Événements
Midi Égalité

La cinquième édition du Midi Égalité, qui s’inscrit dans le cadre des événements organisés lors de la Semaine de l’égalité à l’UNIGE, a eu lieu le 9 mars et a fait salle comble en réunissant une quarantaine de personnes. Comme l’an passé, elle a été animée par des diplômées et des diplômés de la FTI dont le mémoire de Master portait sur des questions de genre, d’égalité ou de diversité, en lien avec la traduction ou l’interprétation.
Aurélie Jullien s’est ainsi intéressée à la localisation à l’ère de l’inclusivité en prenant comme exemple le jeu vidéo Super Tux Kart ; Maxence Bigan s’est penché sur la traduction de romans érotiques ; de son côté, Divya Vogel a analysé l’égalité des sexes dans le langage facile et sa traduction ; enfin, Edurne Sanz Arsuaga s’est intéressée à la traduction de la terminologie relative à la violence domestique dans le système juridique californien.
Le texte intégral de ces mémoires peut être consulté dans l’archive ouverte.
Séminaire sur l’interactionnisme et l’ethnométhodologie
Le 26 mars, la professeure Aurélie Picton a organisé un séminaire intitulé « Avant de demander quelque chose à un collègue... », donné par la professeure Esther González Martínez, du Département des Sciences sociales de l'Université de Fribourg, spécialisée dans l’analyse des interactions et des pratiques sociales en milieu institutionnel. Sa présentation a porté sur des activités préalables à la formulation d'une demande à l'attention d'un ou d’une collègue, en particulier sur la manière dont ces activités se présentent lors d'interactions non planifiées entre des infirmières et d'autres membres du personnel hospitalier.
Transius Talk Series

Le 27 mars, le centre Transius a organisé une conférence en ligne sur le thème « AI in legal translation practice », donnée par Vicent Briva Iglesias (Dublin City University).
ÉVÉNEMENTS EXTERNES
CIUTI Lectures Series
Le 14 novembre, le professeur Kilian Seeber a donné un exposé dans le cadre des CIUTI Lectures Series, intitulé « Complex concepts in T&I : Cognitive load ».
Interdisciplinarité en traduction et en interprétation
Le 21 novembre, le professeur Kilian Seeber a été invité en tant qu’orateur à la 9ème Conférence internationale sur l’interdisciplinarité en traduction et en interprétation, qui a eu lieu à l’Université des études internationales de Shanghai (SISU). Sa présentation avait pour titre « Sharp tools and sharper minds ».
Traduction de l’italien juridique
Le 26 novembre, Paolo Canavese a été invité par le « Colegio de Traductores Públicos del Uruguay » à donner une conférence en ligne intitulée « L’italiano giuridico tra diagnosi di oscurità e prospettive di chiarezza: il ruolo della traduzione ».
CIUTI Lectures Series
Le 28 novembre, le professeur Kilian Seeber a donné un exposé dans le cadre des CIUTI Lectures Series, intitulé « Complex concepts in T&I : Multimodal processing ».
IATIS 8

Du 10 au 13 décembre, la professeure Lucía Ruiz Rosendo a participé à la 8ème conférence de l’International Association for Translation and Intercultural Studies (IATIS 8), qui a eu lieu à l’Université Sultan Qaboos de Muscat (Oman) sur le thème « Sustainable Translation in the Age of Knowledge Extraction, Generation and (Re)Creation ». Avec Marija Todorova, elle y a coordonné le panel « Translation and Interpreting in environmental conflict ».
Elle nous fait part de son expérience : « Cette conférence m’a permis de partager mes connaissances sur l’interprétation en zones de crise avec d’autres collègues, tout en assistant à des présentations extrêmement pertinentes sur la traduction dans le domaine des conflits climatiques ».

La professeure Lucía Ruiz Rosendo et Marija Todorova.
Paolo Canavese a également participé à cette conférence, y présentant une communication intitulée « From translators to gatekeepers of quality in multilingual institutional communication. Evolving roles of in-house language professionals in the Swiss Confederation ».
Il nous en dit plus : « Dans le cadre de ce colloque consacré aux enjeux de durabilité dans la traduction, j’ai présenté une étude fondée sur des entretiens menés auprès des services linguistiques de la Confédération suisse. J’y ai montré que les traductrices et traducteurs jouent un rôle de plus en plus actif dans la production de textes sources clairs et sont de véritables « gardiennes et gardiens de la qualité » de la communication institutionnelle multilingue. Ces résultats mettent en évidence, d’une part, l’existence de perspectives de carrière durables dans les professions langagières en contexte institutionnel et, d’autre part, l’existence d’un lien étroit entre la « traduction » et le « langage clair ».
Penser la traduction historique

Le 3 février, la professeure Susan Pickford a été invitée à l’Université de Haute Alsace, à Mulhouse, pour le séminaire « Penser la traduction ». Elle y a donné une présentation intitulée « Comment calculer la productivité d’un traducteur au IXème siècle », s’appuyant sur une reconstitution historique des conditions de travail en 1826.
Traduction juridique et institutionnelle
Le 26 février, le professeur Fernando Prieto Ramos a donné une conférence plénière intitulée « Legal and Institutional Translation: Evolution, Competences, Challenges » dans le cadre de la 10ème édition du « Seminar on Legal and Institutional Translation and Interpreting for International Organizations » qui s’est tenue à l’Université de Salamanque. Le professeur Prieto Ramos a eu l’honneur d’être l’un des deux orateurs invités une troisième fois pour marquer l’anniversaire de cet évènement, organisé en collaboration avec le réseau institutionnel IAMLADP.
Sous-titrage chez Netflix

Le 27 février, Tinka Stössel et Ceri Pollard ont participé au symposium en ligne SubComm, avec deux présentations intitulées respectivement « Subtitling for Neflix: A (small) survey on the process, working conditions, and considerations for the future » et « Understanding and Managing Information Asymmetry in the Subtitling Industry ».
Tinka nous donne quelques précisions : « Ma présentation a porté sur les résultats préliminaires d’un questionnaire que j’avais distribué aux sous-titreurs travaillant sur des projets de Netflix, avec l’allemand comme langue cible. Ces résultats confirment les problèmes de transparence rencontrés dans le processus de sous-titrage chez Netflix, et ont permis d’identifier certaines des attentes des sous-titreurs vis-à-vis de l’avenir, notamment une prise en compte de la post-production (sous-titrage compris) dès le lancement des projets de films et de séries ».
IA et langue des signes

Le 3 mars, la FTI a tenu un stand dans le cadre d’une soirée organisée par le Pôle Audition Surdité, l’occasion de présenter les formations en langue des signes et les projets de la faculté axés sur l’accessibilité (BabelDr, PictoDr et Uni-Access). Bastien David a participé en qualité d’expert en animation en langue des signes à une table ronde portant sur le thème « Le numérique au service des personnes sourdes et malentendantes : quelles promesses et quelles limites ? », qui lui a permis de discuter de ses travaux de recherche et de la place des avatars signants dans la société, les situations d’urgence et le quotidien.
La prédiction en interprétation
Le 6 mars, Rhona Amos a été invitée à donner une présentation dans le cadre du colloque « Prediction in Interpreting: Advances in experimental and corpus-based methods » à l’Université de la Sarre, à Sarrebruck (Allemagne). Sa communication était intitulée « Exploring prediction in interpreting using the visual world paradigm ».
Elle commente : « À cette occasion, j’ai pu partager mon expertise concernant les méthodes de suivi des mouvements oculaires utilisant le paradigme ‘monde visuel’ pour mesurer la prédiction en interprétation. Les échanges fructueux et inspirants avec des expertes et des experts en analyse de corpus et en linguistique computationnelle ont souligné la complémentarité des différentes méthodes en recherche cognitive sur l’interprétation, et ont ouvert la voie à de futures collaborations ».
ÉCHOS MÉDIATIQUES
La FTI dans les médias

Au cours des dernières semaines, plusieurs médias romands se sont penchés sur les évolutions profondes que connaissent les métiers de la traduction et de l’interprétation, et se sont tournés vers la FTI pour son expertise.
Le 5 janvier, le journal Le Temps a publié un article intitulé « Je ne retrouverai pas de poste à 100 % : face à l’IA, des traducteurs qui doutent et redoutent ». Cet article, consacré à l’incertitude que suscite l’intelligence artificielle dans le domaine, donne la parole à des traducteurs et à des traductrices, ainsi qu’à des responsables de formation. La professeure Pierrette Bouillon y explique notamment comment les cursus évoluent pour intégrer de nouvelles compétences : post édition, maîtrise des outils d’IA, réflexion éthique, et adaptation des profils aux besoins émergents du marché.
Le 6 février, la professeure Mathilde Fontanet a évoqué les défis du métier à l’ère de l’intelligence artificielle dans l’émission de la RTS « L’invitée du 12h30 ».
Le 12 février, c’est le journal Le Courrier qui a publié un article sur la traduction à l’ère de l’intelligence artificielle. Il contient le portrait d’une diplômée de la FTI, et permet à la professeure Bouillon de rappeler que, face aux défis posés par l’intelligence artificielle, la FTI s’est déjà adaptée en diversifiant son offre de formations. La professeure Fontanet, quant à elle, défend le travail de l’humain en soulignant que « l’outil est performant mais [qu’]il n’est pas intelligent ». Cet article complète celui paru le 11 février sur le site Le Courrier : « Se former à la traduction à l’ère de l’IA ».
Ces différentes interventions reflètent l’attention croissante portée par les médias aux mutations du secteur, ainsi que la place centrale qu’occupe la FTI dans les débats actuels sur l’avenir des professions linguistiques.
