Étude zoogĂ©ographique de quelques dĂ©pĂŽts coquilliers quaternaires du Seeland et des environs (1913) a

On sait toute l’importance que prend la connaissance des formations quaternaires pour l’étude de la faune actuelle, en particulier pour celle des mollusques, dont les coquilles jouissent d’une conservation excellente. Cette connaissance est nĂ©cessaire Ă  qui s’occupe de la faune abyssale des lacs suisses, laquelle dĂ©rive sans doute des premiers peuplements postglaciaires de nos contrĂ©es. Ayant eu l’occasion de faire des recherches sur les mollusques profonds du LĂ©man et du lac de NeuchĂątel, j’ai jugĂ© utile, comme complĂ©ment d’information, de visiter un certain nombre de gisements coquilliers — tous assez rĂ©cents — du Grand Marais et des environs. Je donne ici le premier rĂ©sultat de cette enquĂȘte, c’est-Ă -dire l’analyse de 40 dĂ©pĂŽts. Comme l’indique le titre, ce travail n’a qu’un but zoologique, sans prĂ©tention gĂ©ologique.

Qu’on me permette enfin de remercier bien sincĂšrement M. le Prof. Th. Studer, de Berne, pour l’intĂ©rĂȘt qu’il a tĂ©moignĂ© Ă  cette publication.

A. Partie faunistique

I. Classification des dépÎts

En se basant sur la constitution faunistique des gisements du Seeland, on peut les subdiviser en six variétés :

I. DĂ©pĂŽts purement terrestres. — Ces sortes de formations sont assez rares, car en gĂ©nĂ©ral de nombreuses causes empĂȘchent les coquilles mortes de sĂ©journer sur place, en attendant d’ĂȘtre recouvertes et fossilisĂ©es. La plupart des espĂšces terrestres ne se retrouvent que dans les dĂ©pĂŽts d’alluvions ou dans les accumulations Ă©oliennes.

Cependant, des gisements purement terrestres se forment quelquefois par des recouvrements successifs qui enchĂąssent les coquillages en les solidifiant ou plus rarement en les Ă©crasant peu Ă  peu. Habituellement ces formations sont de simples amas de terre brune, serrĂ©e et endurcie, situĂ©s directement sous la couche vĂ©gĂ©tale ; on trouve Ă©galement cette disposition dans des nappes d’argile grise. Le plus souvent ces dĂ©pĂŽts sont trĂšs rĂ©cents ; ils sont suffisamment reconnaissables Ă  leur faune purement terrestre, avec ou sans Succinea oblonga.

II. DĂ©pĂŽts purement lacustres. — Il est Ă©galement rare de retrouver des formations de ce genre, sans qu’il y ait alluvionnement, et partant mĂ©lange avec une foule d’espĂšces terrestres charriĂ©es par les eaux. Il arrive cependant d’en rencontrer dans les plaines de la Broie, reprĂ©sentants d’anciens endroits trĂšs calmes du lac. Cette tranquillitĂ© des eaux a permis aux limons et sables de recouvrir tels quels les mollusques morts dĂ©posĂ©s sur le fond. Cela est prouvĂ© par la faune qui est composĂ©e de formes fuyant les stations agitĂ©es par les vents : certaines variĂ©tĂ©s d’Anodontes, de LimnĂ©es et de Pisidium. Mais ce fait n’est pas toujours rigoureux.

GĂ©nĂ©ralement le gisement coquillier est situĂ© assez profondĂ©ment dans le sol, surmontĂ© d’une couche plus rĂ©cente qui est elle-mĂȘme recouverte de terre vĂ©gĂ©tale. La constitution gĂ©ologique du dĂ©pĂŽt est peu variĂ©e : grĂšs argileux jaune ou gris, limon argilo-sableux ou plus rarement sable pur et fin.

III. DĂ©pĂŽts d’alluvions lacustres. — Ces formations sont, avec les dĂ©pĂŽts mixtes, les plus frĂ©quentes au Seeland. Il est naturel, en effet, que l’ancien lac recouvrant naguĂšre ces contrĂ©es ait laissĂ© un peu partout des traces de ses rivages. LĂ  Ă©taient charriĂ©es d’innombrables quantitĂ©s de coquillages provenant soit du lac lui-mĂȘme, soit des marĂ©cages d’alentour, soit des rives, soit enfin des alluvions fluviatiles. Ces rĂ©unions sont par consĂ©quent fort riches, distribuant, au hasard des flots, toutes les espĂšces vivant dans les environs, tant aquatiques que terrestres.

La formation de ces gisements ainsi que leur composition gĂ©ologique sont des plus variables. Il arrive que ce soient des accumulations de sables plus ou moins fins ou trĂšs caillouteux, purs ou mĂȘlĂ©s de terre ; le sable peut faire dĂ©faut, remplacĂ© par des limons argileux ou des grĂšs de mĂȘme nature. La couche coquilliĂšre peut se trouver directement sous la terre vĂ©gĂ©tale, ou sous un strate intermĂ©diaire. Il n’y a pas d’espĂšces caractĂ©ristiques Ă  ces sortes de dĂ©pĂŽts.

IV. DĂ©pĂŽts palustres. — Ce type est assez frĂ©quent, produit par l’enlisement successif du fond des marĂ©cages. Les espĂšces palustres — LimnĂŠa palustris, diffĂ©rents Planorbis, Sphaerium, etc. — sont ainsi fort bien conservĂ©es, enchĂąssĂ©es dans un limon durci, gĂ©nĂ©ralement noirĂątre, peu solide. Habituellement la couche coquilliĂšre est directement situĂ©e sous la terre vĂ©gĂ©tale, du terreau dans le cas particulier. Les coquilles sont mises Ă  jour soit par le creusement de canaux ou par d’autres travaux, soit par le moyen plus naturel des taupiniĂšres. Ces derniĂšres contiennent toujours, dans les contrĂ©es de la Thielle et de la Broie, une grande quantitĂ© de petites espĂšces — Pisidium et autres — difficiles Ă  trouver ailleurs.

Il faut ajouter qu’on constate trĂšs souvent une Ă©volution dans une mĂȘme formation : les couches profondes et anciennes sont riches en espĂšces purement lacustres qui disparaissent ensuite pour laisser place dans la rĂ©gion supĂ©rieure Ă  une faune palustre. Ce phĂ©nomĂšne se reproduit du reste actuellement encore dans nos mares voisines du lac, Ă  Cudrefin, Colombier, etc., qui contiennent des traces de leur ancien Ă©tat lacustre, mais dont la population a cependant Ă©voluĂ©.

V. DĂ©pĂŽts Ă©oliens. — Ces curieuses formations ont une faune hĂ©tĂ©rogĂšne au plus haut degrĂ©. Les vents ont charriĂ© avec les sables, qui forment pour la plus grande partie ces sortes de gisements, une quantitĂ© de coquillages, soit dĂ©jĂ  dĂ©posĂ©s sur les grĂšves par les eaux, soit terrestres, ce qui produit des assemblages sans ordre aucun.

Le type le plus frĂ©quent des dĂ©pĂŽts Ă©oliens est la dune du Grand Marais. S’étendant sur une vingtaine de mĂštres de largeur, cette formation prĂ©sente des couches successives de sable, trĂšs faiblement inclinĂ©es du cĂŽtĂ© oriental et s’abaissant brusquement depuis leur sommet. Les collines ainsi formĂ©es ont parfois jusqu’à 10 m de hauteur et sont actuellement recouvertes d’une Ă©paisse vĂ©gĂ©tation de pins, de bouleaux, etc. Les mollusques y sont rĂ©partis au hasard, aussi frĂ©quents dans les couches ascendantes que dans la rĂ©gion d’éboulements successifs.

VI. DĂ©pĂŽts mixtes. — Une catĂ©gorie s’impose dans le but de rassembler les dĂ©pĂŽts qui ne peuvent rentrer dans aucune des prĂ©cĂ©dentes, par le fait mĂȘme qu’ils prĂ©sentent des caractĂšres communs Ă  plusieurs des types ordinaires. Nous les appellerons donc dĂ©pĂŽts mixtes. Il y aura naturellement sous cette rubrique une grande bigarrure, dont on ne saurait trop que faire sans cela.

De semblables caractĂšres proviennent de l’évolution du milieu ambiant dans lequel a Ă©tĂ© formĂ© le gisement en question. D’abord lacustre tel endroit aura passĂ© ensuite Ă  l’état palustre, puis le lac aura repris par intermittence une certaine Ă©tendue. AprĂšs ces premiers changements, le marais se sera dessĂ©chĂ© pour laisser place Ă  une faune terrestre, sylvicole ou mĂȘme xĂ©rothermique. Mais le marais lui-mĂȘme pouvant encore occuper par intervalle cette station, on comprend quelle sera la complication d’une semblable formation. Il est vrai que cet exemple est la synthĂšse de ce qu’on rencontre dans la pratique, et que chaque dĂ©pĂŽt ne prĂ©sente en gĂ©nĂ©ral qu’une ou deux de ces transformations.

II. Étude des dĂ©pĂŽts

DépÎt I. ChiÚtres (Kerzers)

Ce gisement coquillier situé à 300 m de ChiÚtres, à droite de la route, est constitué par des terreaux. Les espÚces sont mises à jour soit par le creusement des canaux, soit surtout par des taupiniÚres trÚs abondantes.

a. = assez commun. c. = commun. r. = rare.

  • Vitrina pellucida, r.
  • Agriolimax agrestis, r.
  • Hyalina radiatula, a. c.
  • Zonitoides nitidus, c.
  • Crystallus eburneus, c.
  • Punctum pygmaeum, a. c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Arianta arbustorum, c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Cochlicopa lubrica, c. c.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Pupilla muscorum, c.
  • Succinea putris, c.
  • Succinea Pfeifferi, a. c.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • Carychium minimum, a. r.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa ovata, a. c.
  • LimnĂŠa peregra, a. r.
  • LimnĂŠa palustris, c. c.
  • LimnĂŠa flavida, a. c.
  • LimnĂŠa Romyana, a. c.
  • LimnĂŠa truncatula, c.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa, c.
  • Physa hypnorum, r.
  • Planorbis marginatus, c.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Planorbis contortus, c.
  • Planorbis glaber, r.
  • Planorbis complanatus, r.
  • Valvata piscinalis, c. c.
  • Bythinia tentaculata, c.

Une partie de ce dépÎt mixte est trÚs récente, comme le témoignent les espÚces terrestres (1-14 et 18) ainsi que les Succinées. Quant aux mollusques aquatiques, qui sont plus anciens, il convient de distinguer ceux qui caractérisent les dépÎts palustres (L. ovata dont la forme est ici significative, L. peregra, L. palustris, Pl. hypnorum et sans doute Pl. complanatus) et ceux dont le faciÚs est purement lacustre (L. flavida, Romyana et la forme de la Valv. piscinalis qui est trÚs voisine de V. antiqua). Le reste des formes a sans doute appartenu aux deux formations successives, lacustre et palustre.

II. ChiĂštres-Montmier

Petite formation argileuse situĂ©e en plein marais, entre ChiĂštres (Kerzers) et le village de Montmier (MĂŒntschemier), Ă  droite de la route, 400 m de ce dernier village. Elle est rĂ©cente :

  • Xerophila ericetorum, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa, a. c
  • Carychium minimum, r.

III. Montmier (MĂŒntschemier)

Fig.5. (Légende)

Formation Ă©olienne, situĂ©e Ă  50 m Ă  l’est du village, argilo-sableuse, adossĂ©e Ă  des couches de cailloux et de sable. TrĂšs pauvre en espĂšces et en exemplaires.

  • Vallonia pulchella, a. c.
  • Xerophila ericetorum, c.
  • Xerophila candidula, a. r.

IV. Montmier-Anet (MĂŒntschemier-Ins)

TrĂšs pauvre en mollusques et trĂšs rĂ©cent. C’est une formation argileuse entre Montmier et Anet, sur un petit plateau, Ă  1 km d’Anet, au sud de la route, oĂč vivent encore actuellement la plupart des mĂȘmes espĂšces :

  • Vallonia pulchella, c.
  • Fruticicola sericea, a. c.
  • Chilotrema lapicida, a. r.
  • Arianta arbustorum, c.
  • Helix pomatia, c. c.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Succinea oblonga, c.

V. Anet (Ins)

TranchĂ©e ouverte au bord de la route, Ă  une centaine de mĂštres d’Anet, Ă  droite de la route de Champion. C’est une formation de terre brune durcie, sans doute assez ancienne et purement terrestre :

  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Hyalina nitidula (type), a. r.
  • Pyramidula rupestris, a. r.
  • Patula rotundata, a. c.
  • Vallonia pulchella, c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Fruticicola corneola, a. c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa, r.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea hortensis, r.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Cochlicopa minima, c.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Pupa frumentum, a. c.
  • Pupilla triplicata, a. r.
  • Pupilla muscorum, c.
  • Pupilla elongata, a. c.
  • Pupilla pratensis, a. r.
  • Chondrula quadridens, c.
  • Clausilia laminata, r.

VI. Anet-BretiĂšge (BrĂŒttelen)

Petit dĂ©pĂŽt de grĂšs, de peu d’importance, rĂ©cent et pauvre :

  • Fruticicola sericea, r.
  • Xerophila candidula, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, a. r.
  • Caecilianella acicula, r.
  • Succinea oblonga, r.

VII. Anet-Champion (Ins-Gampelen)

DĂ©pĂŽt argileux situĂ© entre Champion et Anet, sur le chemin de Champion Ă  Tschugg, sur les flancs du Jolimont, 200 m avant le village de Champion. Purement terrestre, il doit ĂȘtre assez ancien par la profondeur Ă  laquelle il est au-dessous de la surface :

  • Hyalina nitidula, a. c.
  • Hyalina nitens, a. r.
  • Hyalina pura, a. r.
  • Vallonia pulchella, c.
  • Vallonia helvetica, a. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Helix pomatia, c. c.
  • Tachea nemoralis, c. c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa, a. c.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Buliminus obscurus, r.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Succinea oblonga, r.
  • Ericia elegans, a. r.

VIII. Vully

À mi-flanc de la montagne, dans une formation d’argiles grises et jaunes :

  • Vallonia pulchella, c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Buliminus detritus, a. c.
  • Cochlicopa lubrica, c. c.
  • Chondrula tridens, a. c.
  • Chondrula quadridens, r.

IX. Plaine de la Broie

Dans les terreaux de toute la rĂ©gion s’étendant depuis le pied du Vully jusqu’au canal de la Broie, de la Sauge jusque prĂšs du lac de Morat. Par-ci par-lĂ  se trouvent des formations d’argiles grises qui portent les mĂȘmes gisements coquilliers :

  • Agriolimax agrestis, r.
  • Zonitoides nitidus, a. c.
  • Eulota fruticum, a. c.
  • Vallonia pulchella, a. c.
  • Fruticicola sericea, a. c.
  • Fruticicola plebeia, a. r.
  • Fruticicola hispida, a. r.
  • Arianta arbustorum, a. c.
  • Tachea nemoralis, a. c.
  • Helix pomatia, a. c.
  • Xerophila candidula, a. r.
  • Xerophila ericetorum, r.
  • Buliminus obscurus, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, a. c.
  • Succinea putris, c.
  • Succinea Pfeifferi, c.
  • Succinea oblonga, a. c.
  • Succinea humilis, a. r.
  • LimnĂŠa stagnalis, c. c.
  • LimnĂŠa turgida, c.
  • LimnĂŠa lacustris, a. c.
  • LimnĂŠa ampla, a. c.
  • LimnĂŠa contracta, c.
  • LimnĂŠa albescens, a. c.
  • LimnĂŠa Moratensis, c.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa corvus, c. c.
  • LimnĂŠa turricula, a. c.
  • LimĂŠa truncatula, a. c.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Planorbis albus, c.
  • Planorbis stelmachaetius, r.
  • Planorbis glaber, a. r.
  • Valvata piscinalis, a. r.
  • Valvata antiqua, c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Unio consentaneus, c. c.
  • Unio Droueti, c.
  • Unio elongatus, c.
  • Unio dilatatus, c.
  • Unio sinuatus, c.
  • Unio tumidus, a. c.
  • Unio subtypicus, a. r.
  • Anodonta cellensis, c.
  • Anodonta fragilissima, a. c.
  • Anodonta piscinalis, a. c.
  • Anodonta lacustrina, a. c.
  • Anodonta Charpentieri, c.
  • Pisidium amnicum, c. c.
  • Pisidium elongatum, c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium inappendiculatum, r.
  • Pisidium pusillum, a. r.
  • Pisidium fossarinum, a. c.
  • Pisidium nitidum, a. r.

X. La Sauge

Terreaux sur la rive droite de la Broie, à 100 m du canal :

  • Zonitoides nitidus, a. r.
  • Patula rotundata, r.
  • Tachea nemoralis, a. c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Vallonia costata, a. r.
  • Xerophila candidula, c.
  • Succinea Pfeifferi, c.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa corvus, c. c.
  • LimnĂŠa curta, a. c.
  • LimnĂŠa flavida, a. r.
  • LimnĂŠa Romyana, a. c.
  • LimnĂŠa truncatula, c.
  • LimnĂŠa oblonga, a. c.
  • LimnĂŠa ventricosa, a. c.
  • Valvata antiqua, c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Unio consentaneus, c.
  • Pisidium amnicum, c. c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium fossarinum, a. r.
  • Pisidium pusillum, c.
  • Pisidium nitidum, c. c.

XI. La Sauge-Cudrefin

DĂ©pĂŽt sableux situĂ© Ă  quelque distance de la Sauge, Ă  gauche de la route de Cudrefin, Ă  la lisiĂšre de la forĂȘt :

  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Punctum pygmaeum, r.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Vallonia petricola, c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Cochlicopa lubrica, c. c.
  • Pupilla muscorum, c. c.
  • Isthmia muscorum, a. r.
  • Succinea Pfeifferi, a. c.
  • Succinea oblonga, c.
  • LimnĂŠa stagnali, c.
  • LimnĂŠa ampla, a. r.
  • LimnĂŠa lacustrina, r.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa Romyana, a. c.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa nov. var., r.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis Crosseanus, a. c.
  • Planorbis stelmachaetius, r.
  • Planorbis contortus, c.
  • Planorbis rotundatus, c.
  • Valvata piscinalis, c.
  • Valvata antiqua, a. c.
  • Valvata pulchella, a. c.
  • Valvata cristata, c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia f. productissima, r.
  • Unio consentaneus, c. c.
  • Unio tumidus, c.
  • Pisidium amnicum, c.
  • Pisidium Henslowianum, a. c.
  • Pisidium nitidum, c.
  • Pisidium fossarinum, a. c.
  • Pisidium pusillum, c.

