| Rappel méthodologique concernant la critique textuelle.
Le texte biblique nous est parvenu sous la forme de nombreux manuscrits,
plus ou moins anciens et de qualité variable. Ces manuscrits peuvent
comporter des erreurs de copie ou des variantes différentes du texte,
qui peuvent aller d'un mot à un verset entier, voire à une
section entière du texte. Avant de commencer l'exégèse
d'un récit biblique, il est donc important d'établir le texte
sur lequel nous allons travailler.
La critique textuelle est la méthode qui analyse les différentes
variantes que l'on peut trouver dans les manuscrits, dans le but de retrouver
le texte qui s'approche le plus de la version originale.
Comme vous avez pu le constater, l'apparat-critique de la BHS, dans le
cas des versets qui nous intéresse, ne nous indique qu'une seule
information : le dernier mot du v. 14 a pu être ajouté. Mais
cette variante n'est attestée dans aucun manuscrit, il ne s'agit
que d'une supposition de la part de l'éditeur.
Par contre, l'apparat-critique de la BHK mentionne deux lieux variants
qui n'ont pas été repris par la BHS :
-
Au v. 13, le texte grec de la LXX ajoute, au début de la parole
de YHWH : "Ne crains pas, je suis le Seigneur...".
-
Au v. 22, la LXX ajoute, au sujet de la pierre érigée par
Jacob : "Cette pierre sera pour moi une maison de Dieu".
Ces deux observations ont souvent été négligées
par les exégètes. Mais nous verrons par la suite qu'elles
méritent peut-être d'être prises en considération. |