L’Europe en jeu (1948)Lire

« L’Europe est menacée, l’Europe est divisée, et la plus grave menace vient de ses divisions. »

Notice

Cet ouvrage rassemble quelques-uns des discours représentatifs des débuts de l’engagement européen de Denis de Rougemont après la guerre. Dans « Les maladies de l’Europe » (conférence donnée lors des premières Rencontres internationales de Genève en 1946), il montre combien le Vieux Continent, miné par la passion nationaliste, risque de se voir submergé par les États-Unis et l’URSS, et de n’être plus en mesure de défendre une certaine « idée de l’homme », de la personne, dont Rougemont prétend que l’Europe a été le berceau culturel. « L’attitude fédéraliste » (discours prononcé au premier Congrès de l’Union européenne des fédéralistes à Montreux en 1947) énumère ensuite, sur la base d’exemples historiques empruntés essentiellement à la Suisse, ce que l’auteur identifie comme étant les « principes directeurs » du fédéralisme. « L’Aventure du xxe siècle » reprend enfin une conférence prononcée à La Sorbonne en 1948, deux semaines avant le Congrès de La Haye (dont le rapport et la résolution culturelle, ainsi que la déclaration finale — le Message aux Européens — figurent en annexe de l’ouvrage) : l’auteur y affirme que seule la Fédération répond à la fois aux besoins de l’Europe et aux conditions du siècle. Il conclut : « Ce n’est qu’en surmontant nos divisions que nous sauverons notre diversité. »
 

Bibliographie

  • Mary Jo Deering, Denis de Rougemont, l’Européen, Fondation Jean Monnet pour l’Europe, Centre de recherches européennes, Lausanne, 1991.
  • Nicolas Stenger, Denis de Rougemont. Les intellectuels et l’Europe au xxe siècle, Rennes, PUR, 2015, chap. ii à v.