XII. La Sauge-Witzwil

DépÎt mixte de grÚs argileux gris, plus ou moins sableux, trÚs récent par sa situation prÚs du lac et prÚs de la surface du sol. Situé à 200 m du canal au sud du chemin des établissements de Witzwil :

  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa, r.
  • Tachea nemoralis, a. c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa corvus, c. c.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis contortus, c.
  • Valvata antiqua, c. c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Anodonta Charpentieri, a. c.
  • Unio consentaneus, c. c.
  • Sphaerium Draparnaldi, a. r.
  • Pisidium amnicum, c. c. (jusqu’à 13 mm de long.)
  • Pisidium nitidum, a. c.
  • Pisidium pusillum, a. c.
  • Pisidium obtusale, r.

XIII. Witzwil

DĂ©pĂŽt argileux, assez rĂ©cent, situĂ© entre l’établissement de Witzwil et le lac :

  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa, a. r.
  • Xerophila carthusiana, a. r.
  • Vallonia pulchella, c.
  • Arianta arbustorum, c. c.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c. c.
  • LimnĂŠa lacustris, c. c.
  • LimnĂŠa ampla, a. c.
  • LimnĂŠa contracta, a. c.
  • Planorbis marginatus, c.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Planorbis albus, c.
  • Valvata antiqua, c. c.
  • Bythinia tentaculata, c.
  • Unio consentaneus, a. r.
  • Pisidium amnicum, c.
  • Pisidium nitidum, a. r.

XIV. Witzwil

DépÎt éolien caractéristique, dans de grandes dunes de sable situées au kilomÚtre des établissements de Witzwil, dans la direction du Pont-de-Thielle :

  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Zonitoides nitidus, r.
  • Euconulus fulvus, r.
  • Patula rotundata, a. r.
  • Patula omalisma, a. c.
  • Vallonia pulchella, a. c.
  • Vallonia petricola, a. c.
  • Helicodonta obvoluta, a. c.
  • Fruticicola plebeia, a. r.
  • Fruticicola rufescens, r.
  • Xerophila candidula, a. r.
  • Xerophila ericetorum, a. r.
  • Xerophila Tardyi, a. c.
  • Buliminus obscurus, a. r.
  • Chondrula quadridens, r.
  • Cochlicopa lubrica, r. r.
  • Cochlicopa minor, a. r.
  • Cochlicopa minima, a. r.
  • Pupa secale, r.
  • Pupilla triplicata, a. r.
  • Pupilla muscorum, a, c.
  • Pupilla pratensis, a. r.
  • Pupilla elongata, a. c.
  • Sphyradium edentulum, 1 fragm.
  • Vertigo antivergo, 1 ex.
  • Clausilia laminata, a. r.
  • Clausilia cruciata, r.
  • Clausilia dubia, r.
  • Clausilia parvula, a. c.
  • Clausilia plicatula, a. r.
  • Clausilia ventricosa, a. c.
  • Clausilia subcruda, r.
  • Succinea Pfeifferi, a. r.
  • LimnĂŠa stagnalis, a. c.
  • LimnĂŠa producta, a. c.
  • LimnĂŠa intermedia, a. c.
  • LimnĂŠa lacustris, c.
  • LimnĂŠa contracta, a. c.
  • LimnĂŠa albescens, a. r.
  • LimnĂŠa lacustrina, a. r.
  • LimnĂŠa mucronata, a. r.
  • LimnĂŠa Moratensis, a. r.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa corvus, c.
  • LimnĂŠa flavida, a. c.
  • LimnĂŠa Romyana, a. c.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa, nov. var. a. c.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis rotundatus, a. c.
  • Planorbis Blasiensis nov. var., a. r.
  • Planorbis contortus, c.
  • Planorbis Crosseanus, a. c.
  • Planorbis stelmachaetius, a. c.
  • Planorbis deformis, r. r.
  • Bythinia tentaculata, a. c.
  • Bythinia decipiens, a. c.
  • Bythinia producta, c.
  • Bythinia ventricosa, a. r.
  • Valvata piscinalis, a. r.
  • Valvata antiqua, c. c.
  • Valvata cristata, a. c.
  • Ericia elegans, r.
  • Pomatias septemspirale, a. r.
  • Anodonta spec., un fragment.
  • Sphaerium corneum, a. c.
  • Sphaerium Draparnaldi, a. c.
  • Pisidium amnicum, c. c.
  • Pisidium elongatum, c. c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium nitidum, c.
  • Pisidium fossarinum, a. r.
  • Pisidium pusillum, c.
  • Pisidium obtusale, a. r.

Remarquons dans ce curieux gisement Ă©olien l’absence de coquilles trop fragiles (Vitrina) ou trop grandes (Anodonta, Unio) ainsi que la raretĂ© des SuccinĂ©es. Un certain nombre de formes sont intĂ©ressantes par leur raretĂ© actuellement, ainsi le Planorbis deformis trouvĂ© lĂ  sous un aspect bien typique, dernier tour de spire et carĂšne ; cette derniĂšre est mĂȘme trĂšs dĂ©veloppĂ©e et aiguĂ«.

XV. Champion-Witzwil (Gampelen-Witzwil)

DĂ©pĂŽt situĂ© un peu plus d’un kilomĂštre du prĂ©cĂ©dent, formĂ© Ă©galement par une dune de sable trĂšs fin, d’un type semblable. (Hauteur : 2 Ă  3 m)

  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Zonitoides nitidus, a. c.
  • Punctum pygmaeum, a. r.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Vallonia petricola, a. c.
  • Tachea nemoralis, a. r.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Xerophila Tardyi, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, a. r.
  • Cochlicopa minima, c.
  • Pupilla muscorum, a. c.
  • Vertigo pusilla, r.
  • Isthmia muscorum, c.
  • Valvata piscinalis, r.
  • Valvata antiqua, c. c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Pisidium fossarinum, a. r.
  • Pisidium pusillum, a, c.
  • Pisidium nitidum, a. c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium amnicum, c. c.

XVI. PrĂšs Champion (Gampelen)

Excellent type de dĂ©pĂŽt d’alluvion, sableux, situĂ© (Ă  3 km.) en plein Grand-Marais, en face de Champion, prĂšs du chemin de l’Infini.

  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Crystallus crystallinus, a. c.
  • Patula rotundata, a. r.
  • Patula omalisma, a. c.
  • Vallonia pulchella, a. r.
  • Eulota fruticum, a. c.
  • Fruticicola hispida (type), r.
  • Fruticicola rufescens, 1 ex.
  • Fruticicola sericea, a. r.
  • Tachea nemoralis, a. r.
  • Helix pomatia, a. r.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Xerophila candidula, a. c.
  • Cochlicopa lubrica, a. r.
  • Cochlicopa minima, a. c.
  • Buliminus obscurus, a. r.
  • Chondrula tridens, 2 ex.
  • Pupilla muscorum, a. c.
  • Pupilla triplicata, a. r.
  • Vertigo antivergo, r.
  • Vertigo pygmĂŠa, r.
  • Vertigo pusilla, r.
  • Vertigo Godetiana nov. var. r.
  • Isthmia muscorum, r.
  • Succinea oblonga, a. c.
  • Succinea humilia, a. r.
  • Succinea Pfeifferi, a. c.
  • Succinea brevispirata, a. r.
  • Carychium minimum, a. r.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa, a. c.
  • LimnĂŠa limosa, 1 fragment
  • Planorbis contortus, a. c.
  • Planorbis glaber, a. r.
  • Valvata antiqua, c. c.
  • Valvata pulchella, a. r.
  • Valvata cristata, r.
  • Bythinia tentaculata, a. c.
  • Bythinia producta, a. c.
  • Bythinia decipiens, a. c.
  • Pisidium amnicum, c. c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium pusillum, a, r.
  • Pisidium obtusale, a. r.
  • Pisidium nitidum, a. c.
  • Pisidium milium, r.

XVII. PrĂšs Champion (Gampelen)

DĂ©pĂŽt assez Ă©loignĂ© du prĂ©cĂ©dent, situĂ© dans les plaines du Marais, Ă  4 kilomĂštres de Champion, dans la direction de la Sauge. Il est formĂ© de terreaux sableux, plus ou moins mĂȘlĂ©s d’argiles :

  • Vallonia costata, r.
  • Vallonia helvetica, a. c.
  • Vallonia adela, r. r.
  • Tachea nemoralis, a. c.
  • Xerophila ericetorum, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, a. c.
  • Pupilla pratensis, a. c.
  • Pupilla elongata, a. c.
  • Succinea Pfeifferi, a. c.
  • LimnĂŠa intermedia (peregra), a. r.
  • LimnĂŠa palustris, a. c.
  • LimnĂŠa corvus, r.
  • LimnĂŠa curta, a. r.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa, a. r.
  • Valvata piscinalis, r.
  • Valvata antiqua, c.
  • Valvata pulchella, a. r.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Unio consentaneus, a. r.
  • Sphaerium corneum, a. c.
  • Sphaerium nucleus, c.
  • Pisidium amnicum, c. c.
  • Pisidium pusillum, a. c.
  • Pisidium obtusale, a. r.

Ce dĂ©pĂŽt doit ĂȘtre assez ancien, sans doute d’alluvionnements.

XVIII. Champion (Gampelen)

DépÎt mixte, récent, situé à quelques mÚtres du village, dans les terreaux des champs, à droite de la route de la Sauge ; assez sableux. La population en est palustre et terrestre :

  • Limax maximus, r.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Xerophila candidula, a. c.
  • Helix pomatia, a. c.
  • Pupilla muscorum, a. c.
  • Pupilla elongata, a. c.
  • Pupilla pratensis, a. c.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Succinea putris, c.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • Succinea Pfeifferi, c.
  • LimnĂŠa stagnalis (type), a. c.
  • LimnĂŠa vulgaris, a. r.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Planorbis albus, c.
  • Bythinia tentaculata, a. c.
  • Anodonta cellensis, 1 fragment.
  • Pisidium pusillum, a, c.

XIX. Thielle

Type de dĂ©pĂŽt d’alluvions, constituĂ© par du grĂšs argileux, jaune, situĂ© directement sous la terre vĂ©gĂ©tale (Ă  50 m du village, au bord du canal) :

  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Zonitoides nitidus, a. c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Vallonia costata, c.
  • Fruticicola corneola, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Pupilla muscorum, c.
  • Pupilla elongata, a. c.
  • Succinea oblonga, c.
  • Succinea humilis, a. r.
  • LimnĂŠa stagnalis, a. c.
  • LimnĂŠa laciniosa, a. r.
  • LimnĂŠa lacustrina, r.
  • LimnĂŠa palustris, c. c.
  • LimnĂŠa corvus, c.
  • LimnĂŠa curta, a. c.
  • LimnĂŠa flavida, a. r.
  • LimnĂŠa Romyana, r.
  • LimnĂŠa truncatula, a. c.
  • Planorbis Blasiensis nov. var. a. c.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis submarginatus, c.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia producta, c. c.
  • Bythinia decipiens, c.
  • Bythinia ventricosa, a. r.
  • Valvata piscinalis, a. r.
  • Valvata cristata, a. c.
  • Sphaerium corneum, a. c.
  • Sphaerium nucleus, a. r.

XX. Thielle

DĂ©pĂŽt terrestre, sauf peut-ĂȘtre la prĂ©sence de la Succinea Pfeifferi, situĂ© en dessus du village de Thielle, dans des grĂšs argileux gris :

  • Agriolimax agrestis, r.
  • Hyalina nitidula, a. c.
  • Hyalina Draparnaldi, a. r.
  • Patula rotundata, c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Fruticicola plebeia, c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Xerophila candidula, a. c.
  • Xerophila gratiosa, a. r.
  • Buliminus obscurus, a. c.
  • Succinea Pfeifferi 1, a. c.
  • Succinea humilis, c.

XXI. Bethlehem

Petit dĂ©pĂŽt analogue au prĂ©cĂ©dent, Ă©galement argileux : Ă  gauche de la route, Ă  l’entrĂ©e du village :

  • Limax maximus, r.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Helix pomatia, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Caecilianella acicula, a. c.
  • Succinea oblonga, c.
  • Succinea humilis, c.
  • Succinea Pfeifferi 2, a. r.

La taille de la S. Pfeifferi concorde bien avec le caractÚre terrestre de ces deux derniers dépÎts.

XXII. Chutes (Gais)

Dans les tranchées des fortifications : dépÎt terrestre plus ou moins argileux :

  • Limax maximus, r.
  • Agriolimax agrestis, a. r.
  • Zonitoides nitidus, a. c.
  • Vallonia pulchella, c.
  • Fruticicola hispida, a. r.
  • Arianta arbustorum, c.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Succinea putris, a. r.

XXIII. PrĂšs Saint-Jean

DĂ©pĂŽt assez ancien, situĂ© profondĂ©ment sous la terre vĂ©gĂ©tale, avec un strate intermĂ©diaire argilo-sableux non coquillier. Le gisement lui-mĂȘme est formĂ© de grĂšs Ă©galement argileux. Il se trouve au flanc du Jolimont, Ă  200 m de St-Jean :

  • Agriolimax agrestis, r.
  • Hyalina pura, a. r.
  • Hyalina nitidula, c.
  • Hyalina nitens, c.
  • Crystallus diaphanus, r.
  • Crystallus subrimatus, a. r.
  • Crystallus crystallinus, c. c.
  • Zonitoides nitidus, a. r.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Patula rotundata, c.
  • Patula omalisma, c.
  • Helicodonta obvoluta, c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Fruticicola plebeia, a. r.
  • Fruticicola incarnata, c.
  • Chilotrema lapicida, c.
  • Arianta arbustorum, c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea sylvatica, a. r.
  • Tachea hortensis, a. r.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Xerophila ericetorum, r.
  • Buliminus montanus, r.
  • Buliminus carthusianus, c.
  • Clausilia laminata, r.
  • Clausilia ventricosa, r.
  • Clausilia plicatula, r.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Carychium minimum, c.
  • Succinea oblonga, a. c.
  • Ericia elegans, c.
  • Bythinia tentaculata, r.

Il est probable que ce dĂ©pĂŽt est terrestre et formĂ© d’espĂšces sylvicoles. Ceci est prouvĂ© par l’abondance de Clausilia, de Crystallus, etc., surtout par le B. montanus. Quant Ă  la Bythinia, elle a sans doute dĂ» ĂȘtre charriĂ©e par des vents. En outre, la localitĂ© devait ĂȘtre assez humide, vu la prĂ©sence du Z. nitidus et de la forme normale du Carychium minimum.

Les Tachea sylvatica et Arianta arbustorum se trouvent sous leur taille normale ; le Fr. incarnata a toujours une bande trĂšs marquĂ©e, large et blanche. Les Clausilia laminata et Bythinia tentaculata sont reprĂ©sentĂ©e par de trĂšs petites formes. Enfin, il est Ă  remarquer que l’Ericia elegans se trouve dans la partie supĂ©rieure du dĂ©pĂŽt, ainsi que la Hyalina nitens, alors que la H. nitidula se rencontre plutĂŽt dans le fond.

XXIV. Saint-Jean

DépÎt mixte dans les terreaux, directement à cÎté du hameau.

  • Crystallus eburneus, r.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Vallonia costata, c.
  • Tachea nemoralis, c. c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa 3, c.
  • Cochlicopa lubrica, c. c.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Pupilla pratensis, a. c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa palustris, c. c.
  • LimnĂŠa corvus, c.
  • LimnĂŠa Romyana, a. r.
  • Planorbis albus, a. c.
  • Planorbis marginatus, a. c. c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.

XXV. Jolimont

DĂ©pĂŽt situĂ© un peu plus loin que le n° XXIII, de mĂȘme formation, dans le flanc du Jolimont, prĂšs Cerlier.

  • Hyalina nitens, a. c.
  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Helix pomatia, a. r.
  • Tachea nemoralis, r.
  • Cochlicopa lubrica, a. c.
  • Cochlicopa minima, r.
  • Pupilla muscorum, a. c.
  • Succinea oblonga, a r.
  • Planorbis complanatus, r.
  • Unio spec., 1 fragment

Ce dépÎt est donc assez pauvre, constitué par du grÚs argileux.

XXVI. Cerlier (Erlach)

DĂ©pĂŽt lacustre, situĂ© Ă  1 km du village, Ă  droite de la route de Locraz (LĂŒscherz), ancien, assez Ă©levĂ© au-dessus du niveau actuel du lac, constituĂ© par du sable extrĂȘmement caillouteux :

  • LimnĂŠa palustris, c.
  • Planorbis marginatus, a. c.
  • Bythinia tentaculata, a. c.
  • Valvata antiqua, a. c.
  • Unio consentaneus, c. c.
  • Unio tumidus, a. c.
  • Pisidium amnicum, a. c.
  • Pisidium fossarinum, r.

XXVII. Cerlier (Erlach)

Argile d’eau douce, prĂšs du village, Ă  gauche de la mĂȘme route :

  • Limax maximus, r.
  • Hyalina cellaria, c.
  • Hyalina nitidula, c.
  • Zonitoides nitidus, c.
  • Crystallus Andraei, a. r.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Arianta arbustorum, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Helix pomatia, c. c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa (10 mm diam.), c.
  • Cochlicopa lubrica, c. c.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Pupilla muscorum, a. r.
  • Clausilia laminata, a. r.
  • Clausilia subcruda, a. r.
  • Succinea Pfeifferi, c.
  • Succinea elegans, a. c.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • Succinea humilis, c.
  • Carychium minimum, r.
  • LimnĂŠa lacustrina, a. c.
  • Planorbis albus, c.
  • Valvata antiqua, c.
  • Bythinia tentaculata, c.
  • Pisidium amnicum, c.
  • Pisidium fossarinum, a. c.
  • Pisidium pusillum, a. c.
  • Pisidium nitidum, a. c.
  • Unio consentaneus, c.

Je n’ai pas trouvĂ© de Clausilia plicata, mĂȘme aux endroits oĂč cette espĂšce vit actuellement.

XXVIII. Locraz-Cerlier (LĂŒscherz-Erlach)

DĂ©pĂŽt argileux, situĂ© directement sous la terre vĂ©gĂ©tale, au sortir de la forĂȘt, au nord de la route :

  • Hyalina cellaria, a. c.
  • Hyalina nitidula, c.
  • Hyalina nitens, c.
  • Patula rotundata, a. c.
  • Eulota fruticum, c.
  • Eulota fasciata, r.
  • Helicodonta obvoluta, c.
  • Fruticicola rufescens, a. r.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Fruticicola plebeia, a. c.
  • Fruticicola hispida, a. r.
  • Fruticicola incarnata, c.
  • Arianta arbustorum, a. c.
  • Isognomostoma personatum, r.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Tachea hortensis, a. r.
  • Helix pomatia, c.
  • Xerophila carthusiana, a. c.
  • Buliminus montanus, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Clausilia subcruda, r.
  • Succinea Pfeifferi, c.
  • Succinea elegans, a. c.
  • Succinea oblonga, c.
  • LimnĂŠa stagnalis, a. c.
  • LimnĂŠa turgida, c.
  • LimnĂŠa ampla, a. r.
  • LimnĂŠa contracta, c.
  • LimnĂŠa albescens, r.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa truncatula, c.
  • LimnĂŠa longispira 4, a. c.
  • Planorbis albus, c.
  • Planorbis stelmachaetius, r.
  • Planorbis marginatus, c.
  • Ericia elegans, c.
  • Valvata piscinalis, a. r.
  • Valvata antiqua, a. c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Anodonta lacustrina, a. r.
  • Unio consentaneus, c.
  • Unio tumidus (minor), r.
  • Pisidium amnicum, c. c.
  • Pisidium Henslowianum, a. r.
  • Pisidium inappendiculatum, r.
  • Pisidium fossarinum, a. r.
  • Pisidium pusillum, c.
  • Pisidium obtusale, a. c.
  • Pisidium nitidum, c.

