Lettre d’invitation adressée aux gouvernements. 30ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1967) a
Monsieur le ministre,
Nous avons l’honneur d’inviter votre gouvernement à participer à la XXXe session de la Conférence internationale de l’instruction publique organisée, conformément au statut de la conférence, dans le cadre de l’Accord régissant les relations entre l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et le Bureau international d’éducation. Cette session se tiendra à Genève du 6 au 15 juillet 1967.
Conformément aux décisions prises par la Conférence générale de l’Unesco à sa quatorzième session et par le conseil du BIE à sa 31e session, la conférence est appelée à traiter un sujet nouveau et à reprendre l’examen d’une question traitée antérieurement. À la lumière de ces décisions et des délibérations de la commission mixte Unesco-BIE, l’ordre du jour a été établi comme suit :
1. La pénurie de personnel enseignant secondaire (recommandation n° 62) (sujet nouveau).
2. L’éducation sanitaire dans les écoles primaires (réexamen d’un sujet déjà traité).
3. Rapports succincts des ministères de l’Instruction publique sur le mouvement éducatif pendant l’année scolaire 1966-1967.
Ayant déjà adressé, en 1963, aux ministères de l’Instruction publique une recommandation sur la pénurie de maîtres du premier degré, la Conférence internationale de l’instruction publique étudiera cette année les problèmes posés par la pénurie de personnel enseignant du second degré.
Après avoir examiné les causes de cette pénurie ainsi que ses diverses manifestations, la conférence sera appelée à formuler une recommandation sur les mesures propres à y remédier. Le texte ainsi adopté devrait apporter une contribution positive à l’action menée pour accroître les effectifs du personnel enseignant secondaire et il devrait pouvoir être utilisé par tous ceux qui ont la charge de planifier et d’administrer l’éducation, tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement.
En 1946, la IXe Conférence internationale de l’instruction publique avait adopté sa recommandation n° 20 concernant l’enseignement de l’hygiène dans les écoles primaires et secondaires. La commission mixte a estimé qu’il était opportun de réexaminer la question en faisant porter les débats sur l’éducation sanitaire dans les écoles primaires. Un rapport de synthèse, élaboré par le secrétariat du BIE d’après les résultats d’une enquête, sera présenté à la conférence lors de sa XXXe session. Quelques séances seront consacrées à l’examen de ce document et il appartiendra à la conférence soit de faire siennes les conclusions du rapport soit de décider que la question devra être reprise lors d’une session ultérieure.
Selon la procédure suivie lors des sessions précédentes, les rapports présentés à la conférence par les ministères de l’Instruction publique serviront de base à l’étude comparée sur l’évolution de l’éducation dans le monde qui figurera dans l’Annuaire international de l’éducation pour 1967. Cette année, les ministères sont spécialement invités à fournir dans leur rapport des renseignements complémentaires sur les mesures prises en application de la recommandation n° 34, adoptée en 1952 et relative à l’accès des femmes à l’éducation.
D’une manière générale, nous voudrions souligner que ces rapports spéciaux présentent une importance croissante car ils permettent à la Conférence de mesurer l’effet pratique de ses recommandations. En ce qui concerne le thème retenu pour le rapport spécial destiné à la XXXe session, il convient d’ajouter que, de l’avis de la commission mixte, les problèmes concernant l’égalité d’accès à l’éducation pour les jeunes filles et les femmes méritent actuellement une attention toute particulière puisque l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé d’observer 1968 comme Année internationale des droits de l’homme.
Étant donné la nature et l’importance de la XXXe session de la Conférence internationale de l’instruction publique, nous serions très heureux que le ministre de l’instruction publique puisse participer personnellement à cette réunion. En cas d’impossibilité, nous espérons que votre gouvernement se fera représenter à la session par de hauts fonctionnaires, qui pourraient être accompagnés, le cas échéant, de spécialistes des questions figurant à l’ordre du jour. Nous vous saurions gré de faire connaître au secrétariat de la conférence, au plus tard le 15 juin 1967, la composition de la délégation de votre pays.
Un commentaire et des indications plus détaillées sur les questions inscrites à l’ordre du jour vous seront adressés prochainement. Nous ne manquerons pas de vous faire parvenir en temps utile les documents préparés pour la conférence.
Le rapport succinct sur le mouvement éducatif dans votre pays au cours de l’année 1966-1967, pour l’établissement duquel des indications précises vous seront communiquées prochainement, devrait parvenir au secrétariat de la conférence en trois cents exemplaires (en anglais et en français) le 15 juin 1967 au plus tard. Nous nous permettons à cet égard de vous rappeler la décision, prise antérieurement, de ne saisir la conférence que des rapports qui seront prêts à être distribués avant l’ouverture de la session.
Nous vous serions très obligés de bien vouloir adresser votre réponse à la présente invitation, ainsi que toute la correspondance et la documentation concernant la conférence, au secrétariat de la conférence, Bureau international d’éducation, palais Wilson à Genève (Suisse).
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, les assurances de notre très haute considération.
| René Maheu
Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture |
Jean Piaget
Directeur du Bureau international d’éducation |