La Cathédrale
Coralie Leuthold
Comme un gisant en son repos de pierre,
Aux traits sereins, au destin oublié,
Dresse parmi les entrelacs du lierre
Deux mains unies, aux poignets déliés ;
Comme une mère enchevêtre ses doigts,
Cierges noueux sur son visage gris,
Offrant au ciel la ferveur de sa foi
Pour son enfant que la fièvre amaigrit ;
Comme un mendiant joignant soudain ses mains,
Flèches jaillies hors du manteau de fange,
Pour la grâce d’un quignon de vieux pain
Vers le passant que ce geste dérange ;
Ainsi le Fier par hasard démuni,
Paumes scellées, met ses genoux à terre ;
Une humble foule à ses côtés s’unit
Et sans un mot le salue comme un frère.

Photo : ©magwood_photography
En vers et en prose
Autour du motif de la main, une expérimentation poétique - en vers métrique ou en vers libre. Se plonger, à travers les mots, dans le secret des paumes et les méandres des doigts...
Manustère
Ibrahim Abloua
Les mains de mon père
Piero Camacho
Mélodie / Tornade / Applaudissement
Chiara Glorioso
Les Mains des Moires
Anaïs Kovacs
La Cathédrale
Coralie Leuthold
À poings fermés
Léa Pfister
Artistiquement main
Rotsy Rasohaga
À portée de main
Morgane Sancosme
Main tendue
Élise Vonäsch
