Revues du ciné-club

Orson Welles

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Orson Welles

La Revue du Ciné-club universitaire, avril 1986

Nous nous sommes appliqués jusqu'à présent à suggérer le choix de la technique employée par Welles à partir de sa psychologie de créateur, en fonction de son passé et de ses goûts. Mais abandonnons ce poitn de vue subjectif sous peine de limiter la portée de notre analyse. Quelles qu'aient été les intentions, conscientes ou non, de Welles, il reste que ses films sont là, indépendamment de ce que nous savons de leur auteur. L'influence de Citizen Kane dans l'évolution du cinéma, son importance exemplaire dépassent de loin l'admirable leçon de mise en scène dramatique que nous avons essayé de commenter. Au-delà de la mise en valeur originale d'une action particulière, ce sont les structures mêmes du langage cinématographique, telles qu'elles étaient encore à peu près universellement pratiquées vers 1940 et le sont encore le plus souvent aujourd'hui, que Welles est venu bouleverser.

« Je cherche toujours la synthèse: c'est un travail qui me passionne, car je dois être sincère envers ce que je suis et je ne suis qu'un expérimentateur. Ma seule valeur à mes yeux est que je n'édicte pas de lois, mais je suis un expérimentateur; expérimenter est la seule chose qui m'enthousiasme. Je ne m'intéresse pas aux oeuvres d'art, vous savez, à la postérité, à la renommée, seulement au plaisir de l'expérimentation elle-même: c'est le seul domaine où je me sente vraiment honnête et sincère. Je n'ai aucune dévotion pour ce que j'ai fait; c'est réellement sans valeur à mes yeux. Je suis profondément cynique envers mon travail et envers la plupart des oeuvres que je vois dans le monde: mais je ne suis pas cynique envers l'acte de travailler sur un matériau. [...] Notre travail une fois terminé n'a pas autant d'importance à mes yeux qu'à ceux de la plupart des esthètes: c'est l'acte qui m'intéresse, non pas le résultat, et je ne suis pris par le résultat que lorsqu'en émane l'odeur de la sueur humaine, ou une pensée... » (Orson Welles, cité par André Bazin in Orson Welles, éd. du Cerf, 1972)

André Bazin, Orson Welles, éd. du Cerf, 1972.

Sommaire

  • André Bazin, Le découpage en profondeur, in Orson Welles, éd. du Cerf, 1972, pp.2-4
  • "La seule mise en scène d'une réelle importance s'exerce au cours du montage", entretien avec Orson Welles par André Bazin et Charles Bitsch, in les Cahiers du cinéma, no 84, juin 1958, pp.5-8
  • André Bazin, La vieille tradition des expérimentateurs, in Orson Welles, éd. du Cerf, 1972, p.9
  • "Je crois que la tradition, c'est ce qu'il y a de plus important", entretien avec Orson Welles par Allan Bergala et Jean Narboni en 1982, in les Cahiers du cinéma, "Orson Welles", hors série no 12, pp.10-17
  • Programmation, pp.14-15
  • "Il est important de se rappeler que l'art surpasse la réalité", entretien avec Orson Welles par Juan Cobos, Miguel Rubio et Jose Antonio Pruneda en 1984, in les Cahiers du cinéma, "Orson Welles", hors série no 12, p.17
  • "Le réel doit être traité comme un décor", entretien avec Orson Welles par Juan Cobos, Miguel Rubio en 1966, in les Cahiers du cinéma, "Orson Welles", hors série no 12, p.18
  • L'argent, in les Cahiers du cinéma, "Orson Welles", hors série no 12, p.20
  • Filmographie, p.21-8

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La revue au format numérique

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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Orson Welles. Avril 1986 (2).

Production

Ciné-club universitaire

cineclub(at)unige.ch

022 379 77 24

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André Bazin, Orson Welles, éd. du Cerf, 1972.

Sommaire

  • André Bazin, Le découpage en profondeur, in Orson Welles, éd. du Cerf, 1972, pp.2-4
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