1975-1979 : Un écologiste actif

La deuxième moitié des années 1970 est marquée par une intensification de l’engagement écologiste de Denis de Rougemont. En avril 1975, il soutient les militants anti-nucléaires occupant la centrale de Kaiseraugst. En décembre 1976, il devient président de l’Association écologique européenne ECOROPA. En juillet 1977 paraît L’Avenir est notre affaire, ouvrage qui relie la problématique de l’environnement, des régions et du fédéralisme européen. En octobre 1977, avec les autres membres (dont Sadruddin Aga Khan, Jacques Freymond et Lew Kowarski) du « Groupe de Bellerive » qu’il vient de créer, Rougemont rend publique une déclaration prônant la transparence des débats concernant l’exploitation de l’énergie nucléaire. En octobre 1978, il co-rédige l’Appel de Genève réclamant un débat public sur le surgénérateur « Super-Phénix » de Creys-Malville. En octobre-novembre, il apporte son soutien aux squatteurs évacués du quartier des Grottes à Genève. Parti à la retraite en 1977, Rougemont reste actif tant à l’Institut universitaire d’études européennes, où il commence à élaborer avec ses étudiants le plan et la rédaction d’un lexique du fédéralisme (qui paraîtra après sa mort), qu’au CEC, où il prépare la rédaction d’un Rapport au peuple européen sur l’état de l’Union de l’Europe, publié en 1979 à partir des réflexions du groupe Cadmos (composé de sociologues, d’économistes, de politologues, d’écologistes…) réuni depuis 1977.
 

ddr-biographie-ecologiste-actif.jpg

1. Manifestation anti-nucléaire utilisant un slogan reprenant le titre de l’ouvrage de Denis de Rougemont, L'Avenir est notre affaire. Plogoff, 1980. © BPUN / Paul Biheux. 2. Avec Sadruddin Aga Khan et Jacques Freymond, membres du groupe de Bellerive. Château de Bellerive, 1977. © BPUN / Nanik de Rougemont. 3. Avec l'écologiste Brice Lalonde. 1978. © BPUN / Nanik de Rougemont.