2007-2008

Intensifier la coopération scientifique internationale - Une biologiste de l’UNIGE obtient quatre ans de financement européen

Les chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) affirment leur compétitivité en matière de coopération scientifique internationale. C’est ce que confirme le financement décroché par la professeure Alicia Sanchez-Mazas, de la Section de biologie de l’UNIGE. En juin dernier, le comité de la COopération européenne dans la recherche Scientifique et Technique (COST) a en effet approuvé le projet d’Action européenne que lui avait soumis la biologiste genevoise. Première «Action COST» lancée par une université suisse dans le domaine de la biomédecine et des biosciences moléculaires, ce projet de réseau de recherche sera ainsi financé durant quatre ans par des fonds européens. Il devrait notamment contribuer à une amélioration de la compréhension du rejet des greffes et de la résistance ou de la prédisposition de certains individus à des maladies comme le HIV ou la malaria.

Si la coopération scientifique est une composante fondamentale de la recherche de pointe, c’est encore plus vrai dans des domaines comme la biomédecine et les biosciences moléculaires où le partage des informations revêt une importance vitale. A ce titre, le financement européen que vient d’obtenir la prof. Alicia Sanchez-Mazas constitue une étape significative dans l’intensification de la coopération développée par l’UNIGE à l’échelle internationale.

De la génétique à l’épidémiologie
Evalué d’année en année, le financement octroyé touche ici des chercheurs et des experts de treize pays européens qui collaboreront au sein d’un réseau couvrant trois domaines à cheval entre la biologie et la médecine: la génétique des populations humaines, l’épidémiologie génétique et la transplantation de cellules souches hématopoïétiques. Si une quinzaine de laboratoires sont d’ores et déjà impliqués, d’autres pays pourraient se joindre d’ici peu de temps.

Ainsi, seront subventionnés pendant quatre ans, et sur toute l’Europe, les déplacements, frais de séjours et frais d’organisation des scientifiques, pour des réunions de travail, des missions scientifiques, des séjours de collaborateurs et d’étudiants, des «training schools», ainsi que des ateliers et/ou conférences en lien avec les objectifs scientifiques de l’Action.

Au plan scientifique, le projet vise à améliorer la compréhension du système génétique qui conditionne le rejet des greffes, le «système HLA», et de sa diversité auprès des populations humaines. Les résultats obtenus pourraient notamment faciliter la recherche de donneurs, lors de transplantations cliniques de cellules souches hématopoïétiques (greffes de moelle osseuse).

Il s’avère en outre qu’il existe des associations entre le «système HLA» et la résistance ou la prédisposition à des maladies comme le HIV ou la malaria, associations qui pourront être explorées de manière plus systématique. Enfin, une meilleure connaissance de ce système génétique apportera des éléments essentiels à l’histoire planétaire du peuplement humain, domaine de spécialisation d’Alicia Sanchez-Mazas.

L’UNIGE, moteur de la coopération
La première pierre à ce vaste projet d’envergure internationale est venue d’une collaboration entre Alicia Sanchez-Mazas et le Dr Jean-Marie Tiercy, du Laboratoire d’immunologie de transplantation des Hôpitaux universitaires de Genève et chef du Laboratoire national de référence pour l’histocompatibilité en Suisse.

Le projet scientifique ayant été lancé à Genève, l’UNIGE sera le «grant holder» de ce réseau européen. Un comité de gestion s’y réunira pour la première fois en janvier 2009, date à laquelle l’Action sera officiellement lancée. Ces rendez-vous auront lieu ensuite une à deux fois par année, dans diverses villes européennes, pour définir les activités à venir et établir les budgets qui seront soumis annuellement à l’Union européenne.

Renforcer la position européenne
Fondée en 1971, COST est une plate-forme intergouvernementale de coopération scientifique ayant pour mission de renforcer la position européenne dans le domaine scientifique et technique. A cette fin, elle favorise les collaborations et synergies à l’échelle du vieux continent. Les Actions COST, telles que celle obtenue par la prof. Sanchez-Mazas, s’appliquent à des projets de recherche interdisciplinaires menés par des équipes réparties dans cinq pays au minimum.

Elles s’étendent en règle générale sur une durée de quatre ans et ont pour objectif la mise en réseau des activités scientifiques, par le biais d’événements académiques ou culturels, de missions scientifiques, d’échanges entre chercheurs et étudiants. Les Actions COST ne financent pas les recherches en tant que telles.

Contacts: prof. Alicia Sanchez-Mazas au +41 22 379 69 84

7 juillet 2008
  2007-2008