Statistiques annuelles

COMBIEN D’ANIMAUX ONT-ILS ÉTÉ UTILISÉS À DES FINS EXPÉRIMENTALES À L’UNIVERSITÉ DE GENÈVE EN 2020 ?

26’732 animaux ont été utilisés en expérience en 2020 ; 92% de ces animaux étaient des souris.
39% étaient génétiquement modifiés ; le poisson-zèbre, la souris et le rat sont les trois seules espèces avec des lignées génétiquement modifiées utilisées à l’UNIGE.
Ces animaux ont été utilisés par 87 groupes de recherche, détenteurs de 290 autorisations au total. À noter que certaines autorisations actives n’ont pas mené à l’utilisation d’animaux durant l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMBIEN D’ANIMAUX ONT ÉTÉ ÉLEVÉS OU IMPORTÉS ET COMBIEN ONT ÉTÉ EFFECTIVEMENT UTILISÉS DANS DES EXPÉRIENCES ?

82’703 animaux ont été élevés ou importés dans les animaleries en 2020. Dans le cas de la souris et du rat, ce nombre représente les animaux sevrés 21 jours après la naissance ; dans le cas des poissons, il s’agit d’animaux qui se nourrissent par eux-mêmes (pour le poisson-zèbre, espèce de poissons la plus utilisée en recherche : à partir de 5 jours après fécondation de l’oeuf).

88% des rats, 34% des souris, 0.4% des poissons élevés ou importés ont été utilisés pour des expériences. Ces différences entre nombre d’animaux utilisés en expérience versus nombre d’animaux élevés s’expliquent principalement par le nombre élevé de lignées génétiquement modifiées de souris et poissons, qui nécessitent un effort d’élevage important. Dans le cas des poissons, le faible rapport s’explique par le fait que la plupart des expériences sont effectuées sur des individus âgés de moins de 5 jours. En effet, en accord avec l’Ordonnance pour la protection des animaux (OPAn), les larves de poissons qui ne se nourrissent pas encore par elles-mêmes peuvent être utilisées sans demander une autorisation aux autorités cantonales, c’est pourquoi elles ne sont pas répertoriées dans les statistiques sur l’expérimentation animale. En revanche, les animaux adultes élevés uniquement pour produire ces larves sont comptabilisés dans les animaux élevés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUEL NIVEAU DE CONTRAINTE LES ANIMAUX ONT-ILS SUBI LORS DES EXPÉRIENCES ?

5.4% des animaux ont subi une contrainte sévère, 43.3% une contrainte moyenne, 38.0% une contrainte légère, et 13.3% n’ont subi aucune contrainte.

Le degré de contrainte est mesuré selon l’échelle suivante :

  • Le degré de gravité 0 est attribué lorsqu’il y a absence de contrainte, comme les études observationnelles ou les études post-mortem.
  • Le degré de gravité 1 est attribué en cas de contrainte légère, par exemple des douleurs ou des dommages légers et de courte durée.
  • Le degré de gravité 2 est attribué en cas d’interventions et manipulations sur des animaux qui occasionnent aux animaux des douleurs, des maux ou des dommages soit de degré moyen et de courte durée, soit légers et de durée moyenne à longue, soit une anxiété moyenne de courte durée, soit une perturbation importante et de durée courte à moyenne de leur bien-être général.
  • Le degré de gravité 3 est attribué lorsque la contrainte est sévère.

On constate d’importantes différences dans la distribution des degrés de gravité entre la Faculté des sciences et la Faculté de médecine (qui comprend également dans ce rapport les sciences pharmaceutiques, rattachées à la Faculté des sciences) : en Faculté de médecine, plus d’animaux ont subi des contraintes moyennes ou graves du fait des projets visant à la compréhension de maladies humaines et utilisant des modèles animaux plus contraignants. En revanche, les recherches menées en Faculté des sciences sont principalement des recherches fondamentales qui reposent sur des expériences d’observation ou post-mortem, et donc de moindre contrainte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMENT LE NOMBRE D’ANIMAUX UTILISÉS POUR L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE A-T-IL ÉVOLUÉ AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES ?

Le nombre d’animaux utilisés pour des expériences ou élevés/importés en animalerie diminue depuis 2018. Toutefois, les données de l’année 2020 ne sont pas comparables avec celles des années précédentes en raison de la suspension par les autorités fédérales et cantonales pendant 2 mois des activités de recherche pour contrer la pandémie de COVID-19.

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMENT LE NIVEAU DE CONTRAINTE SUR LES ANIMAUX A-T-IL ÉVOLUÉ AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES ?

Le pourcentage d’animaux qui ont subi une contrainte sévère (degré 3) a augmenté en 2020, tendance déjà visible en 2019. Cela s’explique par une nouvelle classification des degrés de gravité publiée par l’OSAV fin 2018 et appliquée aux nouvelles demandes : des expériences précédemment classées en degré 2 sont désormais classées en degré 3.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Statistiques 2020.pdf

Statistiques 2019.pdf

Statistiques 2018.pdf

Statistiques 2017.pdf

 

Le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques à l’Université de Genève est déclaré chaque année aux autorités cantonales et fédérales. Les données provenant de chaque canton sont ensuite publiées sur le site de l’Office Fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV)