CONFÉRENCES    

Le soleil, source de chaleur et de lumière ; mais aussi de rayons ultraviolets agressifs. Une (sur)exposition solaire peut conduire à toutes sortes de problèmes cutanés. Comment peut-on s'en protéger, quelles sont les substances utilisées à cet effet, leur statut législatif, leurs structures et leur comportement photochimique vis-à-vis du rayonnement solaire.

Un aperçu sur un sujet brûlant qui touche tout le monde.

conférence présentée par le Dr Hans GOZENBACH
Hoffmann - La Roche

lundi 13 novembre 2000 dès 17h30 à Sciences II, Auditoire A-150



Quasiment tous les organismes vivants contiennent une horloge endogène, dite l'horloge circadienne. Cette horloge permet d'anticiper les heures du lendemain et d'ajuster ses besoins physiologiques au cycle solaire. Le mot « circadien » vient du latin (circa diem) et signifie « à peu près une journée ». La période de l'oscillateur circadien varie selon l'espèce et peut durer entre 23 et 24 heures. Par exemple, chez les souris que nous étudions dans notre laboratoire, la période est de 23.7 heures. Même si cette horloge ne peut mesurer une journée qu'approximativement, sa période ne change que de très peu pour les individus d'une souche de souris génétiquement homogène. Lorsqu'on compare les périodes déterminées pour une vingtaine d'individus d'une telle souche, l'écart-type est inférieur à un pourcent (7 minutes sur 23.7 heures).

Étant quelque peu imprécise, l'horloge circadienne doit être corrigée tous les jours par la photopériode pour que les organismes soient en accord avec le temps réel. Ceci est accompli par des photorécepteurs encore inconnus qui sont localisés dans la rétine des yeux. Les signaux de lumière sont transmis en forme de signaux électriques à deux petits groupes de cellules neuronales du cerveau, appelés les noyaux suprachiasmatiques (SCN). Ces cellules abritent l'oscillateur circadien central, qui dirige tous nos rythmes circadiens de la physiologie et du comportement.

Comment fonctionne l'oscillateur circadien au niveau moléculaire ? Les expériences génétiques et biochimiques exécutées avec plusieurs organismes suggèrent que cet oscillateur est composé de plusieurs boucles autorégulatrices d'expression génique. Ces gènes d'horloge produisent des protéines déterminant le taux de leur synthèse d'une façon négative ou positive. Chez nous, ainsi que chez les autres mammifères, les deux facteurs de transcription Clock et Bmal1 activent l'expression des gènes Per et Cry. En conséquence, ces derniers produisent les protéines PER et CRY, qui, une fois dépassant une concentration critique, annulent l'effet positif de Clock et Bmal1. La synthèse de PER et CRY diminue, et, ayant une stabilité limitée dans la cellules, la concentration de ces protéines tombe en-dessous de la concentration critique requise pour réprimer l'activité de Clock et Cry. Un nouveau cycle d'accumulation de PER et CRY (d'à peu près 24 heures) peut donc commencer.

Nous avons récemment découvert que de telles horloges moléculaires n'existent pas seulement dans le noyau suprachiasmatique (SCN) du cerveau, mais dans quasiment toutes les cellules du corps et mêmes dans les cellules cultivées in vitro. La phase de ces horloges « périphériques » est ajustée chaque jour par des signaux chimiques émanant du SCN. Nos expériences indiquent que les fonctions principales des horloges périphériques sont l'anticipation de la prise de nourriture et l'adaptation de l'expression de certains gènes au métabolisme et à la détoxification des substances absorbées. En fait, si les souris (qui mangent normalement pendant la nuit) sont nourries seulement durant la journée pendant une semaine ou plus, toutes leurs horloges périphériques changent leurs phases et deviennent ainsi complètement découplées de l'horloge du cerveau. Dans cette présentation, je discuterai des mécanismes possibles qui pourraient être impliqués dans la remise à l'heure des oscillateurs moléculaires dans le cerveau et les organes périphériques.

conférence présentée par le Prof. Ueli SCHIBLER
Département de Biologie Moléculaire, Université de Genève

lundi 15 janvier 2001 dès 17h30 à Sciences II, Auditoire A-150
 



La pyrotechnie est un art qui fait appel à diverses branches scientifiques.

Le Dr Bernardy se propose d'aborder ces problèmes avec les yeux du chimiste.