XXIX. Locraz (LĂŒscherz)

DépÎt assez profond, à quelques mÚtres au nord du village, formé de sable trÚs fin :

  • Fruticicola sericea, c.
  • Vallonia pulchella, a. c.
  • Caecilianella acicula, a. r.
  • Pupilla muscorum, a. r.
  • Xerophila candidula, c.

XXX. Locraz

Argiles d’eau douce, situĂ©es Ă  100 m du village, au sud de la route de Cerlier :

  • Agriolimax agrestis, a. r.
  • Limax maximus, a. r.
  • Hyalina radiatula, r.
  • Zonitoides nitidus, c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Fruticicola plebeia, a. c.
  • Arianta arbustorum, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Cochlicopa lubrica, c. c.
  • Succinea Pfeifferi, a. c.
  • Succinea brevispirata, r.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • Succinea humilis, r.
  • Succinea elongata, a. r.
  • LimnĂŠa truncatula, c.
  • Ancylus fluviatilis, r.
  • Valvata piscinalis, r.
  • Valvata antiqua, c.
  • Bythinia tentaculata, c.
  • Unio consentaneus, c.
  • Pisidium amnicum, c. c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium nitidum, a. c.
  • Pisidium fossarinum, a. c.
  • Pisidium pusillum, a. c.
  • Pisidium obtusale, a. c.

XXXI. Le Landeron

DépÎt situé sous les terreaux des champs, aux environs immédiats du village :

  • Zonitoides nitidus, c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Arianta arbustorum, c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Xerophila ericetorum, a. r.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa, c.
  • Cochlicopa lubrica, c. c.
  • Cochlicopa nitens, a. r.
  • Caecilianella acicula, c.
  • Pupilla muscorum, a. c.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa palustris, a. c.
  • LimnĂŠa corvus, c.
  • Planorbis glaber, r.
  • Planorbis rotundatus, a. c.
  • Planorbis marginatus (maximus), c. c.
  • Bythinia tentaculata, c.
  • Bythinia decipiens, c. c.
  • Valvata piscinalis, a. r.
  • Valvata antiqua, a. c.
  • Valvata cristata, a. c.
  • Unio consentaneus, a. r.
  • Pisidium amnicum, a. r.
  • Pisidium nitidum, r.

XXXII. Landeron-Neuveville

Formation purement terrestre, située au nord de la route, à 1 km du Landeron, analogue au dépÎt V (fig. 6), également formée de terre brune durcie, trÚs comprimée :

  • Hyalina cellaria, r.
  • Eulota fruticum, a. r.
  • Vallonia pulchella, c.
  • Fruticicola plebeia, r.
  • Chilotrema lapicida, a. r.
  • Tachea nemoralis, a. r.
  • Helix pomatia, a. c.
  • Pupa avenacea, r.

XXXIII. Landeron-Cressier

Ancien dĂ©pĂŽt constituĂ© par des argiles jaunes d’eau douce au-dessous de la ligne de chemin de fer. Il faut noter l’abondance des spĂ©cimens aquatiques comparĂ©e Ă  la raretĂ© des individus terrestres :

  • Zonitoides nitidus, r.
  • Vallonia pulchella, r.
  • Fruticicola sericea, r.
  • Fruticicola hispida, r. r.
  • Arianta arbustorum, a. r.
  • Helix pomatia, a. c.
  • Cochlicopa lubrica, a. r.
  • Succinea Pfeifferi, a. c.
  • Succinea oblonga, a. c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c. c.
  • LimnĂŠa ovata, a. c.
  • LimnĂŠa palustris, c. c.
  • LimnĂŠa corvus, c. c.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis carinatus, c. c.
  • Planorbis contortus, c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia producta, c. c.
  • Bythinia decipiens, c.
  • Valvata pulchella, a. c.
  • Valvata cristata 5, a. c.
  • Sphaerium corneum, c.
  • Sphaerium nucleus, c. c.

XXXIV. Cressier

GrÚs argileux, à 1 m environ sous la terre végétale, dans les champs situés en face de Cressier :

  • Zonitoides nitidus, c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Eulota fruticum, c.
  • Arianta arbustorum, a. c.
  • Tachea nemoralis, a. r.
  • Helix pomatia, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila ericetorum, a. c.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Succinea putris, c.
  • Succinea Pfeifferi, c. c.
  • Succinea elegans, a. c.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa corvus, c. c.
  • Planorbis marginatus, c.
  • Planorbis carinatus, a. c.
  • Planorbis rotundatus, a. c.
  • Planorbis Blasiensis, c.
  • Ericia elegans, r.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia decipiens, c.
  • Bythinia ventricosa, a. r.
  • Valvata antiqua, c. c.
  • Valvata pulchella, c.
  • Valvata cristata, a. r.
  • Unio consentaneus, c.
  • Pisidium amnicum, a. c.

XXXV. Cornaux

En face du village, dans les terreaux des champs ou dans les mĂȘmes conditions que le dĂ©pĂŽt prĂ©cĂ©dent :

  • Eulota fruticum, a. r.
  • Vallonia pulchella, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Helix pomatia, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Succinea Pfeifferi, c. c.
  • Succinea brevispirata, a. c.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • Succinea elongata, c.
  • Succinea humilis, a. c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa palustris, c. c.
  • LimnĂŠa truncatula, a. r.
  • LimnĂŠa oblonga, a. r.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis Blasiensis, a. c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia producta, c.
  • Bythinia decipiens, c.
  • Pisidium fossarinum, r.
  • Pisidium pusillum, r.

XXXVI. Alentours du Loclat

DépÎt analogue au précédent, situé sur le pourtour du petit lac de Saint-Blaise :

  • Hyalina radiatula, a. c.
  • Zonitoides nitidus, c.
  • Eulota fruticum, c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Vallonia petricola, a. r.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Vertigo antivertigo, r.
  • Vertigo pygmĂŠa, r.
  • Succinea putris, c.
  • Succinea Pfeifferi, c.
  • Succinea brevispirata, a. c.
  • Succinea elegans, a. r.
  • Succinea oblonga, c. c.
  • Succinea humilis, c.
  • Carychium minimum, r.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa producta, c.
  • LimnĂŠa peregra, r.
  • LimnĂŠa palustris, c. c.
  • LimnĂŠa Romyana, a. c.
  • LimnĂŠa corvus, c. c.
  • LimnĂŠa truncatula, c.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa nov., var. r.
  • Planorbis marginatus, c. c.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Planorbis albus, c.
  • Planorbis Crosseanus, a. c.
  • Planorbis glaber, a. r.
  • Planorbis contortus, c.
  • Planorbis nautileus, r.
  • Planorbis complanatus, r.
  • Ericia elegans, r.
  • Valvata piscinalis 6, c. c.
  • Valvata pulchella, c.
  • Valvata cristata, c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia decipiens, c.
  • Bythinia producta, c.
  • Bythinia ventricosa, a. c.
  • Anodonta cellensis, a. r.
  • Sphaerium nucleus, a. r.
  • Pisidium pusillum, c.
  • Pisidium nitidum, c.
  • Pisidium amnicum, a. c.

XXXVII. PrĂšs Wavre

DépÎt argileux situé directement sous la terre végétale, au nord du village, à 1 km environ :

  • Hyalina helvetica, r.
  • Hyalina Draparnaldi, a. r.
  • Hyalina nitens, a. c.
  • Hyalina nitidula, c.
  • Zonitoides nitidus, a. c.
  • Eulota fruticum, a. c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Xerophila ericetorum, c.
  • Clausilia laminata, a. r.
  • Clausilia bidentata (type), r.
  • Succinea oblonga, c.

XXXVIII. Epagnier

DĂ©pĂŽt semblable au prĂ©cĂ©dent, Ă©galement terrestre, et avec la mĂȘme composition gĂ©ologique :

  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Fruticicola plebeia, a. r.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Succinea Pfeifferi, a. c.

La Fruticicola plebeia est curieuse dans ce dépÎt par sa forme déprimée et son grand ombilic, caractÚres tendant vers ceux de la Fr. hispida, trÚs voisine.

XXXIX. Marin

DépÎt situé dans les champs en face du village et analogue à ceux de Cornaux, Cressier, etc.

  • Hyalina radiatula, a. r.
  • Zonitoides nitidus, a. c.
  • Vallonia pulchella, c. c.
  • Fruticicola sericea, c.
  • Eulota fruticum, c.
  • Eulota Godetiana, a. c.
  • Helix pomatia, c.
  • Tachea nemoralis, c.
  • Xerophila ericetorum, c.
  • Xerophila candidula, c.
  • Xerophila gratiosa (8-9 mm diam.), a. c.
  • Pupilla muscorum, a. r.
  • Acanthinula aculeata, a. r.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Caecilianella acicula, a. r.
  • Succinea Pfeifferi, c.
  • Succinea elegans, a. c.
  • Succinea oblonga, c.
  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa contracta, c.
  • LimnĂŠa Moratensis, c.
  • LimnĂŠa tumida, a. r.
  • LimnĂŠa lacustrina, c.
  • LimnĂŠa albescens, a. c.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa corvus, c. c.
  • LimnĂŠa truncatula, c. c.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa, c.
  • Physa hypnorum, a. r.
  • Planorbis marginatus, c.
  • Planorbis dubius, c.
  • Planorbis rotundatus, c.
  • Planorbis Blasiensis, c. c.
  • Planorbis contortus, c.
  • Planorbis albus, a. c
  • Planorbis stelmachaetius, a. r.
  • Valvata piscinalis, c.
  • Valvata antiqua, c.
  • Valvata pulchella, c. c.
  • Valvata cristata, c.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia decipiens, c.
  • Bythinia ventricosa, a. c.
  • Anodonta Charpentieri, a. c.
  • Unio consentaneus (major et type), a. c.
  • Sphaerium Draparnaldi, a. r.
  • Pisidium amnicum, c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium pusillum, r.
  • Pisidium nitidum, a. c.
  • Pisidium obtusale, a. r

XL. La TĂšne

Sables gris ou jaunes de la TÚne (station lacustre prÚs Marin), abondants en cailloux. Il convient de distinguer deux couches superposées :

A. PrÚs de la surface : dépÎt terrestre assez récent :

  • Hyalina radiatula, a. c.
  • Crystallus subrimatus, a. c.
  • Eulota fruticum, c.
  • Cochlicopa lubrica, c.
  • Succinea Pfeifferi, c.

B. Plus profond, lacustre :

  • LimnĂŠa stagnalis, c.
  • LimnĂŠa lacustris, a. c.
  • LimnĂŠa albescens, a. c.
  • LimnĂŠa contracta, a. c.
  • LimnĂŠa mucronata, a. r.
  • LimnĂŠa tumida, a. r.
  • LimnĂŠa Moratensis, a. c.
  • LimnĂŠa lacustrina, c.
  • LimnĂŠa truncatula, c.
  • LimnĂŠa pygmĂŠa, a. c.
  • LimnĂŠa palustris, c.
  • LimnĂŠa corvus a. c.
  • Planorbis marginatus, c.
  • Planorbis carinatus, c.
  • Planorbis albus, a. r.
  • Planorbis contortus, a. c.
  • Valvata piscinalis, c.
  • Valvata antiqua, c.
  • Valvata pulchella, a. c.
  • Valvata cristata, a. r.
  • Bythinia tentaculata, c. c.
  • Bythinia decipiens, c.
  • Unio consentaneus, c.
  • Sphaerium corneum, a. c.
  • Sphaerium nucleus, a. r.
  • Pisidium amnicum, c.
  • Pisidium elongatum, c. c.
  • Pisidium Henslowianum, r.
  • Pisidium inappendiculatum, a. r.
  • Pisidium fossarinum, r.
  • Pisidium obtusum, a. r.
  • Pisidium pusillum, a. r.
  • Pisidium obtusale, a. c.
  • Pisidium nitidum, c. c.

III. Composition faunistique des différentes catégories

 

 

 

 

 

B. Partie systématique

I. Cl. Gastropoda

I. S. Cl. Pulmonata

Ord. I. Stylommatophora

Fam. VitrinidĂŠ

Gen. Limax MĂŒll.

1. Limax maximus L.

Limax cinereus Th. Studer, 1884, p. 45. — L. maximus Godet, 1907, p. 113 ; Piaget, 1912b, p. 75.

D. a. 7 — Espùce trùs commune partout, de la plaine jusque dans la montagne : Cantons de Berne, Fribourg et Neuchñtel.

D. q 8 — Terreaux sableux de Champion (Gampelen), argile de Bethlehem, de Chules (Gais), de Cerlier (Erlach) et de Locraz (LĂŒscherz). EspĂšce terrestre, assez rare partout.

Gen. Agriolimax Simroth

2. Agriolimax agrestis (L.)

Limax agrestis Th. Studer, 1884, p. 46 ; Agriolimax agrestis Godet, 1907, p. 113 ; Piaget, 1912b, p. 75.

D. a. — Encore plus rĂ©pandue que la prĂ©cĂ©dente, dans les mĂȘmes localitĂ©s.

D. q. — Terreaux de la Broie, argile de Thielle, de Chules (Gais), de Saint-Jean et de Locraz (LĂŒscherz). Également terrestre et assez rare.

Gen. Vitrina Drap.

3. Vitrina (phenacolimax) pellucida (MĂŒll.)

Vitrina pellucida Bollinger, 1909, p. 43-44 ; Regelsperger, 1884, p. 36 ; Th. Studer, 1884, p. 46 ; Godet, 1907, p. 113 ; Piaget, 1912b, p. 75.

D. a. — Fort rĂ©pandue dans tout le Jura oriental, signalĂ©e aux environs de Berne, commune au canton de NeuchĂątel et dans le Seeland.

D. q. — Terreaux de Chiùtres (Kerzers) ; espùce rare.

Gen. Hyalina Fér.

4. Hyalina (Euhyalina) Helvetica Blum.

Hyalina subglabra Bollinger, 1909, p. 51 ; Godet, 1907, p. 114 (non Zonites subglaber Brgt.).

D. a. — SignalĂ©e tout d’abord au Weissenstein par Blum, cette espĂšce s’est retrouvĂ©e sur divers points du Jura oriental ainsi qu’à Bienne et au Landeron. Elle y est rare.

D. q. — Rare, dans l’argile de Wavre.

5. Hyalina (Euhyalina) cellaria (MĂŒll.)

Hyalina cellaria Bollinger, 1909, p. 45-46 ; Zonites cellarius Regelsperger, 1884, p. 36 ; Hyalina cellaria Th. Studer, 1884, p. 46 ; Godet, 1907, p. 114 ; Piaget, 1912b, p. 76.

D. a. — RĂ©pandue un peu partout. Les localitĂ©s signalĂ©es les plus rapprochĂ©es sont Berne, Cudrefin, NeuchĂątel, etc.

D. q. — GrĂšs de Cerlier (Erlach), ainsi que ceux situĂ©s entre cette localitĂ© et Locraz (LĂŒscherz) ; entre le Landeron et la Neuveville. Pas trĂšs commune.

6. Hyalina (Euhyalina) Draparnaldi Beck.

Hyalina Draparnaldi Bollinger, 1909, p. 46-47 ; Zonites lucidus Regelsperger, 1884, p. 36 ; Hyalina Draparnaldi Th. Studer, 1884, p. 46 ; Godet, 1907, p. 114 ; Piaget, 1912b, p. 76.

D. a. — EspĂšce surtout rĂ©pandue dans les rĂ©gions infĂ©rieures, signalĂ©e entre autres aux environs de Berne, Ă  MĂŒnchenbuchsee, Ă  Cerlier et Ă  Saint-Blaise.

D. q. — Argiles de Thielle et de Wavre : peu commune.

7. Hyalina (Polita) nitidula Drap.

D. a. — N’est signalĂ©e dans les environs que par Andreae Ă  Perroy et Ă  Recollaine prĂšs DelĂ©mont. Elle est pourtant assez frĂ©quente dans le Jura bernois et mĂȘme dans le canton de NeuchĂątel. Je l’ai recueillie derniĂšrement vivante au Grand-Marais ainsi qu’à Wavre.

D. q — Anet (Ins), entre Anet et Champion (Gampelen), argile de Thielle, de Saint-Jean, de Cerlier ; entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach) ; prĂšs de Wavre. Elle est assez commune.

Subsp. nitens (Mich.)

Hyalina nitens Bollinger, 1909, p. 48-49 ; Th. Studer, 1884, p. 46 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 114 ; Piaget, 1912b, p. 76 ; Zonites nitens Regelsperger, 1884, p. 36.

D. a. — ExtrĂȘmement rĂ©pandue sur les places mĂȘmes et dans tous les environs jusque sur les sommitĂ©s du Jura.

D. q. — Entre Anet (Ins) et Champion (Gampelen). Argiles de Saint-Jean, du Jolimont, entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach) et Ă  Wavre. Assez commune.

8. Hyalina (Polita) pura Ald.

Hyalina pura Bollinger, 1909, p. 49-50 ; Godet, 1907, p. 114 ; Piaget, 1912b, p. 77.

D. a. — FrĂ©quente sur diffĂ©rents points des environs, dans le Jura oriental, Ă  Douanne, LigniĂšres, prĂšs de NeuchĂątel, etc.

D. q. — Entre Anet (Ins) et Champion (Gampelen) et dans les grùs de Saint-Jean.

9. Hyalina (Polita) radiatula Gray

Hyalina radiatula Bollinger, 1909, p. 50-51 ; Godet, 1907, p. 114 ; Piaget, 1912b, p. 77 ; Zonites radiatulus Regelsperger, 1884, p. 36.

D. a. — Pas trĂšs commune et signalĂ©e seulement dans les environs assez Ă©loignĂ©s. Elle vit cependant au Grand Marais et Ă  Cerlier.

D. q. — Assez rĂ©pandue : Terreaux de ChiĂštres (Kerzers), Anet (Ins), entre la Sauge et Cudrefin, dans les dunes de Witzwil et de Champion (Gampelen), sables de Champion, grĂšs jaunes de Thielle et du Jolimont, Locraz (LĂŒscherz), aux alentours du Loclat, Ă  Marin et Ă  la TĂšne.

Gen. Zonitoides Lehm.

10. Zonitoides nitidus (MĂŒll.)

Zonitoides nitidus Bollinger, 1909, p. 51-52 ; nitida Th. Studer, 1884, p. 46-47 ; nitidus Godet, 1907, p. 114 ; Piaget, 1912b, p. 77 ; Piaget et Romy, 1912, p. 146.

