Les Chances de l’Europe (1962)Lire

« Je voudrais vous parler de l’Europe non pas comme d’une cause à défendre ou d’une patrie plus vaste à glorifier, mais comme d’une aventure décisive pour l’humanité tout entière. »

Notice

Ce recueil réunit quatre conférences prononcées à l’Université de Genève. Dans « L’aventure mondiale des Européens », l’auteur montre combien l’Europe est liée au reste du Monde, qu’elle est allée découvrir, puis dominer, en y exportant sa civilisation. La deuxième conférence identifie les « Secrets du dynamisme européen » : d’abord sa densité de peuplement, ensuite ses formes de vie sociale (les mairies et les parlements pour la vie politique, les cafés et la presse où se forme l’opinion, l’école, le marché qui occupe — avec l’église — le centre de la place…) ; enfin une commune culture, riche de diversités facteurs d’innovation. Dans « L’Europe s’unit », l’auteur montre que seule l’union dans la diversité (selon la philosophie fédéraliste) est compatible avec l’Europe ; il énumère les principaux motifs qui, historiquement, apparaissent dans les divers plans d’union depuis le Moyen Âge (paix, valeurs communes, prospérité, défense commune). Dans « Les nouvelles chances de l’Europe », il examine les éléments constitutifs de la vocation de l’Europe à l’égard du reste du monde : animer les échanges mondiaux (spirituels et matériels) ; équilibrer les créations humaines (entre technique et tradition, autorité et liberté, union et diversité, aventure et expérience…) ; défendre et illustrer le fédéralisme, en offrant au monde nouveau l’exemple réussi d’une grande Fédération. En appendice, Rougemont critique la préface de Sartre au livre de Franz Fanon, Les Damnés de la Terre, publié en 1961.