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Swiss Diets

Le projet Swiss Diets : vers des régimes alimentaires sains et durables en Suisse

En Suisse comme ailleurs, les consommateurs.trices sont confronté.e.s à un nombre toujours croissant de discours, conseils, recommandations et prescriptions qui dictent quoi et comment manger. En même temps, les préoccupations autour de l'impact de notre alimentation sur la santé et l'environnement gagnent en importance. Dans ce contexte, ce projet de recherche interdisciplinaire vise à identifier les avenues possibles pour une transition vers des régimes alimentaires plus sains et plus durables en Suisse.

For a summary of results in English, please consult the brochure here - and scientific articles below.

Résultats du projet 

 

  • Sept prescriptions alimentaires dominent en Suisse, touchant à la santé humaine et dans une moindre mesure à la durabilité en termes écologiques : a) Manger comme plaisir; b) Alimentation équilibrée (Pyramide alimentaire suisse); c) Alimentation naturelle et biologique; d) Alimentation locale et saisonnière; e) Moins de viande, mais de meilleure qualité; f) Régimes végétariens et végétaliens; g) Régimes amaigrissants.

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  • Une analyse cycle de vie a permis de quantifier l’impact de divers régimes alimentaires, en lien avec les prescriptions et les régimes actuels (tirés de menuCH), la première enquête sur la nutrition en suisse).
    • Les régimes végétariens et végétaliens ont l'impact carbone le plus bas, mais dépassent tout de même la limite d’une tonne d'équivalent CO2 par an et par personne, fixée dans les Objectifs de développement durable des Nations Unies pour limiter le réchauffement climatique.
    • Les produits carnés ont l'impact environnemental le plus important, alors que la surconsommation de viande transformée, le manque de céréales complètes, de fruits, de légumes, de noix et de graines, ainsi que des diètes trop riches en sodium, ont les effets négatifs sur la santé les plus importants.
     
  • Pour changer les pratiques liés à la consommation alimentaire, trois dimensions de la vie quotidienne sont à prendre en compte : Le temps disponible pour faire les courses, cuisiner et manger. Pour les ménages qui ont des ressources financières suffisantes, le rythme du quotidien a souvent plus d’impact sur les régimes suisses que l'argent disponible. Les relations sociales entretenues autour de la nourriture — pour qui l'on cuisine, avec qui l'on mange et dans quel contexte — influencent le rôle des différentes prescriptions dans les pratiques alimentaires. Le lien fort qui unit les pratiques de mobilité quotidienne et les habitudes d'approvisionnement montrent l’importance de proposer des aliments sains et durables dans les points de transit.

 

Les résultats du projet sont synthétisés dans une brochure, à laquelle vous pouvez accéder ici. A summary of key results can also be found in this English language brochure.

 Contact: Prof. Marlyne Sahakian

 

L'équipe du projet Swiss Diets

Université de Genève, Institut de recherches sociologiques

Quantis international (Lausanne)

EPFL, Laboratory for Human Environment Relations in Urban Systems (HERUS)

Université de Lausanne, Groupe d'écologie industrielle

 Publications scientifiques

 

Projet financé par le Fonds National Suisse FNS, dans le cadre du programme de recherche PNR 69 Alimentation saine et production alimentaire durable, 2016-2019.