D. a. — RĂ©pandue par places dans toute la rĂ©gion, en particulier dans les environs du Seeland, prĂšs de Berne, au Grand Marais, au Landeron, Ă  Epagnier, sur les bords du ruisseau des Bregots (Loclat) et Ă  Colombier. Je l’ai trouvĂ©e derniĂšrement Ă  Wavre.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broie, la Sauge, dans les dunes de Witzwil et de Champion (Gampelen), Thielle, Chules (Gais), Saint-Jean, Cerlier (Erlach), Locraz (LĂŒscherz), le Landeron, Landeron-Cressier (argiles), Ă  Cressier mĂȘme, aux alentours du Loclat (cf. D. a.), prĂšs de Wavre et Ă  Marin.

Gen. Crystallus Lowe.

11. Crystallus diaphanus S. Stud.

Crystallus diaphana Bollinger, 1909, p. 54-55, fig. 4 ; Zonites diaphanus Regelsperger, 1884, p. 36 ; Hyalina diaphana Th. Studer, 1884, p. 47 ; Crystallus diaphanus Godet, 1907, p. 115 ; 1909, p. 106 ; Piaget, 1912b, p. 77.

D. a. — Assez rare, signalĂ©e dans les montagnes. La localitĂ© la plus rapprochĂ©e de notre domaine est LigniĂšres, au-dessus du Landeron.

D. q. — Argiles du Jolimont : prùs de Saint-Jean.

12. Crystallus subrimatus Reinh.

Crystallus subrimata Bollinger, 1909, p. 53-54, fig. 3 ; subrimatus Godet, 1908, p. 106 ; Piaget, 1912b, p. 77.

D. a. — TrĂšs peu signalĂ©, mais sans doute plus rĂ©pandu qu’on ne le croit : Vallanvron, Gorges de l’Areuse et Valangin, ainsi que le Jura oriental (et GenĂšve).

D. q. — Argile du Jolimont (prùs de Saint-Jean : n° XXIII) et sables de la Tùne.

13. Crystallus crystallinus MĂŒll.

Crystallus crystallina Bollinger, 1909, p. 52-3 ; Zonites crystallinus Regelsperger, 1884, p. 36 ; Hyalina crystallina Th. Studer, 1884, p. 46 ; Crystallus crystallinus Godet, 1907, p. 115 ; 1908, p. 106.

D. a. — Fort signalĂ©e, mais il est probable que certains auteurs ont confondu sous ce nom plusieurs formes voisines. Elle est rĂ©pandue dans les environs immĂ©diats.

D. q. — Sables de Champion (Gampelen) et argiles de Saint-Jean.

Var. eburnea Htm. (Hyalina AndrÊei Bttg.)

Crystallinus crystallina f. AndrÊei Bollinger, 1909, p. 52-53 ; Crystallus Andraeei Godet, 1908, p. 106 ; Piaget, 1912b, p. 77.

D. a. — Assez rĂ©pandu dans le Jura.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), Saint-Jean et argiles de Cerlier.

Gen. Euconulus Fitz.

14. Euconulus fulvus (MĂŒll.)

Euconulus fulvus Bollinger, 1909, p. 55-56, fig. 5 ; Zonites, Regelsperger, 1884, p. 36 ; Hyalina fulva Th. Studer, 1884, p. 46 ; Euconulus fulvus Godet, 1907, p. 115 ; Piaget, 1912b, p. 77.

D. a. — Peu commune, du moins dans la rĂ©gion Ă©tudiĂ©e ici : La TĂšne, Cerlier, etc.

D. q. — Dunes de sable à Witzwil.

Fam. Polyplacognatha

Gen. Punctum Morse

15. Punctum pygmaeum (Drap.)

Punctum pygmaeum Bollinger, 1909, p. 57 ; Helix pygmÊa Th. Studer, 1884, p. 47 ; Punctum pygmaeum Musy, 1913 mss., Godet, 1907, p. 115 ; Piaget, 1912b, p. 78.

D. a. — Assez frĂ©quente dans le Jura, trouvĂ©e Ă©galement aux environs de Berne, Ă  Salavaux, Ă  Colombier et Ă  la TĂšne.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), sables entre la Sauge et Cudrefin, dunes entre Champion (Gampelen) et Witzwil (XV).

Fam. PatulidĂŠ

Gen. Patula Held.

16. Patula (Discus) rotundata (MĂŒll.)

Patula rotundata Bollinger, 1909, p. 57-58. — Helix rotundata Regelsperger, 1884, p. 36 ; Th. Studer, 1884, p. 47. — Patula, Godet, 1907, p. 116 ; Piaget, 1912b, p. 78.

D. a. — ExtrĂȘmement rĂ©pandue partout.

D. q. — Anet (Ins), La Sauge, dunes de Witzwil, prĂšs Champion (Gampelen), Thielle, argiles de Saint-Jean, entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach).

Var. omalisma (Brgt.).

D. a. — Serait-ce la Patula que Zschokke (Revue suisse de Zoologie, 1884, p. 363) signale sur les bords du lac des Brenets, sous le nom de P. solaria ? Cela n’aurait rien d’impossible, d’autant plus que Mousson, dans son Ă©tude bien connue des loess du Rheinthal, parle de P. rotundata passablement carĂ©nĂ©s et rappelant la forme de la solaria. L’authentique P. solaria se trouverait dans les formations interglaciaires de Flurlingen.

D. q. — Dunes de Witzwil, alluvions sableuses de Champion et argiles de Saint-Jean. Ces trois dĂ©pĂŽts sont assez anciens.

Gen. Pyramidula Fitz.

17. Pyramidula rupestris (Drap.)

Pyramidula rupestris Bollinger, 1909, p. 59-60 ; Helix, Th. Studer, 1884, p. 47 ; Regelsperger, 1884, p. 37 ; Pyramidula, Godet, 1907, p. 116 ; Piaget, 1912b, p. 78.

D. a. — TrĂšs rĂ©pandue dans le Jura (et les Alpes), paraĂźt rare sur le Plateau, du moins n’y est-elle pas signalĂ©e dans nos rĂ©gions (mais au canton de Vaud).

D. q. — Anet (dĂ©pĂŽt terrestre, peu ancien).

Fam. Eulotidae

Gen. Eulota Htm.

18. Eulota fruticum (MĂŒll.)

Eulota fruticum Bollinger, 1909, p. 60-62 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 48 ; Musy, 1913, mss. ; Eulota, Godet, 1907, p. 117 ; Piaget, 1912b, p. 78 ; Piaget et Romy, 1912, p. 146.

D. a. — Assez commune un peu dans toute la rĂ©gion infĂ©rieure : Cerlier (Erlach), Landeron, Loclat, Marin, La Sauge, Cudrefin, Witzwil, ChiĂštres (Kerzers), Anet, etc.

D. q. — Plaine de la Broie, prùs Champion, entre Locraz et Cerlier, Cressier, entre le Landeron et Neuveville, Cornaux, environs de Loclat, Wavre, Marin et la Tùne.

Var. fasciata auct.

Godet, 1907, p. 117 ; Th. Studer, 1884, p. 48 ; Piaget, 1912b, p. 78 ; Piaget et Romy, 1912, p. 146.

D. a. — ParaĂźt rechercher le voisinage de l’eau : rare aux environs de Berne, MĂŒnchenbuchsee, Salavaux, Cudrefin et bords du Loclat.

D. q. — Entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach).

Var. Godetiana Piaget

Piaget, 1912a, p. 333-336 et fig. 1-2 ; 1913 (sous presse).

D. a. — VariĂ©tĂ© des hautes altitudes, vivant dans les Alpes, de 1200 Ă  1600 m. On la trouve Ă©galement dans le Jura neuchĂątelois : Chaumont, etc.

D. q. — Marin (plusieurs individus).

Fam. HelicidĂŠ

Gen. Vallonia Risso.

19. Vallonia pulchella (MĂŒll.).

Vallonia pulchella Bollinger, 1909, p. 64-65 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 47 ; Vallonia, Godet, 1909, p. 118 ; Piaget, 1912b, p. 78 ; Piaget et Romy, 1912, p. 146-147.

D. a. — Le type de cette espĂšce est assez rĂ©pandu, mais ne vit que prĂšs de l’eau : Souaillon (prĂšs du Loclat), la Sauge, Anet, etc.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), Montmier (MĂŒntschemier), de lĂ  Ă  Anet (Ins), Ă  Anet mĂȘme, Anet-Champion, Vully, plaine de la Broie, la Sauge, prĂšs Cudrefin, Witzwil (argile et dunes), alluvions sableux de Champion (Gampelen), Thielle (alluvions et dĂ©pĂŽt terrestre), Bethlehem, Chules (Gais), Saint-Jean (argile et terreaux), Jolimont, Cerlier (Erlach), Locraz (LĂŒscherz), (sables et argiles), le Landeron, prĂšs Neuveville, prĂšs Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, environs du Loclat, Wavre, Epagnier et Marin.

Cette forme paraĂźt donc avoir Ă©tĂ© passablement plus commune autrefois qu’elle n’est aujourd’hui.

Var. petricola (Clessin)

D. a. — On trouve cette variĂ©tĂ© minuscule Ă  Couvet ainsi qu’au Jura bernois. Non encore signalĂ©e.

D. q. — Entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwilr de Champion (Gampelen) et aux environs du Loclat.

Var. helvetica (Sterki)

Bollinger, 1909, p. 62-64 ; Godet, 1907, p. 117.

D. a. — Assez commune, intermĂ©diaire entre le type putchella et le type costata : NeuchĂątel, Saint-Blaise, Cerlier, etc.

D. q. — Entre Anet (Ins) et Champion, et prùs de Champion (Gampelen).

Var. costata (MĂŒll.).

Vallonia costata Bollinger, 1909, p. 62-64 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 47 ; Vallonia, Godet, 1907, p. 117.

D. a. — RĂ©pandue un peu partout.

D. q. — La Sauge, prùs de Champion (Gampelen), Thielle et à Saint-Jean.

Var. adela West. (= H. tenuilabris Born.)

Vallonia adela Bollinger, 1909, p. 62.

D. a. — Cette forme n’est signalĂ©e en Suisse qu’aux BrenĂȘts et dans les laisses de l’Aar Ă  Altenbourg. Bollinger (loc. cit.) en donne la distribution gĂ©nĂ©rale.

D. q. — Prùs de Champion (Gampelen).

Gen. Helicodonta Risso.

20. Helicodonta (Trigonostoma) obvoluta (MĂŒll.)

Helicodonta obvoluta Bollinger, 1909, p. 65-66 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 47 ; Musy, 1913, mss. ; Helicodonta, Godet, 1907, p. 118 ; Piaget, 1912b, p. 79.

D. a. — RĂ©pandue un peu partout, signalĂ©e dans la vallĂ©e de la Broie (Musy), au Landeron et Ă  Jolimont (Piaget), habite aussi la plus grande partie de notre rĂ©gion d’étude.

D. q. — Dunes de Witzwil, argiles du Jolimont (prĂšs de Saint-Jean), entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach).

Gen. Fruticicola Held.

21. Fruticicola (Fruticicola) sericea (Drap.)

Fruticicola sericea Bollinger, 1909, p. 70-72 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 48 ; Musy, 1913, mss. ; Fruticicola, Godet, 1907, p. 119.

D. a. — Assez rĂ©pandue dans toute la contrĂ©e.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), Montmier-Anet, Anet (Ins), Anet-BretiĂšge (BrĂŒttelen), Anet-Champion, Vully, plaine de la Broie, dunes entre Champion et Witzwil, alluvions sableux de Champion (Gampelen), Thielle, argiles de Saint-Jean, de Jolimont, entre Cerlier (Erlach) et Locraz, Ă  Locraz mĂȘme (LĂŒscherz), entre le Landeron, Cressier, environs du Loclat, Epagnier et Marin.

Var. corneola Clessin.

Godet, loc. cit.

D. a. — Pas rare, avec le type. Elle fait transition entre ce dernier et la variĂ©tĂ© suivante.

D. q. — Anet (Ins) et Thielle.

Var. plebeia Drap.

Bollinger, loc. cit. ; Fruticicola plebeia Godet, 1907, p. 119.

D. a. — Commune dans le Seeland et les environs.

D. q. — Plaine de la Broie, dunes de Witzwil, Thielle, molasse de Saint-Jean, entre Locraz et Cerlier, Locraz (LĂŒscherz), Landeron-Neuveville et Ă  Epagnier.

22. Fruticicola (Fruticicola) hispida (L.)

Fruticicola hispida Bollinger, 1909, p. 68-69 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 48 ; Musy, 1892, p. 31 ; 1913, mss. ; Fruticicola, Godet, 1907, p. 119.

D. a. — Cette espĂšce paraĂźt prĂ©fĂ©rer les terrains molassiques Ă  tous les autres, aussi est-elle frĂ©quente dans le plateau : Cantons de Berne et de Fribourg. Je l’ai en outre recueillie vivante Ă  l’état fort typique dans la plaine de la Broie, ainsi qu’aux environs d’Anet et de Cerlier. D’autre part, on a prĂ©tendu que cette forme fait dĂ©faut au Jura, ce qui semble vrai pour le canton de NeuchĂątel, alors que M. Bollinger cite un grand nombre de localitĂ©s de la partie orientale de cette chaĂźne. Je l’ai trouvĂ©e typique Ă  Pont-de-Roide, non loin de lĂ .

D. q. — PrĂšs de Champion (Gampelen), Chules (Gals), entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier, entre le Landeron et Cressier.

23. Fruticicola (Fruticicola) rufescens Penn.

Fruticicola rufescens Bollinger, 1909, p. 69-70 ; Helix, Th. Studer, 1884, p. 48 ; Fruticicola, Godet, 1907, p. 119 ; Piaget, 1912b, p. 79.

D. a. — Habite surtout le Jura, pourtant signalĂ©e Ă  Vaumarcus, et se trouve Ă©galement Ă  Cudrefin, au Vully, sur le Jolimont et Ă  Cerlier.

D. q. — Dunes de Witzwil, entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier et dans les alluvions sableux de Champion (Gampelen).

24. Fruticicola (Monacha) incarnata (MĂŒll.)

Fruticicola incarnata Bollinger, 1909, p. 74-75 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 48 ; Musy, 1913, mss. ; Fruticicola, Godet, 1907, p. 120 ; Piaget, 1912b, p. 79.

D. a. — Commune par places, rĂ©pandue un peu partout.

D. q. — Argiles de Saint-Jean et entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach).

Gen. Arianta Leach.

25. Arianta arbustorum (MĂŒll.)

Arianta arbustorum Bollinger, 1909, p. 76-77 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37-38 ; Th. Studer, 1884, p. 49 ; Musy, 1913, mss. ; Arianta, Godet, 1907, p. 121 ; Piaget, 1912b, p. 79.

D. a. — ExtrĂȘmement rĂ©pandue partout, surtout dans la rĂ©gion infĂ©rieure ; sur les sommets du Jura, la grande forme normale est remplacĂ©e par la petite var. alpicola.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), entre Montmier (MĂŒntschemier) et Anet (Ins), plaine de la Broie, argile de Witzwil, Chules (Gals), prĂšs de Saint-Jean (argile du Jolimont), Cerlier (Erlach), de lĂ  Ă  Locraz (LĂŒscherz), Locraz mĂȘme, le Landeron, Landeron-Cressier et devant Cressier.

Gen. Chilotrema Leach.

26. Chilotrema lapicida (L.)

Chilotrema lapicida Bollinger, 1909, p. 77-78 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 48 ; Musy, 1913, mss. ; Chilotrema, Godet, 1907, p. 121 ; Piaget, 1912b, p. 79.

D. a. — RĂ©pandue dans le Seeland et les environs.

D. q. — Argiles de Saint-Jean et entre le Landeron et Neuveville.

Gen. Isognomostoma Fitz.

27. Isognomostoma personatum (Lam.)

Isognomostoma personatum Bollinger, 1909, p. 78-80 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 47 ; Musy, 1913, mss. ; Isognomostoma, Godet, 1907, p. 122 ; Piaget, 1912b, p. 80.

D. a. — Assez frĂ©quente dans le Jura neuchĂątelois et bernois, mais rare dans le Plateau (entre Bossonens et PalĂ©zieux, Gurten, etc.)

D. q. — Entre Locraz et Cerlier (argiles).

Gen. Helix (L.) sensu stricto

28. Helix pomatia L.

Helix pomatia Bollinger, 1909, p. 81-83 ; Regelsperger, 1884, p. 38 ; Th. Studer, 1884, p. 49 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 122 ; Piaget, 1912b, p. 80.

D. a. — ExtrĂȘmement commune partout.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), entre Montmier (MĂŒntschemier) et Anet (Ins), Anet mĂȘme et de lĂ  Ă  Champion, plaine de la Broie, entre la Sauge et Cudrefin, sables de Champion (Gampelen), terreau sableux Ă  Champion mĂȘme, Thielle, Bethlehem, prĂšs de Saint-Jean, Jolimont, Cerlier, entre Locraz et Cerlier, le Landeron, entre ce village et Neuveville d’une part, Cressier de l’autre, Cressier mĂȘme, Cornaux, environs du Loclat, Wavre et Marin.

Gen. Tachea Leach.

29. Tachea nemoralis (L.)

Tachea nemoralis Bollinger, 1909, p. 84-85 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 38 ; Th. Studer, 1884, p. 49 ; Musy, 1913, mss. ; Tachea, Godet, 1907, p. 125 ; Piaget, 1912b, p. 81.

D. a. — TrĂšs commune dans la rĂ©gion infĂ©rieure et particuliĂšrement sur le Plateau, s’élĂšve peu sur les montagnes.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), entre Anet (Ins) et Champion (Gampelen), plaine de la Broye, la Sauge, de ce point Ă  Cudrefin et vers Witzwil, entre Champion et Witzwil, sables et terreaux des environs de Champion, Thielle, argiles de Saint-Jean, terreaux de ce mĂȘme hameau, Jolimont, Cerlier (Erlach), entre cette ville et Locraz (LĂŒscherz), Ă  Locraz mĂȘme, le Landeron, de lĂ  Ă  Neuveville, Cressier, Cornaux, environs du Loclat, prĂšs de Wavre et Ă  Marin.

30. Tachea hortensis (MĂŒll.).

Tachea hortensis Bollinger, 1909, p. 83-84 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 38 ; Th. Studer, 1884, p. 49 ; Musy, 1913, mss. ; Tachea, Godet, 1907, p. 124 ; Piaget, 1912b, p. 80.

D. a. — Cette espĂšce, commune dans le Jura, semble trĂšs peu rĂ©pandue dans la rĂ©gion infĂ©rieure. Godet ne la mentionne pas au-dessous de 600 m. Pourtant, Th. Studer la cite, ainsi que Regelsperger, aux environs de Berne et Musy dans la plaine de la Broye. Je l’ai moi-mĂȘme recueillie Ă  NeuchĂątel (450 m), Ă  Cerlier (435 m) et dans les bois du Jolimont. Elle me paraĂźt rare dans ces trois derniĂšres localitĂ©s.

