Revues du ciné-club

Goodbye Staline

Goodbye Staline

Goodbye Staline

La Revue du Ciné-club universitaire, janvier 2016

Édito

«Fini les feuilletons américains, on veut des feuilletons soviétiques et même des belges y en a des biens, y en a un c’est l’histoire d’une frite qui est amoureuse d’un communiste». Ces paroles tirées d’une chanson de Renaud illustrent parfaitement la dualité dans laquelle l’Europe se trouve face au cinéma mondial et à l’omniprésence culturelle américaine. Comme si encore les effets de la Guerre froide se faisaient ressentir, confinant toute présence cinématographique soviétique par-delà les plaines sibériennes. On a beau aimer le cinéma, à part quelques Tarkovski ou Paradjanov, il est dur de trouver un autre «communiste» qui se serait glissé dans notre assiette. Il existe pourtant un nombre impressionnant de ces cinéastes qu’il nous faut encore découvrir et, en voyant leurs films, on ne peut que se demander comment ils ont pu nous échapper si longtemps. À travers les méandres de la censure et les soubresauts politiques qui ont agité le Bloc, quelques perles ont survécu et sont parvenues à rayonner pour qu’Hollywood laisse enfin sa place à Mosfilm. Au diable Chantons sous la pluie quand résonne La nuit du carnaval. Pourquoi s’attarder sur Le jour le plus long quand Quand passent les cigognes nous éblouit par son réalisme? Finalement Mickey ne pourrait-il pas ranger ses oreilles devant le génie du Conte des contes?

Dès l’instant où la mort de Staline a laissé une brèche dans le mur impressionnant de la censure, une génération entière de cinéastes s’y est engouffrée pour ne plus en sortir. C’est dans cet espace des plus exiguës et de taille variable que ces cinéastes nous ont livré souvent après moult péripéties (dignes d’un Film, film, film) de véritables chefs-d’oeuvre qui auraient pu tout aussi bien nous échapper tant notre regard est irrémédiablement attiré vers l’Ouest.

Sommaire

  • Margaux Terradas, Édito, p.1
  • Charlotte Rey, Guerre et héros dans le cinéma du «dégel», p.3-10
  • Manuel Vielma, Tarkovski, un ascète dans le cinéma, pp.11-19
  • Emilien Gür, Traversée narratologique du Miroir, pp.20-25
  • Alberto Susini, L’Orient soviétique et ses structures narratives, pp.26-30
  • Marie Kondrat, Collage Paradjanov, pp.31-34
  • Margaux Terradas, Le conte des contes: entre intime et universel, pp.37-40

La revue au format papier

Pour recevoir, gratuitement et par courrier postal, un exemplaire de la Revue, merci d'écrire à cineclub(at)unige.ch en précisant le numéro choisi (Goodbye Staline – Janvier 2016) et l'adresse postale de livraison.

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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Goodbye Staline. Janvier 2016 (1).

Pour citer un article de la Revue

Kondrat, Marie. (2016). Collage Paradjanov. La Revue du Ciné-club universitaire: Goodbye Staline., janvier 2016 (1), 31-34

Production

Ciné-club universitaire

cineclub(at)unige.ch

022 379 77 24

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Édito

«Fini les feuilletons américains, on veut des feuilletons soviétiques et même des belges y en a des biens, y en a un c’est l’histoire d’une frite qui est amoureuse d’un communiste». Ces paroles tirées d’une chanson de Renaud illustrent parfaitement la dualité dans laquelle l’Europe se trouve face au cinéma mondial et à l’omniprésence culturelle américaine. Comme si encore les effets de la Guerre froide se faisaient ressentir, confinant toute présence cinématographique soviétique par-delà les plaines sibériennes. On a beau aimer le cinéma, à part quelques Tarkovski ou Paradjanov, il est dur de trouver un autre «communiste» qui se serait glissé dans notre assiette. Il existe pourtant un nombre impressionnant de ces cinéastes qu’il nous faut encore découvrir et, en voyant leurs films, on ne peut que se demander comment ils ont pu nous échapper si longtemps. À travers les méandres de la censure et les soubresauts politiques qui ont agité le Bloc, quelques perles ont survécu et sont parvenues à rayonner pour qu’Hollywood laisse enfin sa place à Mosfilm. Au diable Chantons sous la pluie quand résonne La nuit du carnaval. Pourquoi s’attarder sur Le jour le plus long quand Quand passent les cigognes nous éblouit par son réalisme? Finalement Mickey ne pourrait-il pas ranger ses oreilles devant le génie du Conte des contes?

Dès l’instant où la mort de Staline a laissé une brèche dans le mur impressionnant de la censure, une génération entière de cinéastes s’y est engouffrée pour ne plus en sortir. C’est dans cet espace des plus exiguës et de taille variable que ces cinéastes nous ont livré souvent après moult péripéties (dignes d’un Film, film, film) de véritables chefs-d’oeuvre qui auraient pu tout aussi bien nous échapper tant notre regard est irrémédiablement attiré vers l’Ouest.

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  • Emilien Gür, Traversée narratologique du Miroir, pp.20-25
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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Goodbye Staline. Janvier 2016 (1).

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