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Débouchés professionnels après les études en géographie

La géographie prépare aux métiers suivants :

  • Les métiers de l’aménagement, du développement territorial et de la gestion de l’environnement ;
  • Les métiers de l’enseignement secondaire (à condition de poursuivre ses études dans le cadre de l’IUFE);
  • Les métiers de l’international (agences de l’ONU, ONG, administration de la coopération) ;
  • La recherche, doctorale notamment.

Nous vous proposons les témoignages de géographes, dont certains anciens étudiants :

"Suite à ma licence (terminée en octobre 2004), j'ai effectué deux stages dans les domaines qui m'ont le plus intéressé durant mes études. Le premier dans un bureau spécialisé dans les problématiques environnementales, le deuxième au sein du service de l'aménagement urbain et de la mobilité de la Ville de Genève ; lors de ces stages, j'ai pu mettre en pratique les éléments théoriques appris lors de mes études et me familiariser avec la problématique des déplacements en milieu urbain. L'année suivante, j'ai repris le chemin de l'université afin de compléter ma formation par un diplôme d'études approfondies en urbanisme et aménagement du territoire, à l'Institut d'architecture de l'université de Genève. En cours de diplôme, début 2007, j'ai postulé pour une place de stage (le 3ème !) au sein du bureau d'étude Mobilidée, spécialisé dans les problématiques de mobilité. Je suis actuellement toujours au sein de cette entreprise en tant que cheffe de projet sur des mandats d'urbanisme et de plans de mobilité, ceci autant en Suisse romande qu'en France.".
Fabienne Rostan, ancienne étudiante
"Ma licence en poche (1988) j'ai eu la chance de participer à deux recherches menées dans le cadre du Département de Géographie, l'une portant sur la problématique régionale (Atlas du bassin franco-valdo-genevois, 1991), l'autre sur les processus d'instrumentalisation du savoir géographique (Géopolitique et histoire, Payot, 1994). Je me suis ensuite tourné vers la coopération au développement, travaillant pour les Nations Unies puis pour la Coopération Suisse au Tchad, au Mali et à Berne. Depuis juillet 2008 je suis directeur suppléant du bureau de la coopération suisse au Niger. Mes connaissances en sciences économiques et sociales me sont extrêmement utiles pour comprendre les sociétés où nous travaillons et identifier les dynamiques et partenaires porteurs de développement".
Yvan Pasteur, ancien étudiant
"Après avoir obtenu ma licence en 1996 puis mon diplôme en 1998, j’ai côtoyé le monde académique ainsi que celui des ONGs et de l’Administration. Alors que le géographe peine souvent à formuler les compétences acquises dans son cursus universitaire en termes d’atouts sur le marché du travail, force est de constater que, dans mes diverses expériences professionnelles, mes interlocuteurs ont toujours montré une forme de respect pour cette formation interdisciplinaire. Nommé assistant à l’université, je me suis lancé dans une thèse de doctorat soutenue en 2005. Actuellement engagé dans la recherche, je poursuis mes travaux sur la montagne comme objet politique au Massachusetts Institute of Technology (USA)".
Gilles Rudaz, ancien étudiant
"Après mes études en géographie humaine, j’ai travaillé pour une ONG Suisse, d’abord sur l’intégration des migrants et les droits des requérants d’asile, puis comme responsable du programme de développement et d’aide humanitaire au Moyen-Orient. J’ai ensuite été déléguée par la Confédération, dans le cadre du ‘Pool d’experts suisses pour la promotion civile de la paix’, pour travailler au siège de l’ONU, auprès de l’Alliance des Civilisations. Je suis chargée de promouvoir auprès des pays membres et d’autres acteurs des mesures d’intégration de migrants afin d’améliorer la compréhension et la coopération interculturelle. Les outils d’analyse interdisciplinaire de la géographie me sont utiles pour saisir la complexité des systèmes sociaux, comme par exemple l’implication des migrations sur les notions d’identités, d’appartenance et sur les représentations territoriales. C’est ce cadre logique qui me permet de proposer des actions qui engagent les sociétés à se mobiliser de façon dynamique et inclusive ".
Florence Laufer, ancienne étudiante