D. q. — Anet (Ins), argile de Saint-Jean et entre Locraz et Cerlier (LĂŒscherz et Erlach).

31. Tachea sylvatica (Drap.)

Tachea sylvatica Bollinger, 1909, p. 85-87 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 38 ; Th. Studer, 1884, p. 49 ; Musy, 1913, mss. ; Tachea, Godet, 1907, p. 124 ; Piaget, 1912b, p. 80.

D. a. — Espùce des montagnes, descendant trùs rarement au-dessous de 500 m (Bollinger) ou 600 m (Godet). Commune dans les environs de Neuchñtel.

D. q. — Grùs argileux de Saint-Jean.

Gen. Xerophila Held.

32. Xerophila ericetorum (MĂŒll.)

Xerophila ericetorum Bollinger, 1909, p. 87-88 ; Helix, Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 48 ; Musy, 1913, mss. ; Xerophila, Godet, 1907, p. 126 ; Piaget, 1912b, p. 81.

D. a. — Assez commune dans les lieux exposĂ©s au soleil, dans le Plateau et sur les pentes du Jura (au Seeland, etc.).

D. q. — Entre ChiĂštres (Kerzers) et Montmier (MĂŒntschemier), Ă  Montmier mĂȘme, entre Montmier et Anet (Ins), Ă  Anet, de lĂ  Ă  Champion (Gampelen), au Vully, dans la plaine de la Broye, dunes de Witzwil ; Champion, sables et terreaux Ă  Champion, Thielle, prĂšs de Saint-Jean, le Landeron, Cressier, prĂšs de Wavre et Ă  Marin.

Var. Tardyi (Bourgt.)

D. a. — N’est pas signalĂ©e dans les environs ; ailleurs, Ă  Saint-Claude (Jura français).

D. q. — Dunes de sable à Witzwil et à Champion.

33. Xerophila candidula (Stud.)

Xerophila candidula Bollinger, 1909, p. 89-91 ; Helix, Th. Studer, 1884, p. 49 ; Xerophila, Godet, 1907, p. 127 ; Piaget, 1912b, p. 81.

D. a. — EspĂšce assez rĂ©pandue dans les endroits secs des pentes du Jura ; commune par places dans le Plateau : ChiĂštres, Anet, Souaillon, Thielle, etc.

D. q. — Entre ChiĂštres (Kerzers) et Montmier (MĂŒntschemier), Montmier mĂȘme et entre ce village et Anet (Ins), Anet mĂȘme, de lĂ  Ă  BretiĂšge (BrĂŒttelen) et Ă  Champion (Gampelen), Vully, plaine de la Broye, la Sauge, de lĂ  Ă  Cudrefin et Ă  Witzwil, Witzwil mĂȘme, dans les dunes, sables de Champion, Champion mĂȘme, Thielle, Bethlehem, Saint-Jean, Cerlier, Locraz, le Landeron, Cressier, Cornaux, environs du Loclat, Epagnier et Marin.

Var. gratiosa (Stud.)

D. a. — VariĂ©tĂ© disparue de notre faune actuelle. Elle nĂ©cessite un climat chaud et est rĂ©pandue au Valais, en particulier dans la station xĂ©rothermique bien connue de Tourbillon, oĂč elle atteint la jolie taille de 10-11 mm de diam.

D. q. — Entre ChiĂštres (Kerzers) et Montmier (MĂŒntschemier), Anet (Ins), entre ce village et Champion (Gampelen), entre la Sauge et Witzwil, Witzwil mĂȘme, Thielle, Saint-Jean, Cerlier (Erlach), le Landeron, Epagnier et Marin.

Remarque. — L’abondance de cette jolie forme Ă  test lisse et grande taille provient sans doute du temps oĂč l’on trouvait encore des chĂȘnes au Grand Marais (dĂ©pĂŽts de tourbe) et est un critĂšre assez sĂ»r des variations de climat. Les individus communs ont 8-9 mm de diamĂštre (Marin, etc.). Ceux de Cerlier et de Saint-Jean atteignent facilement 10 mm.

34. Xerophila carthusiana (MĂŒll.)

Carthusiana carthusiana Bollinger, 1909, p. 91-92 ; Helix, Musy, 1913, mss. ; Xerophila, Godet, 1907, p. 127 ; Piaget, 1912b, p. 82.

D. a. — EspĂšce franchement xĂ©rothermique, commune aux environs de Lausanne, mais fort rare dans ceux du Seeland : Estavayer, Cudrefin, Grand Marais (prĂšs de Vully).

D. q. — Argile de Witzwil et entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach).

Fam. BuliminidĂŠ

Gen. Buliminus Ehr.

35. Buliminus (Zebrina) detritus (MĂŒll.)

Buliminus detritus Regelsperger, 1884, p. 39 ; Buliminus, Bollinger, 1909, p. 92-93 ; Th. Studer, 1884, p. 50 ; Godet, 1907, p. 128 ; Piaget, 1912b, p. 82.

D. a. — Commune par places, sur les pentes bien exposĂ©es : Vully, Jura, etc.

D. q. — Argile du Vully.

36. Buliminus (Ena) montanus (Drap.).

Buliminus montanus Regelsperger, 1884, p. 39 ; Buliminus, Bollinger, 1909, p. 93-94 ; Th. Studer, 1884, p. 50 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 128 ; Piaget, 1912b, p. 82.

D. a. — Commune dans les forĂȘts du Jura ; rare dans le Plateau : bords de la Broye (Musy), etc.

D. q. — Grùs argileux prùs de Saint-Jean et entre Locraz et Cerlier.

Var. carthusiana Locard

D. a. — Non signalĂ©e dans les environs ; elle doit se trouver dans le Jura.

D. q. — Avec le type, prùs de Saint-Jean.

37. Buliminus (Ena) obscurus (MĂŒll.)

Bulimus obscurus Regelsperger, 1884, p. 39 ; Buliminus, Bollinger, 1909, p. 94-95 ; Th. Studer, 1884, p. 50 ; Godet, 1907, p. 128.

D. a. — ExtrĂȘmement commune un peu partout, autant sur le Plateau que dans le Jura.

D. q. — Entre Anet et Champion, plaine de la Broye, dunes de Witzwil, prùs de Champion et à Thielle.

Gen. Chondrula Beck.

38. Chondrula tridens (MĂŒll.)

Buliminus tridens Th. Studer, 1884, p. 50 ; Chondrula Bollinger, 1909, p. 95-96 ; Godet, 1907, p. 129 ; Piaget, 1912b, p. 82.

D. a. — EspĂšce rare, dont les stations les plus rapprochĂ©es sont : environs de Berne, de Saint-Imier, Epagnier, Lugnorres (Vully), Vaumarcus et le vallon de Provence, Vevey et Lausanne.

D. q. — Argiles du Vully et dĂ©pĂŽt sableux de Champion (Gampelen).

39. Chondrula quadridens (MĂŒll.)

Chondrula quadridens Bollinger, 1909, p. 96-97 ; Chondrus, Regelsperger, 1884, p. 39 ; Buliminus, Th. Studer, 1884, p. 50 ; Chondrula, Godet, 1907, p. 129 ; Piaget, 1912b, p. 82.

D. a. — Commune par places, dans les endroits bien exposĂ©s : Cerlier, Cornaux, Cressier, Vully, Morat, Belp, NeuchĂątel, Montmollin, Colombier, Grandson, etc.

D. q. — Entre Anet (Ins) et Champion (Gampelen), plaine de la Broye, dunes de Witzwil, alluvions sableuses de Champion et Thielle.

Cette espĂšce paraĂźt moins rĂ©pandue au Seeland aujourd’hui qu’autrefois.

Fam. CochlicopidĂŠ

Gen. Cochlicopa Risso

40. Cochlicopa lubrica (MĂŒll.)

Ferussacia subcylindrica Regelsperger, 1884, p. 39 ; Cochlicopa lubrica Bollinger, 1909, p. 99-101 ; Th. Studer, 1884, p. 50 ; Godet, 1907, p. 129 ; Piaget, 1912b, p. 83.

D. a. — Commune un peu partout, en particulier au Vully, à Cerlier, à Montmirail, etc.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), entre Montmier (MĂŒntschemier) et Anet (Ins), Anet mĂȘme, de lĂ  Ă  BretiĂšge (BrĂŒttelen) et vers Champion (Gampelen), Vully, plaine de la Broye, entre la Sauge et Cudrefin, argile et dunes de Witzwil, dune entre Champion et Witzwil, sables et terreaux des environs de Champion, Thielle, argiles et terreaux de Saint-Jean, Jolimont, Cerlier, Locraz-Cerlier, Locraz mĂȘme (LĂŒscherz), le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, environs du Loclat, Epagnier, Marin et la TĂšne.

Var. nitens Koch.

D. a. — RĂ©pandue par places : Montmirail, Colombier, etc.

D. q. — Le Landeron.

Var. minor Cless.

D. a. — Commune par places, dans les montagnes.

D. q. — Dunes de Witzwil.

Var. minima Siem.

Bollinger, loc. cit., p. 100.

D. a. — TrĂšs rare dans nos contrĂ©es, habite les endroits trĂšs secs et arides.

D. q. — Anet (Ins), dĂźmes de Witzwil et de Champion (Gampelen), dĂ©pĂŽt sableux de Champion et argiles de Jolimont. (La hauteur des coquilles varie entre 4,5 et 5 mm, alors qu’elle dĂ©passe 5,5-6 mm chez ce type ; le test est beaucoup plus grĂȘle).

Gen. CĂŠcilianella Stab.

41. CĂŠcilianella acicula (MĂŒll.)

Caecilianella acicula Bollinger, 1909, p. 101 ; Godet, 1907, p. 130 ; Piaget, 1912b, p. 83.

D. a. — Par ci par là, commune nulle part : Saint-Blaise, etc.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), entre Montmier (MĂŒntschemier) et Anet, Anet mĂȘme et de lĂ  vers BretiĂšge et vers Champion, terreaux de Champion, Bethlehem, Saint-Jean, Cerlier, Locraz, le Landeron et Marin.

Fam. PupidĂŠ

Gen. Pupa Drap.

42. Pupa frumentum Drap.

Pupa frumentum Bollinger, 1909, p. 103-104 ; Regelsperger, 1884, p. 39 ; Godet, 1907, p. 130 ; Piaget, 1912b, p. 83.

D. a. — Commune par places : Saint-Blaise, Cornaux, Cressier.

D. q. — Anet (Ins).

43. Pupa secale Drap.

Pupa secale Bollinger, 1909, p. 104-105 ; Th. Studer, 1884, p. 51 ; Godet, 1907, p. 131.

D. a. — Trùs commune un peu partout.

D. q. — Dunes de sable de Witzwil.

44. Pupa avenacea (Brug).

Pupa avenacea Regelsperger, 1884, p. 39 ; Th. Studer, 1884, p. 51 ; Modicella, Godet, 1907, p. 131 ; Bollinger, 1909, p. 105.

D. a. — Trùs commune par places, un peu partout : Laupen, Chiùtres, etc., etc.

D. q. — Entre le Landeron et Neuveville.

Gen. Sphyradium West.

45. Sphyradium edentulum (Drap.)

Pupa inornata Th. Studer, 1884, p. 51 (= edentula sec. Studer ipsum) ; Sphyradium edentulum (non inornatum sec. Godet) Godet, 1907, p. 116 ; Bollinger, 1909, p. 109-110 ; Musy, 1913, mss. ; Piaget, 1912b, p. 78.

D. a. — EspĂšce rare, signalĂ©e dans les environs Ă  Salavaux, Berne, Creux-du-Van, CĂŽte-aux-FĂ©es et Sainte-Croix.

D. q. — Dunes de sable de Witzwil.

Gen. Pupilla Leach.

46. Pupilla muscorum (L.)

Pupa muscorum Th. Studer, 1884, p. 51 ; Pupilla, Bollinger, 1909, p. 106-107 ; Regelsperger, 1884, p. 39 ; Godet, 1907, p. 131 ; Piaget, 1912b, p. 83.

D. a. — Commune un peu partout.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), Anet (Ins), entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil et de Champion, dĂ©pĂŽt sableux et terreaux de Champion, Thielle, Jolimont, Cerlier, sables de Locraz, le Landeron et Marin.

Var. pratensis Clessin

D. a. — Par places, au Seeland et aux environs de Neuchñtel.

D. q. — Anet, dunes de Witzwil, Champion, Saint-Jean.

Var. elongata Clessin

D. a. — Un peu partout, avec le type.

D. q. — Thielle, Champion (Gampelen), Anet (Ins) et dunes de Witzwil.

47. Pupilla triplicata (Stud.)

Pupa triplicata Th. Studer, 1884, p. 51 ; Pupilla, Bollinger, 1909, p. 108-109 ; Godet, 1907, p. 131 ; Piaget, 1912b, p. 83.

D. a. — Assez commune dans les environs : Anet, Neuchñtel, etc.

D. q. — Anet (Ins), dunes de Witzwil et sables de Champion (Gampelen).

Gen. Acanthinula Beck.

48. Acanthinula aculeata (MĂŒll.)

Helix aculeata Regelsperger, 1884, p. 37 ; Th. Studer, 1884, p. 47 ; Acanthinula, Bollinger, 1909, p. 97-98 ; Godet, 1907, p. 129 ; Piaget, 1912b, p. 82.

D. a. — Assez rare, par places : La Tùne, environs de Neuchñtel, etc.

D. q. — Marin.

Gen. Vertigo MĂŒll.

49. Vertigo antivertigo Drap.

Pupa antivertigo Th. Studer, 1884, p. 51 ; Vertigo, Bollinger, 1909, p. 112-113 ; Godet, 1907, p. 131 ; Piaget, 1912b, p. 83.

D. a. — Rare : on l’a signalĂ©e Ă  Auvernier, au Landeron, et Ă  Cerlier, dans les environs immĂ©diats.

D. q. — Dunes de Witzwil et dĂ©pĂŽt sableux de Champion.

50. Vertigo pygmĂŠa Drap.

Pupa pygmÊa Th. Studer, 1884, p. 51 ; Vertigo, Regelsperger, 1884, p. 40 ; Bollinger, 1909, p. 113-114 ; Godet, 1907, p. 131 ; Piaget, 1912b, p. 83.

D. a. — Plus commun que le prĂ©cĂ©dent, signalĂ© aux environs de NeuchĂątel et Ă  la Sauge. Je l’ai trouvĂ©e derniĂšrement Ă  Colombier et au chĂąteau de Thielle.

D. q. — DĂ©pĂŽt sableux de Champion (Gampelen).

51. Vertigo pusilla MĂŒll.

Vertigo pusilla Bollinger, 1909, p. 114-115 ; Regelsperger, 1884, p. 40 ; Godet, 1907, p. 132.

D. a. — Rare dans notre contrĂ©e : signalĂ©e Ă  Pierrabot et Ă  Valangin. J’en ai dĂ©couvert rĂ©cemment une nombreuse station aux Valangines (prĂšs NeuchĂątel).

D. q. — Dunes de Champion (Gampelen) et dĂ©pĂŽt sableux de la mĂȘme localitĂ©.

Var. Godetiana nov. var.

Testa normalis nisi peristoma magis tenui, subcontinuum, margine dextro non intus arcuato, pariete unidentata.

Alt. 1 œ mm, diam. 1 mm.

Cette nouvelle variĂ©tĂ©, dĂ©jĂ  trouvĂ©e par M. Godet vivante Ă  Pierrabot, diffĂšre du type de l’espĂšce par une ouverture spĂ©ciale : le pĂ©ristome est bordĂ© d’un bourrelet passablement plus fin, subcontinu, trĂšs menu sur le callum, Ă  bord extĂ©rieur non inflĂ©chi en dedans — alors que c’est toujours le cas chez les individus normaux — et ne prĂ©sente qu’un seul pli supĂ©rieur.

D. q. — DĂ©pĂŽt sableux de Champion (Gampelen).

Gen. Isthmia Gray.

52. Isthmia muscorum (Drap.)

Isthmia minutissima Bollinger, 1909, p. 110-111 ; I. muscorum Regelsperger, 1884, p. 40 ; Pupa minutissima Th. Studer, 1884, p. 51 ; Isthmia muscorum Godet, 1907, p. 132 ; Piaget, 1912b, p. 84.

D. a. — Commune par places : Anet, Saint-Blaise, etc.

D. q. — Entre la Sauge et Cudrefin, dunes et dĂ©pĂŽt sableux de Champion.

Fam. ClausiliidĂŠ

Gen. Clausilia Drap.

53. Clausilia (Clausiliastra) laminata (Mtg.)

Clausilia laminata Bollinger, 1909, p. 116-117 ; Regelsperger, 1884, p. 40 ; Th. Studer, 1884, p. 51 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 132 ; Piaget, 1912b, p. 84.

D. a. — Commune par places : Bois Rond, Vully, plaine de la Broye, etc., etc.

D. q. — Anet (Ins), dunes de Witzwil, argile de Saint-Jean, Cerlier (Erlach) et prùs de Wavre.

54. Clausilia (Cusmicia) dubia Drap.

Clausilia dubia Bollinger, 1909, p. 122-123 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Piaget, 1912b, p. 85 ; Cl. dubia var. gallica Godet, 1907, p. 134.

D. a. — ExtrĂȘmement commune dans tout le Jura, moins sur le Plateau.

D. q. — Dunes de Witzwil.

55. Clausilia (Cusmicia) cruciata Stud.

Clausilia cruciata Bollinger, 1909, p. 122 ; Cl. cruciata v. triplicata Godet, 1907, p. 135 ; Piaget, 1912b, p. 85.

D. a. — Cette espĂšce, dont le type a Ă©tĂ© nommĂ© var. triplicata par Hartmann, est assez rare dans le Jura et n’est que peu commune sur le Plateau. Les stations les plus voisines sont Moutier, Chaumont, Taubenloch, gorges de l’Areuse, Creux-du-Van et Sainte-Croix.

D. q. — Dunes de Witzwil.

56. Clausilia (Cusmicia) bidentata Ström.

Clausilia bidentata Godet, 1907, p. 135 ; Piaget, 1912b, p. 85 ; Cl. nigricans Regelsperger, 1884, p. 40 ; Th. Studer, 1884, p. 52.

D. a. — Rare en Suisse, connue de quelques stations seulement : GenĂšve, VĂ©traz, Malagnon, Voirons, Pormenaz, Lausanne, ChĂąlet de la Dole, Bois Rond, Cudrefin? Chaumont, la TĂšne, Berne et MĂŒnchenbuchsee.

D. q. — Prùs de Wavre.

57. Clausilia (Cusmicia) parvula Stud.

Clausilia parvula Bollinger, 1909, p. 124-125 ; Regelsperger, 1884, p. 40 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Godet, 1907, p. 134 ; Piaget, 1912b, p. 84-85.