Sa présentation s'articulera autour des trois axes suivants :

  1. Depuis le connu quantifiable jusqu'à l'inconnu mystérieux
  2. L'évolution du métier
  3. Le marché du "spectacle" est-il plus attrayant pour les professionnels.

conférence présentée par le Dr Claude BERNADY
Evian, France

lundi 19 mars 2001 dès 17h30 à Sciences II, Auditoire A-150
 



The size of macromolecular structures that can be solved by NMR has been dramatically increased over the last few years. Major technological advances contributing to this progress were the advent of multidimensional (3- and 4D) methods combined with heteronuclear spectroscopy as well as ever higher field magnets. In addition, the accuracy with which NMR structures can be determined has improved considerably. On the one hand this is a direct result of higher sensitivity, yielding more structural restraints, but also improved refinement techniques were developed. The latter include refinement against coupling constants and chemical shifts as well as the use of a conformational database potential. More recently, methods have been developed to obtain structural restraints that characterize long range order. In particular, heteronuclear T1/T2 ratios, which provide a direct measure for the angle between the bond vector and the axis of the diffusion tensor, and residual dipolar couplings, which allow the determination of the relative orientation of the internuclear vector with respect to the molecule's alignment tensor are used for improving NMR structures.

Combining all of the above methodology it is possible to determine high resolution structures of proteins and complexes of considerable molecular weight. Examples of such large systems are the structures of the enzyme I and its complex with HPr. In addition, structures of complexes between GATA transcription factors and their target sites will be presented and discussed. In this case, structural details, that are important for understanding specificity, will be highlighted. Such details cannot be obtained from the overall fold, but need to be extracted from very highly refined structures.

conférence présentée par la Dr Angela M. GRONENBORN
National Institutes of Health, Bethesda (Maryland), USA

lundi 2 avril 2001 dès 17h30 à Sciences II, Auditoire A-150
 



API-MS is a well established technique that has become popular for the analysis of large molecules although it can be equally well applied to small molecules.  In our laboratory we have developed an API interface capable of the simultaneous and quantitative analysis of up to 20 volatiles (MW 40 to 250Da) in the gas phase at concentrations around 10 ppbv.  The challenges involved in setting up the interface will be presented along with applications of the technique for the study of food flavour.  Originally the interface was designed to monitor the concentrations of volatiles in expired air from the noses of people eating food.  The traces show the breath by breath concentrations with time and are being used in studies to correlate flavour perception with the chemicals present in a food.  However, with a rapid analytical technique, it is possible to collect large amounts of high quality data and study systems as diverse as volatile partitioning in the presence of solutes or flavour release from tomatoes stored under different conditions post harvest.  Examples of these applications will be presented.

conférence présentée par le Prof. Andrew TAYLOR
University of Nottingham, UK

lundi 23 avril 2001 dès 17h30 à Sciences II, Auditoire A-150
 



La Nature nous offre une source inépuisable de médicaments. De nos jours, près de 70 % des têtes de séries pharmacologiques sont constitués par des produits d'origine naturelle : des exemples seront donnés.

Nos contributions à la thérapeutique seront évoquées. La découverte de deux médicaments antitumoraux diffusés dans le Monde entier : la NAVELBINE, développée avec nos collègues des Laboratoires Pierre Fabre; le TAXOTÈRE, développé avec nos collègues des Laboratoires Rhône-Poulenc Rorer. Deux belles réussites à l'actif d'une coopération laboratoires publics-laboratoires industriels, privés exemplaire.

Nos recherches ont également porté sur le diabète, notamment le diabète de type II (ou non insulino-dépendant). Elles nous ont permis d'éclaircir certains aspects de cette maladie qui touche près de deux cents millions de personnes dans le Monde et autant qui s'ignorent !

conférence présentée par le Prof. Pierre POTIER
Institut de Chimie des Substances Naturelles du CNRS, Gif-sur-Yvette, France

lundi 14 mai 2001 dès 17h30 à Sciences II, Auditoire A-150
 



Les brevets d'invention et les parfums

conférence présentée par
Maria SALVATERRA-GARCIA, Pauline BAUMGARTNER et Riccardo CARINA
Firmenich SA, Genève, Suisse

lundi 11 juin 2001 dès 17h30 à Sciences II, Auditoire A-150