2014

Conférence de Adama Dieng

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Le conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a joué un rôle moteur dans la création de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et a effectué trois mandats de greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il a donné, le 8 octobre 2014 à Uni Dufour, une conférence intitulée "L'enfant et le génocide". Cet événement était organisé dans le cadre de la Semaine des droits humains, consacrée cette année aux droits de l'enfant.

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De la Genèse, qui nous donne le spectacle d’un Abraham offrant à son Dieu la vie de son fils Isaac, aux différentes variantes du paterfamilias disposant des plus larges pouvoirs sur sa progéniture, l’humanité n’a eu de cesse de redéfinir et d’affiner le statut de l’enfant dans la société. Une constante dans cette dynamique a été un renforcement toujours plus accru des droits de l’enfant.

Cette dynamique s’est nourrie de notre conscience intuitive du fait que l’enfance est le terreau où se joue l’avenir de l’humanité. Protéger l’enfant c’est assurer notre survie. Ce postulat universel donne bien la mesure des efforts déployés pour sanctuariser l’enfant, avec une floraison de cadres juridiques protecteurs, cristallisés autour de la Convention de 1989 et de ses trois protocoles. Il semble cependant faire le lit de l’ambivalence de l’être humain et de ses élans destructeurs. En contexte génocidaire, les ennemis de l’altérité, qui veulent neutraliser l’autre, le réduire à néant, ne voient-ils pas dans l’enfant le pire obstacle à leur projet, donc une cible privilégiée? Face à l’idéologie du génocide, que devient alors le cadre légal que nous nous sommes donné tant de peine à mettre en place? Y a-t-il un moyen de le rendre plus effectif, pertinent pour tous?


Programme complet de la Semaine des droits humains


16 septembre 2014
  2014