Partie I.
Les effets « primaires »

Nous n’attribuerons pas au terme d’effets « primaires » une signification génétique, revenant à les considérer comme d’origine nécessairement antérieure aux activités perceptives dont il sera question dans la Partie II. La dénomination « primaire » ne se référera ici qu’à une plus grande simplicité des réactions, au niveau génétique considéré : à un niveau donné, sont dits « primaires » les effets perceptifs observables en un seul et même champ momentané de centration, le test étant la possibilité d’obtenir, à ce niveau, de tels effets en vision tachistos- copique, c’est-à-dire sans exploration ni transports par déplacement du regard, etc. Que ces effets, que nous appellerons également « effets de champ » (mais en nous référant au simple champ de centration et sans hypothèses sur les analogies avec les « champs » au sens physique du terme), soient antérieurs à toute activité perceptive et résultent des éléments perçus simultanément en un même champ perceptif, ou qu’ils constituent le produit cristallisé ou la « sédimentation » d’activités perceptives préalables, nous n’aurons point à en décider en cette Partie I et laisserons le problème en suspens jusqu’à la fin du chap. III. Nous ne nous demanderons même pas, en cette Partie I, si le nombre et l’étendue des effets primaires augmentent ou diminuent avec l’âge et nous nous bornerons à les décrire et à tenter de les expliquer en fonction des seuls mécanismes de la centration.