Prix genre

Edition 2019

30 septembre | 12:15-14:00 | remise des Prix genre

Dans la presse:

Prix Genre: quand la recherche se libère de la domination masculine. Article de Baptiste Crozat dans le journal Topo.

 

Lauréat-e-s

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Julie Bévant | Faculté des lettres| Mémoire de Master  

 Soeur Johanne de Malone et l'adaptation hagiographique wallonne : une édition partielle du manuscrit Leyde B.P.L 46 A

Dans la représentation moderne, l'auteur ou le copiste médiéval est par défaut un homme, les religieuses faisant plutôt figure de contemplatives illettrées. Il apparaît aujourd'hui que ces dernières ont dû être plus impliquées dans la composition de manuscrits que ce que le corpus textuel actuel en laisse transparaître. C'est ce que je tente de montrer dans mon travail, une édition partielle du manuscrit BPL 46A provenant du prieuré bénédictin de Saint-Victor de Huy (diocèse de Liège), recueil principalement hagiographique. Le colophon nous donne la date de 1477 et le nom de « Sœur Johanne de Malone ». J'ai émis l'hypothèse que, sans en être l'auteure, cette nonne en était la copiste et l'adaptatrice. Cet ouvrage est précieux, car c'est un des témoins avérés de l'activité intellectuelle féminine au sein d'un couvent. La région liégeoise fut un terreau culturel fertile à la fin du XVe siècle, et ce pour les femmes aussi.

 

Alexia01.jpgAlexia Bonelli | Faculté des sciences de la société | Travail de Master

Economie féministe et économie orthodoxe : entre critiques & dépassement

Bien que la critique de l’économie néoclassique semble désormais à la mode chez les économistes nobélisés, ce  travail montre que de nombreuses économistes féministes ont depuis des décennies déjà pointé ses insuffisances. En mettant en lumière les différents biais sexistes dont sont empreints tant le cadre théorique que méthodologique utilisés par l’économie mainstream, ces économistes féministes dénoncent une science qui peine à saisir les enjeux de genre au sein des phénomènes économiques, tronquant ainsi une partie de la connaissance scientifique. Reste alors à savoir s’il est pertinent ou même possible de proposer une approche économique féministe à l’aide d’un cadre théorique et épistémologique mainstream. Tout en retraçant les divers avis au sujet de cette problématique, ce travail démontre qu’une approche hétérodoxe – plus encline à saisir les tensions constitutives des rapports sociaux de genre, de race et de classe – s’avère plus adéquate à l’analyse économique pour une majorité des économistes féministes.

 

Iona D'Annunzio.jpgIona d’Annunzio | Faculté des sciences de la société | Mémoire de Bachelor

Cette maladie qui vient aux filles : l’influence du genre dans le discours médiatique sur l’anorexie et les anorexiques

Au sein de la recherche sur l’anorexie, les analyses par la perspective genre sont nombreuses, mais se focalisent systématiquement sur l’interprétation et les causes de la maladie. Des recherches se penchent également sur le rôle des médias dans le développement de l’anorexie, mais peu s’intéressent au discours médiatique sur la pathologie. Dans ce projet de recherche, le concept de genre est mobilisé afin d’étudier les mécanismes d’assignation d’une maladie au sexe féminin pour ensuite analyser comment cette assignation influence le discours médiatique. À travers une revue de la littérature et une recherche exploratoire en sociologie visuelle, de nombreux liens sont répertoriés entre l’anorexie, les femmes et le genre. L’analyse du contenu et de la forme du documentaire audiovisuel Chère anorexie révèle un assemblage de discours oraux et visuels qui forme des représentations de la maladie et des malades imprégnées par les rapports de genre.

