Le viol, un crime à géométrie variable?

Le code pénal suisse dispose d’une définition restreinte du viol, qu’il limite au fait de contraindre une personne de sexe féminin à subir un acte sexuel. Cela a pour conséquence, d’une part, que d’autres formes très graves de violences sexuelles ne sont pas reconnues en tant que viols, d’autre part que les hommes ne peuvent en être victimes. Cette situation est dénoncée depuis de nombreuses années par les associations féminines et les ONGs actives dans le domaine des droits humains.

georges vigarello
Cette singularité du droit suisse se justifie-t-elle encore ou est-elle un archaïsme qui doit être abandonné? Pour lancer la discussion, le service pour la promotion de l’égalité entre homme et femme de l’Etat de Genève et le bureau de l’égalité de l’UNIGE organisent une soirée thématique dans le cadre des événements liés à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. A cette occasion, Georges Vigarello, historien de renommée internationale, donnera une conférence basée sur son ouvrage Histoire du viol XVIe-XXe siècle.

Une table ronde suivra, réunissant les institutions actives sur ces questions à Genève ainsi que l’avocate pénaliste Lorella Bertani, qui mettront en lumière les enjeux essentiels qui caractérisent la lutte au quotidien contre les violences sexuelles et leurs conséquences.


Le viol, un crime à géométrie variable? Histoire et droit
Conférence de Georges Vigarello
Uni Mail, salle R080
Lundi 19 novembre à 18h30

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12 novembre 2012

2012

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