"Licencié en géographie et en sciences de l'environnement (2000) de l'Université de Genève, je me suis véritablement passionné pour l'interface nature-culture et ai obtenu un Master of Philosophy in Environment and Development de l'Université de Cambridge (UK). De retour en Suisse, je me suis lancé dans la recherche et ai été engagé en tant que doctorant à l'Institut Fédéral de Recherches WSL et ai obtenu un Doctorat ès Science à l'EPFL en 2005. Dans ce travail, j'ai proposé une approche sociale et environnementale (donc une vision éminemment géographique!) dans la prévention des incendies de forêts dans le contexte des changements climatiques. J'ai travaillé dès lors à l'EPFL en tant que chargé de cours (Développement durable et Nord-Sud, changements globaux) et chercheur (changement climatique). J'ai participé en tant qu'expert à un projet de recherche sur la gestion communautaire des forêts denses sèches dans le Menabe Central, à Madagascar. Parallèlement, j'ai également enseigné à l'Institut de Géographie de l'Université de Fribourg pendant deux ans (Global Environmental Change). Depuis 2009, je travaille à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) à Berne où je suis chargé de développer divers dossiers stratégiques (Risques biotiques, incendies de forêts et néobiote en forêt) au niveau fédéral et d'assurer la coordination avec l'Europe. Dans mon métier, je vis la géographie au quotidien et mets constamment en pratique les concepts et outils acquis ou développés au cours de mes études. C'est juste passionnant!".
Michael Reinhard ancien étudiant
"Titulaire d'une maturité scientifique à la sortie du collège, ayant suivi une formation professionnelle dans la production audiovisuelle à Zurich, principalement dans la vidéo, et travaillé plusieurs années au département de l'information/communication au CICR à Genève, j'ai décidé de reprendre des études universitaires à l'âge de 30 ans! Mon mémoire de licence sur "les centres commerciaux" bouclé, une recherche qui portait sur la "centralité", j'ai été engagé à la Ville de Genève comme coordinateur et organisateur de la "Semaine de la mobilité". Trois éditions et trois années durant lesquelles la mobilité a bougée autrement qu'en voiture. Depuis 2006, fort d'une bonne expérience dans la gestion de projets, de la coordination et la promotion de la mobilité douce, j'ai été engagé à la Fondation des services d'aides et de soins à domicile (FSASD) à Genève comme responsable de la mobilité. Dans mon cahier des charges, le déploiement d'un plan de mobilité pour une institution de 1'900 collaborateurs(trices) réparti(e)s dans 21 centres sur l'ensemble du canton de Genève".
Marcel Mühlestein, ancien étudiant
"Les questions de la géographie sont toujours celles avec lesquelles je suis le plus heureuse".
Joëlle Kuntz est journaliste et éditorialiste au quotidien Le Temps, auteur notamment de Terminus. Réflexions sur les frontières d'un monde globalisé (Paris, Hachette, 2004) et de L'histoire suisse en un clin d'œil (Carouge, Zoé, 2007).
"J’ai trouvé lors de mes études en géographie et en sciences économiques et sociales des outils et un cadre conceptuel permettant l’organisation de la pensée. Cette approche a favorisé une conception constructiviste de l’apprentissage, que je mets en application dans mes enseignements. J’aborde avec les étudiants les questions relatives aux relations sociales et spatiales et donne les moyens d’y apporter des réponses de complexités différentes. Les méthodes et les savoirs construits permettent d’acquérir des clés de lecture des réalités de notre environnement.".
Hyade Janzi Bernhardt, ancienne étudiante, 37 ans, enseignante au Collège de Genève. Licence en Géographie en 1998 ; DES en Histoire économique en 2000.
"Des études en géographie, de front avec un engagement dans une institution pour toxicomanes en exécution de peine ; un mémoire de licence sur la signification du désert dans la conscience occidentale, avec expérience de terrain pour satisfaire mon goût des grands espaces. Besoin de pragmatisme aussi : je m’oriente vers la recherche appliquée en géographie de la santé, planification sanitaire et médicométrie, avec le Prof. Bailly, puis me spécialise en pharmaco-économie à l’Université de Lyon. Mon intérêt marqué pour l’analyse stratégique du système et la création de nouvelles relations professionnelles avec les acteurs de la santé s’exprime aujourd’hui à la tête des affaires publiques de sanofi-aventis (suisse) sa.".
Martin Bernhardt, ancien étudiant, 49 ans, Directeur des affaires publiques, Sanofi-Aventis (suisse) sa.