 

Quentin Markarian_.jpgQuentin Markarian | Faculté de droit | Travail de Master

Vers un milieu d’étude et de travail inclusif et ouvert à la diversité en raison de l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre à l’Université de Genève

Le contexte universitaire peut être facteur d’exclusion et de discriminations. Pour les étudiant.e.s et membres du personnel de l’Université de Genève dont l’orientation sexuelle, l’identité et/ou l’expression de genre diffèrent de la norme dominante, il est nécessaire de garantir un environnement d’étude et de travail inclusif. D’une part, ce travail dévoile les problématiques et pratiques juridiques ayant une influence sur la situation, encore précaire, des personnes LGBT à l’UNIGE. D’autre part, ce travail souhaite consolider le cadre législatif de l’établissement pour mieux y intégrer les personnes LGBT. A ce titre, ce travail propose un panorama de mesures, dont la modification du cadre réglementaire de l’UNIGE afin d’assurer une meilleure protection contre la discrimination et le harcèlement, l’adoption d’un memento sur les droits des personnes trans* mais aussi l’amélioration de l’environnement d’étude et de travail pour les personnes LGBT par le biais de la formation et de la sensibilisation.

 

OV-photo.jpgOlivia Vernay | Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation | Mémoire de Master 

Métamorphoses des politiques de placement: étude de l’évolution des institutions de placement au prisme du genre

Cette recherche s’intéresse à la transformation des politiques de placement des mineur.e.s à Genève entre 1960 et 1980 à travers l’analyse de l’institution de La Pommière et vise à mettre en liens transformations sociales, politiques publiques et action publique. Procédant d’une démarche sociohistorique, ce mémoire s’appuie sur des données archivistiques et se fonde sur l’interactionnisme-historico-social pour les analyser. La première partie de ce travail cherche à comprendre en quoi les maisons d’éducation ont été traversées par l’évolution de ces politiques de placement et quelle a été la marge de manœuvre des acteurs sociaux et actrices sociales (les professionnel.le.s et les enfants/adolescent.e.s placé.e.s) concerné.e.s par cette situation. La deuxième partie de ce travail porte son attention sur la dimension genrée des politiques de placement, dans le contexte de Mai 68, en mettant en perspective la prise en charge des filles de La Pommière avec celle des garçons du Centre de Chevrens. >> Travail  publié dans les cahiers de la section des sciences de l’éducation.

 

P1450502 (4).jpgKara Wulf | Centre interfacultaire en Droits de l'Enfant | Mémoire de Master

Le genre à l’école primaire : le sexe des disciplines, les traitements différenciés et les stéréotypes de genre selon le point de vue des élèves

Ce travail vise à apporter un point de vue nouveau dans les études sur le genre à l’école primaire en partant du vécu des élèves eux/elles-mêmes, c’est-à-dire en les faisant participer à la recherche en tant qu’acteurs capables d’agir sur leur socialisation.  Prendre en compte la vision des élèves nous paraît essentiel dans l’optique de respecter le principe de la participation de la Convention des droits de l’enfant (1989) ainsi que pour pouvoir sensibiliser les élèves de manière adéquate à la thématique du genre.  C’est pourquoi, en se basant sur les études genre et les études en droits de l’enfant, nous tenterons de répondre à plusieurs interrogations : Selon les élèves, l’école est-elle toujours emprunte de discriminations de genre ? Comment les perçoivent-ils/elles ? Les stéréotypes de genre sont-ils toujours présents dans l’esprit des élèves ? Comment les expliquent et les interprètent-ils/elles ?

Jury 2019

Yasmina Foehr-Janssens, présidente du jury(Faculté des lettres, études genre).
Daniela Solfaroli Camillocci,
 (Faculté des lettres, études genre),   Karine Duplan (Dpt de géographie et études genres), Maryvonne Charmillot (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Sandra Citi (Faculté des sciences), Michelle Cottier (Faculté de droit), Mathilde Fontanet (Faculté de traduction et d'interprétation), Klea Faniko (Service égalité), Didier Grandjean (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Cornelia Hummel (Faculté des sciences de la société), Brigitte Mantilleri (Service égalité), Geneviève Mottet (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Matthias Studer (Faculté des sciences de la société), Valeria Wagner (Faculté des lettres).

 

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