D. a. — EspĂšce silicifuge, trĂšs commune dans nos contrĂ©es.

D. q. — Dunes de Witzwil.

58. Clausilia (Pirostoma) plicatula Drap.

Clausilia plicatula Bollinger, 1909, p. 125-126 ; Regelsperger, 1884, p. 40 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Godet, 1907, p. 135.

D. a. — ExtrĂȘmement commune partout.

D. q. — Dunes de Witzwil et argiles de Saint-Jean.

59. Clausilia (Pirostoma) lineolata Held.
et var. subcruda Bttg.

Godet, 1907, p. 136 ; Piaget, 1912b, p. 85.

D. a. — Commune par places, signalĂ©e Ă  Cudrefin.

D. q. — Dunes de Witzwil, Cerlier (Erlach) et entre cette ville et Locraz (LĂŒscherz).

60. Clausilia (Pirostoma) ventricosa Drap.

Clausilia ventricosa Bollinger, 1909, p. 126-127 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 136 ; Piaget, 1912b, p. 86.

D. a. — Commune par places, dans le Jura et les environs du Seeland.

D. q. — Dunes de Witzwil et argile de Saint-Jean.

Fam. SuccineidĂŠ

Gen. Succinea Drap.

61. Succinea (Neritostoma) putris (L.).

Succinea putris Bollinger, 1909, p. 130-131 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Godet, 1907, p. 137 ; Piaget et Romy, 1912, p. 147.

D. a. — Trùs commune au Seeland et dans les environs : la Sauge, plaine de la Broye, Anet, Cerlier, Loclat, Champion, Witzwil, etc., etc.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), plaine de la Broye, terreaux de Champion (Gampelen), Chules (Gals), Cressier et environs du Loclat.

62. Succinea (Amphibina) Pfeifferi Rossm.

Succinea Pfeifferi Bollinger, 1909, p. 129-130 ; Regelsperger, 1884, p. 36 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 137 ; Piaget et Romy, 1912, p. 158.

D. a. — TrĂšs commune partout : la Sauge, lac de Morat (Murten), Anet (Ins), ChiĂštres (Kerzers), BretiĂšge (BrĂŒttelen), Cerlier (Erlach), Locraz (LĂŒscherz), Loclat, etc., etc.

D. q. — ChiĂštres, plaine de la Broye, la Sauge, entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil, sable et terreaux de Champion, Thielle (f. minor), Bethlehem (f. minor), Cerlier, Locraz, entre le Landeron et Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, environs du Loclat, Epagnier, Marin et la TĂšne.

Var. brevispirata Baudon.

Godet, loc. cit. ; Piaget et Romy, ibid.

D. a. — Par places, avec le type : Loclat, la Sauge, etc.

D. q. — Sables de Champion (Gampelen), Locraz (LĂŒscherz), Cornaux et environs du Loclat.

Subsp. elegans Risso.

Forma elegans Bollinger, loc. cit. ; Succinea elegans Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 137 ; Piaget, 1912b, p. 86 ; subsp. elegans Piaget et Romy, 1912, loc. cit.

D. a. — Pas commune : Landeron, Epagnier, Saint-Blaise, Valangin et le col des Roches.

D. q. — Cerlier, entre cette ville et Locraz, Cressier, lac de Saint-Blaise et Marin.

63. Succinea (Lucena) oblonga Drap.

Succinea oblonga Bollinger, 1909, p. 127-129 ; Regelsperger, 1884, p. 36 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Godet, 1907, p. 137 ; Piaget et Romy, 1912, p. 149.

D. a. — RĂ©pandue par places : Loclat, Aarziele, etc.

D. q. — ExtrĂȘmement commune : ChiĂštres (Kerzers), entre Montmier (MĂŒntschemier) et Anet (Ins), entre Anet et BretiĂšge (BrĂŒttelen) d’une part et Champion de l’autre, plaine de la Broye, la Sauge, de lĂ  Ă  Cudrefin, sable et terreaux de Champion, Thielle, Bethlehem, argile de Saint-Jean, Jolimont, Cerlier et de lĂ  Ă  Locraz, Locraz mĂȘme, le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, Loclat, prĂšs de Wavre et Marin.

Var. humilis Drouet

D. a. — Pas signalĂ©e dans les environs, ailleurs qu’à Lausanne et qu’au Jura bernois.

D. q. — Plaine de la Broye, sables de Champion (Gampelen), deux dĂ©pĂŽts de Thielle, Bethlehem, Cerlier, Locraz, Cornaux et Loclat.

Var. elongala Kob.

Bollinger et Godet, loc. cit. ; Piaget, 1912b, p. 86.

D. a. — Assez commune dans le Jura.

D. q. — Locraz (LĂŒscherz) et Cornaux.

Ord. II. Basommatophora

Fam. AuriculidĂŠ

Gen. Carychium MĂŒll.

64. Carychium minimum MĂŒll.

Carychium minimum Bollinger, 1909, p. 131-132 ; Regelsperger, 1884, p. 40 ; Th. Studer, 1884, p. 52 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 138 ; Piaget et Romy, 1912, p. 149 ; Piaget, 1912b, p. 86.

D. a. — Assez commun, un peu partout : Berne, Salavaux, plaine de la Broye, la Sauge, Grand Marais, la Tùne, montagne de Boudry, etc.

D. q. — Chiùtres, entre Chiùtres et Montmier, sables de Champion, argile de Saint-Jean, Cerlier et environs du Loclat.

Fam. LimnaeidĂŠ

Gen. LimnĂŠa Lam.

65. LimnĂŠa (Limnus) stagnalis (L.)

LimnÊa stagnalis Bollinger, 1909, p. 132-134 ; Regelsperger, 1884, p. 40 ; Th. Studer, 1884, p. 54 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 138 ; Piaget, 1912, p. 324-325 ; Piaget et Romy, 1912, p. 149.

D. a. — RĂ©pandue dans tous les marais et Ă©tangs.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broye, la Sauge, de lĂ  Ă  Cudrefin et Ă  Witzwil, Witzwil mĂȘme, dunes de sable, Champion, Thielle, Saint-Jean (terreau), entre Locraz et Cerlier, le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, environs du Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. producta Colbeau

F. producta Godet, loc. cit. ; Piaget, 1912, p. 325 ; Var. producta Piaget et Romy, 1912, p. 149-150.

D. a. — Par places : lac de Saint-Blaise, Cerlier, Grand Marais, etc.

D. q. — Dunes de Witzwil et environs du Loclat.

Var. laciniosa Piaget

Var. laciniosaPiaget, 1912a, p. 337-339, fig. 3, 4 et 5 ; Piaget et Romy, 1912, p. 150.

D. a. — Canton de Vaud et environs du Seeland : Loclat, Cressier et Saint-Jean. Auvernier (leg. Rosetti).

D. q. — Thielle.

Var. intermedia Godet

F. intermedia Godet, loc. cit. ; Piaget, 1912, p. 325-326.

D. a. — Commune par places, dans le lac : Cudrefin, Colombier, Marin, Cerlier, etc.

D. q. — Dunes de Witzwil.

Var. turgida Mke

F. ampliata Godet, 1907, p. 139 ; Piaget, 1912, p. 325 (non var. ampliata Cless.).

D. a. — Landeron, Thielle, etc.

D. q. — Entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach) et dans la plaine de la Broye.

Var. lacustris Stud.

Godet, 1907, p. 139 ; Musy, 1913, mss. ; Piaget, 1912, p. 326-327.

D. a. — ExtrĂȘmement commune dans les trois lacs de NeuchĂątel, Bienne et Morat.

D. q. — Plaine de la Broye, argiles et dunes de Witzwil, sables de la Tùne.

66. LimnĂŠa (Gulnaria) limosa (L.) sensu latissimo

LimnÊa limosaPiaget, 1912, p. 327, pl. VIII et IX ; Piaget et Romy, 1912, p. 150.

Type : LimnÊa ovata Drap.

LimnÊa ovata Bollinger, 1909, p. 134-136, pl. I, fig. 1-3 ; L. limosa Regelsperger, 1884, p. 41 ; ovata Th. Studer, 1884, p. 54 ; Godet, 1907, p. 141 ; L. limosa var. ovata Piaget, 1912, p. 329-330, pl. VIII, fig. 22-23, pl. IX, fig. 24.

D. a. — TrĂšs commune dans les Ă©tangs et les riviĂšres.

D. q. — Chiùtres, sables de Champion et entre le Landeron et Cressier.

Var. lacustrina Clessin

L. ovata v. lacustrina Godet, 1907, p. 141 ; Musy, 1913, mss. ; subvar. Piaget, 1912, p. 330.

D. a. — Commune dans le lac : Colombier, Marin, etc.

D. q. — Entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil, Thielle, Cerlier, Marin et la Tùne.

Subsp. ampla Htm.

LimnÊa ampla Godet, 1907, p. 141 ; L. limosa var. ampla Piaget, 1912, p. 327-328, pl. VIII, fig. 1 ; Piaget et Romy, 1912, p. 151.

D. a. — Commune dans les environs.

D. q. — Plaine de la Broye, entre la Sauge et Cudrefin, Witzwil et entre Cerlier et Locraz.

Var. contracta Kob.

Piaget et Romy, 1912, p. 150 ; subvar. Piaget, 1912, p. 328, pl. VIII, fig. 2, 3 et 4.

D. a. — Commune dans nos lacs.

D. q. — Argile et dunes de Witzwil, entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier, Marin et la TĂšne.

Subsp. anricularia (L.)

Var. albescens Cless.

Subvar. albescensPiaget, 1912, p. 328, pl. IX, fig. 32.

D. a. — Dans les lacs : Marin, PrĂ©fargier, Cerlier, Colombier, etc.

D. q. — Plaine de la Broye, dunes de Witzwil, entre Cerlier (Erlach) et Locraz (LĂŒscherz), Marin et la TĂšne.

Var. vulgaris Rossm.

Limn. vulgaris Th. Studer, 1884, p. 54 ; L. auricularia var. vulgaris Godet, 1907, p. 140 ; L. limosa var. lagotis Piaget, 1912, p. 328-329 ; var. vulgaris Germain, 1912, p. 137.

D. a. — Saint-Blaise, Saint-Jean, etc.

D. q. — Terreau de Champion (Gampelen).

Var. tumida Held.

L. tumida Godet, 1907, p. 141, pl. II, fig. 1 et 2 ; L. limosa var. Piaget, 1912, p. 329, pl. IX, fig. 31.

D. a. — Lac de NeuchĂątel, Ă  PrĂ©fargier et Colombier.

D. q. — Marin et la Tùne.

Subsp. mucronata Held.

Limn. mucronata Godet, 1907, p. 141 ; L. limosa var. Piaget, 1912, p. 330, pl. IX, f. 25-26 ; Piaget et Romy, 1912, p. 151.

D. a. — Saint-Blaise (Bregots), Marin, Auvernier, Colombier et Cortaillod.

D. q. — Dunes de Witzwil et sables de Marin.

Var. moratensis Cless.

Limn. auricularia var. moratensis Godet, 1907, p. 140, pl. I, fig. 11-16 ; Musy, 1913, mss. ; var. lagotis subvar. moratensis , p. 329, pl. VIII, fig. 5, 6, 7 et 8, fig. 20 et 21 et pl. IX, fig. 29 et 30 ; L. limosa var. moratensis Piaget et Romy, 1912, p. 151.

D. a. — ExtrĂȘmement commune dans nos lacs et nos marais.

D. q. — Plaine de la Broye, dunes de Witzwil, Marin et la Tùne.

Subsp. peregra (MĂŒll.)

LimnÊa peregra Godet, 1907, p. 141 ; Bollinger, 1909, p. 136-138, pl. I, fig. 1-3 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Th. Studer, 1884, p. 54-55 ; Limn. limosa var. Piaget, 1912, p. 330, pl. VIII, fig. 17 et 18.

D. a. — Surtout dans les montagnes du Jura, mais aussi à Estavayer, au Vully, etc.

D. q. — Chiùtres (Kerzers) et environs du Loclat.

Var. intermedia Piaget

Subvar. intermedia Piaget, 1912, p. 330-311, pl. VIII, fig. 11-16 et pl. IX, fig. 27-28.

D. a. — Dans le lac : Auvernier et Colombier.

D. q. — Champion (Gampelen).

67. LimnĂŠa (Limnophysa) palustris (MĂŒll.)

LimnÊa palustris Bollinger, 1909, p. 139, pl. II, fig. 1 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Th. Studer, 1884, p. 54 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 142 ; Piaget, 1912, p. 331 ; Piaget et Romy, 1912, p. 152.

D. a. — ExtrĂȘmement commun dans tous nos marais.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broye, la Sauge, entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil, terreau de Champion, Thielle, terreau de Saint-Jean, entre Locraz et Cerlier, le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. corvus Gmelin

F. maxima Godet, 1907, p. 142 ; Piaget, 1912, p. 331 ; var. corvus Piaget et Romy, 1912, p. 152.

D. a. — Loclat, Cerlier, Cudrefin, Morat, etc., etc.

D. q. — Plaine de la Broye, la Sauge, de lĂ  Ă  Witzwil, dunes de sable, terreau de Champion (Gampelen), Thielle, terreau de Saint-Jean, le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. curta Cless.

F. curta Godet, loc. cit. ; Piaget, ibid.

D. a. — Avec le type corvus, Colombier, etc.

D. q. — La Sauge, Champion et Thielle.

Var. flavida Cless.

D. a. — Assez rare : Colombier, Marin et Cerlier, toujours dans le lac.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), la Sauge, dunes de Witzwil et Thielle.

Var. Romyana Piaget

Piaget, Journ. conchyl., sous presse.

D. a. — Dans le lac, entre la Sauge et Marin.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), la Sauge, de là à Cudrefin, dunes de Witzwil, Thielle, Saint-Jean et alentours du Loclat.

Var. turricula Held.

V. turricula Godet, 1907, p. 142, pl. I, fig. 20-22 ; Bollinger, pl. II, fig. 2-4,2.

D. a. — Biaufond et Couvet.

D. q. — Plaine de la Broye.

68. LimnĂŠa (Fossaria) truncatula (MĂŒll.)

LimnÊa truncatula Bollinger, 1909, p. 140-142, pl. II, fig. 4, 3-5 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Th. Studer, 1884, p. 54 ; Godet, 1907, p. 142 ; Piaget, 1912, p. 331-332 ; Piaget et Romy, 1912, p. 152 ; Germain, 1912, p. 137-140.

D. a. — Trùs commune partout.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broye, la Sauge, Thielle, entre Locraz et Cerlier, Locraz mĂȘme (LĂŒscherz), Cornaux, Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. oblonga Puton

F. oblonga Godet, loc. cit. ; id. Piaget.

D. a. — Neuchñtel, Anet, la Sauge, etc.

D. q. — La Sauge et Cornaux.

Var. ventricosa Moq. Tand.

Bollinger, loc. cit. ; f. ventricosa Godet et Piaget, loc. cit.

D. a. — Par places, dans les environs.

D. q. — La Sauge.

Var. longispira Cless.

Bollinger, loc. cit.

D. a. — Non encore signalĂ©e dans les environs immĂ©diats, habite le Jura oriental.

D. q. — Entre Locraz (LĂŒscherz) et Cerlier (Erlach).

Var. pygmÊa nov. var. (fig. 18).

Testa minima, ovalo-elongata, satis acuminata, parum ventricosa ; 6 anfractus lenissime crescentes, satis convexi ; sutura profunda ; apertura ovalis, recta, parum ampla ; peristoma solidum, simplex.

Alt. 4 mm. Lat. 2 mm.

Fig. 18. — 


Coquille de taille minuscule, ovoĂŻde allongĂ©e, passablement et rĂ©guliĂšrement acuminĂ©e supĂ©rieurement, infĂ©rieurement trĂšs peu ventrue et lĂ©gĂšrement attĂ©nuĂ©e, assez brillante, assez Ă©paisse, solide, peu transparente, de couleur brun cornĂ© assez foncĂ©, ornĂ©e de stries trĂšs fines et peu rĂ©guliĂšres. Spire conique et allongĂ©e, assez Ă©troite, assez effilĂ©e, Ă  sommet petit, Ă©troit et obtus ; 6 tours trĂšs convexes, s’accroissant trĂšs lentement, le dernier grand, peu ventru, peu bombĂ©, assez arrondi ; suture profonde. Ouverture assez grande, ovale, un peu allongĂ©e, verticale, peu ample, occupant environ la moitiĂ© de la longueur totale, trĂšs peu Ă©chancrĂ©e, Ă  angle d’insertion columellaire peu marquĂ©, l’extĂ©rieur moins obtus, cependant souvent arrondi. PĂ©ristome solide, un peu Ă©paissi, simple, Ă  bord supĂ©rieur oblique, l’extĂ©rieur peu arquĂ©, le columellaire trĂšs peu tordu, dĂ©croissant progressivement. Fente ombilicale trĂšs Ă©troite.

Cette nouvelle variĂ©tĂ©, bien adulte et trĂšs commune dans les gisements quaternaires, est assez voisine de la var. oblonga. Elle en diffĂšre par sa partie infĂ©rieure peu ventrue, au lieu de l’ĂȘtre passablement, par sa spire plus Ă©troite, ses tours s’accroissant plus lentement, plus convexes, par sa suture plus profonde et d’autres particularitĂ©s moins importantes. En outre, sa taille est bien caractĂ©ristique.

D. a. — Mares de Souaillon et lac de Bienne, prùs de Cerlier (rare).

D. q. — Chiùtres (Kerzers), entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil, sable et terreau de Champion, environs du Loclat, Marin et la Tùne.

Fam. PhysidĂŠ

Gen. Physa Drap.

69. Physa (Aplexa) hypnorum (L.)

Physa hypnorum Bollinger, 1909, p. 144 ; Godet, 1907, p. 143 ; Piaget, 1912b, p. 86 ; Aplexa, Th. Studer, 1884, p. 55 ; Piaget et Romy, 1912, p. 153.

D. a. — Peu commune, par places : Saint-Blaise, Loclat, le Landeron, environs de Morat.

D. q. — Chiùtres (Kerzers) et Marin.

Fam. PlanorbidĂŠ

Gen. Planorbis Guett.

70. Planorbis (Tropidiscus) marginatus Drap.

Planorbis marginatus Bollinger, 1909, p. 146-147, fig. 8 et 9 ; Th. Studer, 1884, p. 55 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 143 ; Piaget et Romy, 1912, p. 153 ; umbilicatus Germain, 1912, p. 140-142.

D. a. — Trùs commun partout : Loclat, le Landeron, Cerlier, Champion, la Sauge, lac de Morat, etc.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broye, entre la Sauge et Cudrefin d’une part, Witzwil de l’autre, argile et dunes de Witzwil, Thielle, terreau de Saint-Jean, Cerlier, de lĂ  Ă  Locraz, le Landeron (f. maxima), de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. submarginata Jan.

Godet, 1907, p. 143 ; Musy, 1913, mss.

D. a. — Assez rare : Colombier et Estavayer.

D. q. — Thielle.

71. Planorbis (Tropidiscus) carinatus (MĂŒll.)

Planorbis carinatus Bollinger, 1909, p. 145-146 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Th. Studer, 1884, p. 55 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 144 ; Piaget et Romy, 1912, p. 154.

