Racines pneumatophores

Exemple de racines à géotropisme négatif mises en place par des plantes et des arbres qui vivent dans des milieux très humides. Un exemple bien connu et documenté est celui du Cyprès chauve, Taxodium distichum (L.). Il ne fait pas partie de la famille des cyprès, comme son nom le laisse supposer, mais de la famille des Taxodiacée comme le séquoia. On lui donne aussi le nom de « cyprès de Louisiane » en raison de son origine américaine et de sa présence dans cet état dont il est l’emblème. C’est est un arbre qui peut atteindre 30 à 50 m de haut et il perd ses feuilles en hiver. Il a aussi une grande longévité vivant habituellement 300 à 500 ans parfois beaucoup plus.
Le cyprès chauve est particulièrement bien adapté aux milieux humides dans lesquels il vit le plus souvent les « pieds dans l’eau » : marais, marécages, bord des cours d'eau ou de lacs. Pour s’adapter à ce milieu il développe tout autour de son tronc des racines aériennes particulières, à gravitropisme négatif, appelées pneumatophores. Elles émergent du sol humide ou de l’eau, permettant d’éviter l’asphyxie du système racinaire immergé en lui fournissant le dioxygène. D’autre part elles assurent stabilité et ancrage à l’arbre. 

Ci dessous en haut : photo d'un cyprès chauve avec la partie basale du tronc dans l'eau et en avant des pneumatophores (fléche blanche). En bas détail des pneumatophores immergés qui apparaissent de grand taille et sont lignifiées (flèches blanches sur photo de droite). Prises de vue : Lac de Nantua - France

Cyprès chauve 1.jpg

Cyprès chauve 2.jpg

Cyprès chauve 3.jpg

    Michèle Crèvecoeur
Microscopie des plantes

Email:
michele.crevecoeur@unige.ch

Dernière mise à jour :
11 Janvier 2021

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