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L'UNIGE au festival FILMAR en América Latina en collaboration avec le Latino Lab

En ligne du 20 au 29 novembre 2020

 

 
 

 

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Publications de Carine Chavarochette

Frontières et identités en terres mayas. Mexique-Guatemala XIXe-XXIe siècle, Éditions L’Harmattan, Paris, collection Recherches Amériques latines, 2011, 318 p., 20 ill. N&B, 4 cartes. http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35247

« L'État guatémaltèque et les populations mayas : stratégies d'identifications ethniques négociées chez les Chuj (1821-2011) », Critique internationale, 2013/3 (N° 60), p. 133-150. DOI : 10.3917/crii.060.0133. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02123430

 

Les populations mayas guatémaltèques. Entre violence structurelle et violence ordinaire

Intervention de Carine Chavarochette (CREDA; Paris Sorbonne nouvelle)

Depuis la conquête espagnole du XVIe siècle, le conflit - qu'il soit agraire, religieux, ethnique ou politique - est devenu une caractéristique des relations sociales des populations mayas. La violence de la Conquête ne s’est pas réalisée seulement entre la puissance occupante, les conquistadors et les populations dominées, les Indiens, mais entre les conquistadors eux-mêmes et entre les différents groupes mayas. Ainsi la colonisation espagnole a mis en place des mécanismes de violence structurels (travail obligatoire, distinction ethnique, etc.) qui perdurent (sous des formes différentes ou non) de nos jours, aux côtés d'une violence ordinaire liée aux inégalités sociales ou de genre. Néanmoins face à cette agressivité, des individus et des collectifs s'organisent depuis des siècles pour sortir de cette spirale infernale. Cette présentation reviendra sur quelques exemples emblématiques.

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Suivi du film Ixcanul de Jayro Bustamante (Guatemala, 2015)

María est promise à Ignacio, le contremaître de la plantation de café. Pour la famille, c’est l’assurance d’un logement et d’un travail pour le père. Mais pour la jeune fille, tout juste sortie de l’adolescence, cela signifierait la fin d’un rêve: celui d’aller voir au-delà du volcan. Le jeune réalisateur Jayro Bustamante est revenu sur sa terre natale filmer une histoire profondément enracinée dans les traditions mayas tout en étant radicalement d’actualité.

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