D. a. — Commune partout : Loclat, Cerlier, Sugiez, Cudrefin, etc.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broye, argile et dunes de Witzwil, Champion, Thielle, entre le Landeron et Cressier, Cressier mĂȘme, lac de Saint-Blaise et la TĂšne.

Var. dubia Htm.

D. a. — Non signalĂ©e dans les environs.

D. q. — Marin.

72. Planorbis (Gyrorbis) rotundatus Poiret

Planorbis rotundatus Bollinger, 1909, p. 147-148 ; Th. Studer, 1884, p. 55 ; Godet, 1907, p. 144 ; Piaget, 1912b, p. 86 ; Piaget et Romy, 1912, p. 154 ; Pl. leucostoma Regelsperger, 1884, p. 41.

D. a. — Commune un peu partout.

D. q. — Entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil, le Landeron, Cressier et Marin.

Var. Blasiensis nov. var. (fig. 19).

Testa minor typo, elevatior ; 4 œ – 5 anfractus rapidius crescentes, rotundatiores.

Diam. 4-5 mm ; alt. 1 œ Ă  1 Ÿ mm.

Coquille de taille plus petite que le type, trĂšs dĂ©primĂ©e, plane en dessus, trĂšs fortement concave en dessous, passablement plus Ă©levĂ©e, bien attĂ©nuĂ©e sur les cĂŽtĂ©s, mince, assez solide, presque opaque, trĂšs brillante, de couleur brun cornĂ© foncĂ©, Ă  peine plus claire en dessous, glabre, ornĂ©e de stries irrĂ©guliĂšres, assez marquĂ©es. Spire non proĂ©minente ni bombĂ©e en dessus ; 4 œ Ă  5 tours trĂšs convexes, s’accroissant plus rapidement que chez le type, moins que chez le Planorbis spirorbis, le dernier un peu plus grand, non dilatĂ© Ă  son extrĂ©mitĂ©, arrondi, comprimĂ©, non dĂ©clive vers l’ouverture, attĂ©nuĂ© sur les cĂŽtĂ©s ; suture plus profonde. Ouverture trĂšs arrondie, aussi haute que large, non Ă©vasĂ©e, non Ă©chancrĂ©e, sans angle d’insertion. PĂ©ristome simple, lĂ©gĂšrement Ă©paissi, bien arquĂ©. Il arrive que le bord infĂ©rieur soit subanguleux, et le dernier tour lĂ©gĂšrement carĂ©nĂ© en dessous.

Cette nouvelle variĂ©tĂ© est un curieux intermĂ©diaire entre les Planorbis rotundatus et spirorbis. Il est mĂȘme probable que c’est prĂ©cisĂ©ment cette forme que quelques auteurs suisses ont appelĂ©e spirorbis, alors que Clessin et d’autres ont toujours prĂ©tendu que le vĂ©ritable Pl. spirorbis est totalement Ă©tranger Ă  la Suisse, n’habitant que la France, l’Allemagne, etc.

D. a. — Étang au-dessus de Saint-Blaise, oĂč il a Ă©tĂ© trouvĂ© en grande abondance Ă  deux reprises, en septembre et en fĂ©vrier, alors qu’on n’y a jamais vu de rotundatus typiques.

D. q. — Dunes de Witzwil, Thielle, Cressier, Cornaux et Marin ; assez commun.

73. Planorbis (Bathyomphalus) contortus (L.)

Planorbis contortus Bollinger, 1909, p. 149 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Th. Studer, 1884, p. 56 ; Godet, 1907, p. 144 ; Piaget, 1912b, p. 86 ; Piaget et Romy, 1912, p. 154 ; Germain, 1912, p. 146-147.

D. a. — Trùs commun dans tous les environs et au Seeland.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), entre la Sauge et Witzwil, dunes de Witzwil, sables de Champion (Gampelen), entre le Landeron et Cressier, Loclat, Marin et la Tùne.

74. Planorbis (Gyraulus) albus (MĂŒll.)

Planorbis albus Bollinger, 1909, p. 149-150 ; Th. Studer, 1884, p. 56 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Godet, 1907, p. 144 ; Piaget et Romy, 1912, p. 154 ; Germain, 1912, p. 143-145.

D. a. — Commun par places : Loclat, Souaillon, Cerlier, Cudrefin, Marin, etc.

D. q. — Plaine de la Broye, argiles de Witzwil, terreau de Champion (Gampelen), de Saint-Jean, Cerlier, entre cette ville et Locraz, environs du Loclat, Marin et la Tùne.

Var. Crosseana (Brgt.)

Planorbis Crossei Germain, 1912, p. 145-146.

D. a. — Elle n’est pas signalĂ©e dans nos environs, mais existe dans le lac de NeuchĂątel, Marin et port de NeuchĂątel.

D. q. — Entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil et environs du Loclat.

Var. stelmachÊtia (Brgt.)

D. a. — N’est pas signalĂ©e dans notre rĂ©gion. Je l’ai trouvĂ©e au lac d’Annecy : c’est un curieux intermĂ©diaire entre le type albus et le Pl. deformis ; la gradation est mĂȘme si insensible dans les exemplaires des dĂ©pĂŽts du Seeland qu’il ne me paraĂźt pas indiquĂ© de sĂ©parer spĂ©cifiquement cette derniĂšre forme.

D. q. — Plaine de la Broye, entre la Sauge et Witzwil, dunes de sables de ce mĂȘme endroit, entre Cerlier (Erlach) et Locraz (LĂŒscherz) et Marin.

Var. deformis (Htm.)

D. a. — N’existe actuellement que dans la Suisse orientale ; cependant Imhof a signalĂ© jadis une forme voisine — Pl. tenellus Htm. — dans le lac de Morat. Je ne l’y connais point.

D. q. — TrĂšs rare : dans le sable de Witzwil. Elle y est fort caractĂ©ristique parfois, mais reliĂ©e aux albus par la variĂ©tĂ© prĂ©cĂ©dente.

75. Planorbis (Gyraulus) glaber Jeffr.

Planorbis glaber Godet, 1907, p. 144 ; Piaget et Romy, 1912, p. 155.

D. a — Rare : je ne le connais en Suisse qu’à Stein am Rhein, dans le lac de NeuchĂątel, Ă  Saint-Blaise et au Loclat. Sans doute est-il plus rĂ©pandu.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), plaine de la Broye, sables de Champion (Gampelen), le Landeron et environs du Loclat.

76. Planorbis (Armiger) crista (L.)

Planorbis crista Bollinger, 1909, p. 150-151 ; Th. Studer, 1884, p. 56 ; Piaget et Romy, 1912, p. 155 ; Pl. nautileus Godet, 1907, p. 145 ; Piaget, 1912b, p. 86.

D. a. — RĂ©pandu dans divers marais : Souaillon, pont de Thielle, Saint-Jean, Cerlier, etc.

D. q. — Environs du Loclat (var. imbricata ?).

77. Planorbis (Hippeutis) complanatus (L.)

Planorbis complanatus Bollinger, 1909, p. 151 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Th. Studer, 1884, p. 56 ; Godet, 1907, p. 145 ; Piaget, 1912b, p. 86 ; Piaget et Romy, 1912, p. 155-156.

D. a. — Par places : Loclat, le Landeron, Muri, etc.

D. q. — Chiùtres (Kerzers), Jolimont et environs du Loclat.

Fam. AncylidĂŠ

Gen. Ancylus Geoffr.

78. Ancylus (Ancylastrum) fluviatilis (L.)

Ancylus fluviatilis Bollinger, 1909, p. 152-154 ; Regelsperger, 1884, p. 41 ; Th. Studer, 1884, p. 56 ; Godet, 1907, p. 145 ; Piaget, 1912b, p. 87.

D. a. — Dans nos lacs et dans l’Areuse.

D. q. — Locraz (dĂ©pĂŽt mixte et lacustre).

II. S. Cl. Pneumopoma

Fam. CyclostomatidĂŠ

Gen. Ericia Moq. Tand.

79. Ericia elegans (MĂŒll.)

Ericia elegans Bollinger, 1909, p. 157-158 ; Cyclostomus, Th. Studer, 1884, p. 52-53 ; Cyclostoma, Musy, 1913, mss. ; Ericia, Godet, 1907, p. 146 ; Piaget, 1912b, p. 87.

D. a. — Commune par places : Cornaux, Douanne, Vully, Estavayer, etc.

D. q. — Entre Anet (Ins) et Champion (Gampelen), dunes de Witzwil, Saint-Jean (argile), Cressier et environs du Loclat.

Fam. CyclophoridĂŠ

Gen. Pomatias Htm.

80. Pomatias septemspirale (Raz.)

Pomatias septemspirale Bollinger, 1909, p. 155-157 ; Th. Studer, 1884, p. 53 ; Godet, 1907, p. 146.

D. a. — ExtrĂȘmement commune dans tout le Jura ; Vully.

D. q. — Dunes de Witzwil.

III. S. Cl. Branchiata

Fam. ValvatidĂŠ

Gen. Valvata MĂŒll.

81. Valvata (Cincinna) piscinalis (MĂŒll.)

Valvata piscinalis (sensu latiore) Bollinger, 1909, p. 165-166 ; Regelsperger, 1884, p. 42 ; Th. Studer, 1884, p. 53 ; Germain, 1912, p. 152-154 ; Piaget, 1912b, p. 87, fig. 8 ; Piaget et Romy, 1912, p. 156.

D. a. — Le type de cette vaste espùce est rare chez nous. Je ne le connais que du Loclat (et du Mouson) et de l’Areuse à Noiraigue. Il est subfossile aux alentours du Grand Mooseedorfsee.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broye, entre la Sauge et Cudrefin, dunes de Witzwil, de Champion, terreaux de Champion, Thielle, entre Cerlier (Erlach) et Locraz (LĂŒscherz), Locraz mĂȘme, le Landeron, environs du Loclat, Marin et la TĂšne. C’est Ă©galement la forme que M. Germain signale Ă  Bevaix Ă  l’exclusion du V. antiqua.

Var. antiqua (Sow.)

Valvata antiqua Godet, 1907, p. 148 ; piscinalis var., Bollinger, loc. cit. ; antiqua Musy, 1913, mss. ; Piaget, sous presse.

D. a. — ExtrĂȘmement commune dans nos trois lacs jusqu’à la profondeur d’environ 30 m, oĂč vit Ă©galement la var. Fuhrmanni (Piaget, sous presse).

D. q. — Plaine de la Broye, la Sauge, Cudrefin, la Sauge —Witzwil, argiles et dunes de Witzwil, dunes, sables et terreaux de Champion, Cerlier, de lĂ  Ă  Locraz (LĂŒscherz), Locraz mĂȘme, le Landeron, Cressier, Marin et la TĂšne.

82. Valvata (Tropidina) pulchella Stud.

Valvata pulchella Bollinger, 1909, p. 166-167 ; spirorbis Th. Studer, 1884, p. 53 ; depressa Godet, 1907, p. 148 ; Germain, 1912, p. 155-156 ; Piaget, 1912b, p. 88.

D. a. — Peu commune : le Landeron, la Tùne, etc.

D. q. — Entre la Sauge et Witzwil, sables et terreaux de Champion (Gampelen), entre le Landeron et Cressier, Cressier mĂȘme, environs du Loclat, Marin et la TĂšne.

83. Valvata (Gyrorbis) cristata MĂŒll.

Valvata cristata Bollinger, 1909, p. 167 ; Th. Studer, 1884, p. 53 ; Godet, 1907, p. 148 ; Germain, 1912, p. 156-157 ; Piaget, 1912b, p. 88 ; Piaget et Romy, 1912, p. 157.

D. a. — Commune par places : le Landeron, Loclat, Marin, Cerlier, etc.

D. q. — Entre la Sauge et Witzwil, dunes de Witzwil, sables de Marin, Thielle, le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier (f. major), Cressier mĂȘme, environs du Loclat, Marin et la TĂšne.

Fam. PaludinidĂŠ

Gen. Bythinia Gray.

84. Bythinia tentaculata (MĂŒll.)

Bythinia tentaculata Bollinger, 1909, p. 160-161 ; Regelsperger, 1884, p. 42 ; Th. Studer, 1884, p. 53 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 147 ; Germain, 1912, p. 148-151 ; Piaget et Romy, 1912, p. 157.

D. a. — ExtrĂȘmement commune partout.

D. q. — ChiĂštres (Kerzers), plaine de la Broye, entre la Sauge et Cudrefin d’une part, Witzwil de l’autre, Witzwil mĂȘme, dunes de cette mĂȘme localitĂ© et de Champion (Gampelen), sables et terreaux de Champion, Thielle, argiles et terreaux de Saint-Jean, Cerlier, de lĂ  Ă  Locraz (LĂŒscherz), Locraz mĂȘme, le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. producta Mke.

Godet, Piaget et Romy, loc. cit.

D. a. — RĂ©pandue avec le type.

D. q. — Entre la Sauge et Cudrefin (forme extrĂȘmement allongĂ©e), dunes de Witzwil, sables de Champion, Thielle, entre le Landeron et Cressier, Cornaux et Loclat.

Var. decipiens Mill. sec. Locard.

Bythinia decipiens Godet, 1907, p. 147 ; Var. decipiens Piaget et Romy, loc. cit.

D. a. — Par ci par là : lac de Neuchñtel, Loclat, etc.

D. q. — Dunes de Witzwil, sables de Champion, Thielle, le Landeron, de lĂ  Ă  Cressier, Cressier mĂȘme, Cornaux, Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. ventricosa Leach.

Bythinia Leachii Bollinger, 1909, p. 161-162.

D. a. — SignalĂ©e aux lacs de Joux et des Brenets.

D. q. — Dunes de Witzwil, Thielle, Cressier, Loclat et Marin.

II. Cl. Acephala

Fam. NajadĂŠ

Gen. Unio Phil.

85. Unio tumidus Phil.

Unio tumidus Godet, 1907, p. 150 ; Piaget, 1912b, p. 88 ; Musy, 1913, mss. ; Piaget et Romy, 1912, p. 158.

D. a. — Commune dans les grands lacs.

D. q. — Plaine de la Broye, entre la Sauge et Cudrefin, Cerlier et de là à Locraz (forme minor dans cette derniùre station).

Var. subtypica (Brot) Godet

Godet, 1907, p. 150.

D. a. — Par places, lac de Morat, etc.

D. q. — Plaine de la Broye.

86. Unio consentaneus Zgl.

Unio batavus Godet, 1907, p. 148 ; Musy, 1913, mss. ; consentaneus Godet, 1911, p. 35 ; Piaget, 1912b, p. 88.

D. a. — ExtrĂȘmement rĂ©pandue dans nos lacs.

D. q. — Plaine de la Broye, la Sauge, de lĂ  Ă  Cudrefin et Ă  Witzwil, Witzwil mĂȘme, terreau de Champion, Cerlier, Locraz, Cressier, Marin (et f. major) et la TĂšne.

Var. Droueti Dup., elongata Godet, dilatata Brot et sinuata Stud.

Godet, loc. cit.

D. a. — Communes avec le type.

D. q. — RĂ©pandues dans la plaine de la Broye.

Gen. Anodonta Cuvier

87. Anodonta cygnea (L.) sensu latissimo

Anodonta mutabilis Th. Studer, 1884, p. 56 ; Godet, 1907, p. 151 ; Piaget, 1912b, p. 88.

Var. cellensis Schr.

D. a. — Commune un peu partout ainsi que les suivantes.

D. q. — Plaine de la Broye, Champion et environs du Loclat.

Var. fragilissima BĂŒchn.

D. q. — Plaine de la Broye.

Var. piscinalis Nils.

D. q. — Plaine de la Broye.

Var. lacustrina Cless.

D. q. — Entre Locraz et Cerlier et dans la plaine de la Broye.

Var. Charpentieri KĂŒst.

D. q. — Entre la Sauge et Witzwil, plaine de la Broye et Marin.

Fam. SphĂŠriidĂŠ

Gen. SphĂŠrium Scop.

88. SphĂŠrium (Corneola) corneum (L.)

Sphaerium corneum Th. Studer, 1884, p. 57 ; Godet, 1907, p. 155 ; Piaget, 1912b, p. 88 ; Piaget et Romy, 1912, p. 159 ; Cyclas cornea Musy, 1913, mss.

D. a. — Commune dans les environs : le Landeron, Loclat, Cerlier, la Sauge, etc.

D. q. — Dunes de Witzwil, Champion, Thielle, entre le Landeron et Cressier et la Tùne.

Var. nucleus Stud.

Th. Studer, Godet, Piaget et Romy, loc. cit.

D. a. — Par places : la Sauge, Souaillon, le Landeron.

D. q. — Champion (Gampelen), Thielle, entre le Landeron et Cressier, Loclat et la Tùne.

89. Sphaerium (Corneola) Draparnaldi Cless.

Sphaerium Draparnaldi Th. Studer, 1884, p. 57 ; Godet, 1907, p. 156 ; Piaget, 1912, p. 88 ; Piaget et Romy, 1912, p. 159.

D. a. — Epagnier, Souaillon, le Landeron, etc.

D. q. — Entre la Sauge et Witzwil, dunes de sable, Marin.

Gen. Pisidium C. Pfr.

90. Pisidium (Flumininea) amnicum (MĂŒll.)

Pisidium amnicum Regelsperger, 1884, p. 42 ; Th. Studer, 1884, p. 57 ; Musy, 1913, mss. ; Godet, 1907, p. 156 ; Piaget, 1912b, p. 88 ; Germain, 1912, p. 159-161 ; Piaget et Romy, 1912, p. 160.

D. a. — ExtrĂȘmement commune dans tous nos lacs.

D. q. — La Sauge, de lĂ  Ă  Cudrefin et Ă  Witzwil, argiles et dunes de Witzwil, dunes, sables et terreaux de Champion, Cerlier, de lĂ  Ă  Locraz (LĂŒscherz), Locraz mĂȘme, le Landeron, Cressier, Loclat, Marin et la TĂšne.

Var. elongata Baud.

Godet et Piaget, loc. cit.

D. a. — Dans les lacs.

D. q. — Dunes de Witzwil et la Tùne.

91. Pisidium (Fossarina) Henslowianum Shepp.

Pisidium HenslowianumPiaget, 1913, sous presse.

D. a. — N’existe sans doute plus dans notre faune littorale actuelle. Elle se trouve au LĂ©man, jusqu’à 25 m de fond, au lac de Brienz (45 m), etc.

D. q. — La Sauge et de lĂ  Ă  Cudrefin, dunes de Witzwil et de Champion (Gampelen), sables de Champion, entre Cerlier (Erlach) et Locraz (LĂŒscherz), Locraz mĂȘme et la TĂšne.

Var. inappendiculatum (Brgt.)

D. a. — N’est pas signalĂ©e en Suisse.

D. q. — Entre Cerlier (Erlach) et Locraz (LĂŒscherz) et Ă  la TĂšne.

92. Pisidium (Fossarina) fossarinum Cless.

Pisidium cazertanum Regelsperger, 1884, p. 57 ; fossarinum Th. Studer, 1884, p. 57 ; Piaget, 1913, sous presse.

