIE à sa 42e session.

En réexaminant l’organisation des campagnes de lutte contre l’analphabétisme, la conférence peut servir utilement les objectifs de la Décennie des Nations Unies pour le développement et apporter une contribution importante à la préparation technique de la Campagne mondiale d’alphabétisation, en faveur de laquelle l’Assemblée générale des Nations Unies s’est prononcée en 1963 par sa résolution 1937 (XVIII), et de l’action concertée que la Conférence générale de l’Unesco, à sa dernière session, a décidé par sa résolution 1271 d’entreprendre en 1966, à titre expérimental et pour une période de cinq ans. La conférence est invitée à examiner à la fois cette question particulière et l’ensemble des questions relatives au développement de l’éducation des adultes, notamment dans la mesure où cette éducation répond aux besoins des personnes qui ont dépassé l’âge scolaire sans avoir bénéficié d’une instruction régulière des premier et second degrés.

D’autre part, poursuivant son œuvre de révision totale ou partielle des recommandations qu’elle a adoptées antérieurement, la conférence doit reprendre la question de l’enseignement des langues vivantes dans les écoles secondaires, qu’elle avait étudiée une première fois en 1937. En vingt-huit ans, cet enseignement a connu une évolution qui justifie amplement l’adoption d’une nouvelle recommandation, adaptée aux exigences de la vie moderne et tenant compte de l’importance croissante de cette discipline en tant qu’instrument de communication et de compréhension internationales.

Les rapports présentés à la conférence par les ministères de l’Instruction publique serviront de base à l’étude comparée sur l’évolution de l’éducation dans le monde qui figurera dans l’Annuaire international de l’éducation pour 1965. Cette année, les ministères sont invités à fournir dans leur rapport des informations complémentaires sur la suite donnée à la recommandation n° 51 concernant l’organisation de l’enseignement spécial pour les débiles mentaux (1960).

Étant donné la nature et l’importance de la XXVIIIe session de la Conférence internationale de l’instruction publique, nous serions très heureux que le ministre de l’instruction publique puisse participer personnellement à cette réunion. En cas d’impossibilité, nous espérons que votre gouvernement se fera représenter à cette session par de hauts fonctionnaires, qui pourraient être accompagnés, le cas échéant, de spécialistes des questions figurant à l’ordre du jour. Nous vous saurions gré de faire connaître au secrétariat de la conférence, au plus tard le 1er juin 1965, la composition de la délégation de votre pays.

Un commentaire et des indications plus détaillées sur les questions inscrites à l’ordre du jour vous seront adressés prochainement. Nous ne manquerons pas de vous faire parvenir en temps utile les documents préparés pour la conférence.

Le rapport succinct sur le mouvement éducatif dans votre pays au cours de l’année 1964-1965, pour l’établissement duquel des indications précises vous seront communiquées prochainement, devrait parvenir au secrétariat de la conférence en trois cents exemplaires (en anglais et en français) le 15 juin 1965 au plus tard. Nous nous permettons à cet égard de vous rappeler la décision, prise antérieurement, de ne saisir la conférence que des rapports qui seront prêts à être distribués avant l’ouverture de la session.

Nous vous serions très obligés de bien vouloir adresser directement votre réponse à la présente invitation, ainsi que toute la correspondance et la documentation concernant la conférence, au secrétariat de la conférence, Bureau international d’éducation, palais Wilson, à Genève (Suisse).

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, les assurances de notre très haute considération.

René Maheu
Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture
Jean Piaget
Directeur du Bureau international d’éducation