D. a. — Le type de cette espĂšce n’existe plus dans notre faune littorale. Il est signalĂ© Ă  Berne. Ce mollusque a donnĂ© dans la faune profonde le Pisidium (Clessinia) prolungatum, du lac de NeuchĂątel, qui vit entre 30 et 100 m environ.

D. q. — Plaine de la Broye, la Sauge, de lĂ  Ă  Cudrefin, dunes de Witzwil et de Champion, Cerlier, de lĂ  Ă  Locraz, Locraz mĂȘme, Cornaux et la TĂšne.

Var. obtusa Cless.

D. a. — Non signalĂ©e chez nous.

D. q. — La Tùne.

Subsp. pusilla Gm.

Pisidium pusillum Godet, 1907, p. 157 ; Germain, 1912, p. 162-163 ; Piaget, 1912b, p. 89 ; Piaget et Romy, 1912, p. 160.

D. a. — Commun : lac de Neuchñtel, Loclat, Bethlehem, Cerlier, Marin, la Sauge.

D. q. — Plaine de la Broye, la Sauge, de lĂ  Ă  Cudrefin et Ă  Witzwil, dunes de Witzwil, dunes, sables et terreaux de Champion (Gampelen), Cerlier (Erlach), Cerlier-Locraz, Locraz mĂȘme (LĂŒscherz), Cornaux, environs du Loclat, Marin et la TĂšne.

Remarque. — Je ne crois pas que le Pisidium pusillum de Locard (Coquilles des eaux douces de France, fig. 157) et de l’Ecole de Bourguignat soit le vĂ©ritable pusillum ; il est trop voisin du nitidum. Il me paraĂźt que le pusillum est un fossarinum plus petit, moins renflĂ© et Ă  sommet trĂšs lĂ©gĂšrement moins postĂ©rieur. C’est du moins ainsi que l’interprĂštent Clessin, Godet, etc.

93. Pisidium (Fossarina) obtusale C. Pfr.

Pisidium obtusale Th. Studer, 1884, p. 57 ; Godet, 1907, p. 156 ; Piaget, 1912b, p. 88.

D. a. — Par places : environs de Berne, Muri, GĂŒmligen, le Landeron, Epagnier, etc.

D. q. — Entre la Sauge et Witzwil, dunes de Witzwil, sables et terreaux de Champion, Cerlier-Locraz, Locraz mĂȘme, Marin et la TĂšne.

94. Pisidium (Fossarina) nitidum Jenn.

Pisidium nitidumPiaget, 1913, sous presse.

D. a. — Non signalĂ©e dans les environs. S’il n’a pas disparu de notre faune littorale, il doit y ĂȘtre fort rare. Il existe encore dans la faune profonde : NeuchĂątel par 30 m de fond.

D. q. — TrĂšs commun : plaine de la Broye et la Sauge, entre la Sauge et Cudrefin d’une part, Witzwil d’autre part, argiles et dunes de cette derniĂšre localitĂ©, dunes et sables de Champion, Cerlier (Erlach), entre cette ville et Locraz, Locraz mĂȘme (LĂŒscherz), le Landeron, environs du Loclat, Marin et la TĂšne.

95. Pisidium (Fossarina) milium Held.

Pisidium milium Godet, 1907, p. 157 ; Piaget, 1912b, p. 89.

D. a. — Cette forme n’est signalĂ©e dans les environs qu’à Couvet et au lac des TaillĂšres.

D. q. — Sables de Champion.

C. Conclusions

I. Analyse de la faune

Il est nĂ©cessaire, avant d’analyser les matĂ©riaux que nous venons d’étudier, de fixer le plus exactement possible Ă  quelle Ă©poque et dans quelles conditions ambiantes se trouvait cette faune. Pour cela, il est utile de jeter un coup d’Ɠil rapide sur les transformations gĂ©ologiques dont le Seeland a Ă©tĂ© le théùtre depuis la derniĂšre glaciation, puis d’examiner le rĂ©sultat de ces changements sur la biologie de la rĂ©gion.

On sait qu’avant l’invasion glaciaire un grand lac occupait tout le pied du Jura, de Noirmont Ă  Soleure. AprĂšs plusieurs modifications, rĂ©sultant de l’action des glaciers diluviens, et un comblement presque complet, il s’est reformĂ© lors du retrait dĂ©finitif des glaces. Cette pĂ©riode se termine par une baisse trĂšs notable des eaux, laissant exondĂ©e une plaine sur les bords de laquelle se sont Ă©tablis les premiers habitants lacustres (Homo sapiens). À cette Ă©poque, le lac Ă©tait mĂȘme infĂ©rieur d’environ 2 m Ă  son niveau actuel, bien que le lac de Bienne occupĂąt une surface plus grande. C’est Ă  peu prĂšs alors qu’il faut placer la formation des dunes de sable des environs de Champion, ainsi que le commencement de la pĂ©riode xĂ©rothermique. Mais, au Seeland, cet Ă©tat ne dura pas, car l’énorme alluvionnement des cours d’eau eut pour consĂ©quence de ramener le pays Ă  une constitution trĂšs marĂ©cageuse. Il en rĂ©sulta Ă©galement une hausse Ă©norme du niveau des lacs, et ce n’est que tout rĂ©cemment que le pays est arrivĂ© Ă  sa physionomie actuelle.

On voit donc, d’aprĂšs cette esquisse trĂšs rĂ©sumĂ©e, la difficultĂ© qu’il y a Ă  analyser la faune, Ă©tant donnĂ©s les nombreux changements survenus depuis son apparition. Tout d’abord lacustre, puis palustre, xĂ©rothermique et de nouveau lacustre par intervalles, elle offre naturellement la plus grande bigarrure. Il est facile cependant d’isoler immĂ©diatement les produits xĂ©rophiles ou septentrionaux constituant la faune terrestre, qui ne faisait qu’apparaĂźtre ou disparaĂźtre au grĂ© des fluctuations des eaux. Ces animaux n’ont pas eu Ă  se modifier rapidement, parce que les pays d’alentour leur offraient ce dont ils pouvaient manquer au Seeland. Par contre, les espĂšces aquatiques ont eu Ă  Ă©voluer frĂ©quemment et assez brusquement, car force leur Ă©tait de s’adapter aux nouvelles conditions biologiques, sous peine de disparaĂźtre.

Comme partout ailleurs, cette faune d’eau douce a Ă©tĂ© introduite tout d’abord par les riviĂšres, ne s’adaptant que dans la suite Ă  la vie lacustre. Le dessĂšchement xĂ©rothermique a contraint ces animaux Ă  se localiser dans les trois lacs, puis le passage insensible de ces conditions Ă  l’état marĂ©cageux a favorisĂ© dans tout le Seeland le dĂ©veloppement de certaines formes palustres. La hausse brusque des lacs a sans doute causĂ© alors les plus grands changements. C’est Ă  cette circonstance qu’il faut probablement attribuer la genĂšse d’une partie de la faune profonde (certains Pisidium), en particulier l’apparition si curieuse dans les abysses de la LimnĂŠa palustris donnant la L. abyssicola. Enfin, la formation du rĂ©gime actuel a relĂ©guĂ© dans nos trois lacs la population aquatique du Seeland, et en a dĂ©truit ou modifiĂ© une partie, spĂ©cialement le Pisidium Henslowianum.

Que pouvons-nous constater de cela dans nos rĂ©coltes ? Il convient tout d’abord de remarquer la jeunesse de tous les dĂ©pĂŽts Ă©tudiĂ©s, les plus anciens Ă©tant sans doute les formations Ă©oliennes. Il ne nous reste donc rien du grand lac primitif et les premiers des mollusques aquatiques que nous avons passĂ©s en revue sont contemporains des habitations humaines lacustres de la TĂšne et d’ailleurs. Les animaux retrouvĂ©s dans les autres dĂ©pĂŽts seront donc palustres, par places lacustres, et enfin presque actuels.

Mais, avant de faire l’analyse faunistique des espĂšces recueillies, il peut paraĂźtre utile de dire quelques mots du travail de M. Germain, dont les matĂ©riaux prĂ©cĂšdent quelque peu la pĂ©riode xĂ©rothermique. La tempĂ©rature d’alors devait ĂȘtre trĂšs froide et le fond de la station de Bevaix Ă©tait vaseux. M. Germain, se basant sur la petitesse de presque toutes les espĂšces cataloguĂ©es, conclut qu’elles devaient vivre Ă  une profondeur assez grande, sans qu’il puisse l’estimer avec prĂ©cision. Mais j’ai des raisons de croire que ces animaux Ă©taient purement littoraux, vivant simplement entre 1 et 3-5 m, comme aujourd’hui. Tout d’abord, la gĂ©ologie nous apprend que le lac Ă©tait passablement plus bas Ă  cette Ă©poque que maintenant, ce qui explique la position du gisement de Bevaix. Ensuite, la faune profonde Ă©tant trĂšs peu favorable Ă  la vie des mollusques, on ne se reprĂ©sente pas leur prĂ©sence sans action extĂ©rieure impĂ©rieuse telle que celle dont nous venons de parler — et qui est postĂ©rieure — ou que la prĂ©cipitation d’animaux par la force des riviĂšres. Enfin, les Planorbis n’habitent pas la faune profonde actuelle, la Calyculina lacustris n’a pas Ă©tĂ© signalĂ©e non plus, les LimnĂ©es ont dĂšs 20 m un faciĂšs remarquable que ne prĂ©sente pas la L. vulgaris dont parle M. Germain, les Pisidium ont une charniĂšre trĂšs rĂ©duite, contrairement Ă  ceux de Bevaix, etc., etc.

En rĂ©sumĂ©, je crois que la petite taille des mollusques de Bevaix est suffisamment expliquĂ©e par leur apparition trĂšs rĂ©cente dans le pays, et par le froid de cette pĂ©riode, entraĂźnant naturellement des conditions biologiques plus dures qu’actuellement et une nourriture moins abondante. Les mollusques terrestres des dĂ©pĂŽts anciens de la Suisse orientale et du canton de Berne ont, eux aussi, une taille trĂšs petite, sans qu’il soit venu Ă  l’idĂ©e de personne que cela provienne d’une altitude de ces stations jadis plus considĂ©rable.

Revenons maintenant Ă  l’examen de la composition faunistique des dĂ©pĂŽts Ă©tudiĂ©s au Seeland, et tout d’abord examinons les mollusques terrestres. Les gisements que nous avons parcourus sont d’un intĂ©rĂȘt assez maigre au sujet de l’origine septentrionale de notre faune. On sait, et il est trĂšs visible en Ă©tudiant les mollusques actuels, que la grande majoritĂ© de ces espĂšces nous vient du Nord, par l’Allemagne et le versant suisse du Jura, sans influence française bien marquĂ©e. Mais ce fait serait bien obscur par le seul examen des formations du Seeland. Seules, quelques formes sont assez caractĂ©ristiques, la Hyalina helvetica qui suit le Jura, les Crystallus subrimatus et AndrĂŠi, la Vallonia petricola de BaviĂšre et de tout le Jura jusqu’en Savoie, de mĂȘme la Vallonia helvetica, la Vallonia adela d’Allemagne et enfin la Clausilia cruciata. Tout le reste des mollusques terrestres septentrionaux de nos gisements sont extrĂȘmement rĂ©pandus dans toute l’Europe, et leur apparition en Suisse n’est que fort difficilement apprĂ©ciable. En outre, la Clausilia bidentata fait exception, quoique non xĂ©rothermique, car elle est entrĂ©e en Suisse par le sud-est. Je n’ai pas trouvĂ© dans les formations du Seeland d’élĂ©ments arcto-alpins.

Les espĂšces xĂ©rothermiques sont par contre beaucoup plus intĂ©ressantes au Seeland. Les matĂ©riaux que j’ai recueillis proviennent pour la plupart de la fin de l’invasion, quelques-uns sont fort rĂ©cents, d’autres enfin assez anciens, comme la Xerophila Tardyi dont la petite taille paraĂźt ĂȘtre une consĂ©quence du climat. Il faut citer les Xerophila ericetorum, candidula, gratiosa et carthusiana, l’Ericia elegans, le Pupa frumentum, le Buliminus detritus et les Chondrula tridens et quadridens, dont l’origine est tout Ă  fait mĂ©ridionale et qui ont tous apparu en Suisse par les portes du RhĂŽne et le canton de Vaud.

Il reste enfin Ă  parler des mollusques fluviatiles, qui ont une origine assez nette. Le Seeland comme ses environs a appartenu Ă  la rĂ©gion danubienne comprenant entre autres le plateau suisse et la Haute-Savoie. Le meilleur critĂšre pour juger de cette question est l’étude des Unio. L’U. consentaneus est en particulier fort caractĂ©ristique de la rĂ©gion, dissĂ©minĂ© jusqu’à Aix-les-Bains. L’Unio tumidus s’arrĂȘte actuellement au lac de NeuchĂątel, mais atteignait jadis le LĂ©man, comme le tĂ©moignent les palafittes de Morges. Les LimnĂ©es sont Ă©galement fort significatives. Le Planorbis deformis retrouvĂ© Ă  Witzwil indique une parentĂ© qui s’est perdue depuis. Les Anodontes ont aussi leur importance, mais les Pisidium n’apportent aucune lumiĂšre de plus.

II. Comparaison entre la faune quaternaire et la société actuelle

Il convient tout d’abord de remarquer que nous ne pouvons pas nous livrer ici Ă  des comparaisons conchyliologiques, comme celles trĂšs intĂ©ressantes de M. Germain, Ă  propos du nĂ©olithique de Bevaix. Les coquilles des dĂ©pĂŽts du Seeland sont les mĂȘmes que celles de la faune actuelle, Ă  part quelques changements dans la frĂ©quence des variĂ©tĂ©s. Les modifications ne consistent que dans la rĂ©partition horizontale des animaux, l’abondance plus ou moins grande de certains Ă©lĂ©ments et l’apparition ou la disparition d’autres formes.

C’est chez les produits xĂ©rophiliens que les modifications sont les plus notables. Nous avons tout d’abord perdu la Xerophila Tardyi. Puis le Seeland a passĂ© par une pĂ©riode d’activitĂ© xĂ©rothermique qui a bien diminuĂ© dans la suite : on trouvait naguĂšre des chĂȘnes au Grand Marais, comme l’attestent des dĂ©pĂŽts de tourbe et le dĂ©pĂŽt XXIII (Jolimont) ; la frĂ©quence des Xerophila gratiosa est du reste significative, car cette grande forme n’a pas persistĂ© dans notre faune actuelle, trĂšs commune encore au Valais, principalement Ă  Tourbillon. Les Xerophila carthusiana et Chondrula tridens occupaient des stations d’oĂč ils ont complĂštement disparu depuis. Enfin les X. candidula et surtout ericetorum paraissent avoir Ă©tĂ© beaucoup plus communes qu’aujourd’hui, du moins en de nombreux endroits.

A ce propos, je citerai une curieuse observation que M. le Pasteur Moulin, de Valangin, a eu l’obligeance de me communiquer et dont je le remercie bien sincĂšrement. Il s’agit du Buliminus detritus, xĂ©rothermique et fortement xĂ©rophile, qui s’est livrĂ© au Val de Ruz Ă  une curieuse Ă©migration causĂ©e par le climat actuel. En 8 Ă  9 ans (environ de 1905 Ă  1913), cette espĂšce a quittĂ© le CrĂȘt de Boudevilliers pour descendre jusqu’à Valangin, prĂšs de la cure, oĂč elle est actuellement fort commune quoiqu’elle n’y existĂąt pas auparavant. Il est intĂ©ressant de signaler, Ă  propos des migrations analogues du Seeland, cette recherche contemporaine du sec et du chaud, pendant notre pĂ©riode astronomique de 11 ans humides et pluvieux.

Il est important de constater aussi l’absence complĂšte, dans les gisements du Seeland, de Xerophila obvia, maintenant fort rĂ©pandue dans les environs : NeuchĂątel, Thielle, Cerlier, le Landeron, Grand Marais, la Sauge, etc. Ce fait montre bien l’invasion toute rĂ©cente de cette espĂšce.

Quant aux produits septentrionaux, il n’y a rien de spĂ©cial Ă  noter, sinon qu’ils paraissent avoir encore prospĂ©rĂ© depuis la pĂ©riode xĂ©rothermique : je n’ai pas pu retrouver de Clausilia plicata Ă  Cerlier, quoique cette espĂšce y vive actuellement en grande abondance. Je n’ai pas non plus recueilli de Cl. corynodes bien caractĂ©ristique de l’invasion allemande. À ce propos, il est intĂ©ressant de signaler ici l’Eulota Godetiana, petite forme des hautes altitudes, que j’ai recueillie Ă  Marin, dans un dĂ©pĂŽt mixte.

Les mollusques aquatiques sont trĂšs intĂ©ressants par leurs modifications successives. Parmi les formes lacustres, Ă  noter principalement les Pisidium, qui ont beaucoup perdu depuis l’époque de la TĂšne. Le P. Henslowianum a disparu lors de la nouvelle invasion lacustre, le P. nitidum Ă©galement et n’est plus connu que par un exemplaire abyssal draguĂ© devant NeuchĂątel (30 m) et par ses dĂ©rivĂ©s profonds : Pis. Foreli et variĂ©tĂ©s. Il est du reste probable qu’on retrouvera par places des nitidum littoraux, mais sans doute fort rarement. Le Pis. fossarinum n’a subsistĂ© que sous sa forme pusillum ou dans la faune profonde : P. prolungatum, etc., etc. Les Anodontes et les Unios ont quittĂ© le Seeland pour se localiser dans nos lacs, de mĂȘme que certaines LimnĂ©es et ValvĂ©es. Le Planorbis deformis a disparu, la Valvata piscinalis, plus ou moins palustre, est devenue rare, etc.

J’ai parlĂ© de la grande importance qu’a prise la seconde invasion des lacs pour la genĂšse de la faune abyssale. C’est sans doute elle aussi qui, dans la faune littorale, a transformĂ© les Valvata piscinalis en var. antiqua et qui a provoquĂ© l’évolution des palustris, devenues lacustres, en var. flavida et var. Romyana, pendant que parallĂšlement le L. abyssicola prenait naissance.

Enfin le Seeland Ă©tait il y a peu de temps (environ durant le Moyen Âge) passablement plus marĂ©cageux que maintenant, ce qui explique la grande abondance de la Vallonia pulchella et d’autres, moins rĂ©pandus actuellement.

⁂

En résumé, nous avons vu quel excellent critÚre est la connaissance des mollusques quaternaires, dans un grand nombre de questions géologiques ou biologiques, nous avons trouvé dans les dépÎts du Seeland une source précieuse sur la faune abyssale actuelle et sur les fluctuations faunistiques, et enfin nous pouvons constater tout ce qui reste à faire, étant donné ce que 40 gisements seulement ont déjà pu fournir.

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