Prix Genre

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La remise du Prix Genre 2022 aura lieu le 17 mai à 12h15 I Uni Bastions I B012

 

>>> Événement sur inscription

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Amal Achaïbou I Lluna Guardiola I Aïda Samb

Nous sommes des interstices inventifs et subversifs
Faculté de Traduction et Interprétation
 

Résumé : Nous avons réalisé cet essai audio à partir du texte « Mama’s Baby, Papa’s Maybe: An American Grammar Book » de Hortense J. Spillers (1987) et de nos trois positions respectives dans le monde - Aïda, femme noire suisse sénégalaise ; Amal, femme queer algérienne née en France et ayant grandi au Mexique ; Lluna, femme blanche suisse.

PhotoLlunaGuardiola.jpgNous avons cherché à créer un dialogue entre nosPhotoAidaSamb.jpeg subjectivités et différentes théories critiques. Dans son essai, Spillers décortique ce qu’elle appelle la grammaire américaine, une grammaire hégémonique emprunte de rapports de pouvoirs qui structure la société. Elle nous invite à nous tourner vers le « vestibule de la culture », un espace de dépossession et d’objectivation des corps noirs, et plus particulièrement des femmes afro-américaines, pour enlever son pouvoir à la grammaire dominante. Nous avons voulu prendre au sérieux cette invitation en conceptualisant nos positions comme des interstices à partir desquelles il est possible de projeter une inventivité subversive.

Ces interstices sont des espaces de libération ou de mise en crise qui existent malgré la grammaire dominante sans forcément correspondre à la position subjective de la femme noire afro-américaine. Notre podcast entremêle récits à la première personne, paroles de chansons et citations académiques pour inviter les auditeur-ice-x-s à construire une nouvelle grammaire émancipatrice avec nous.

 

MB.jpgMarc Baumgartner

Queer experiences on Lesvos – resistance and solidarity in the context of the european border regime

Faculté des Sciences de la Société

Résumé : Mon mémoire analyse la position sociale spécifique des personnes LGBTIQ+ en situation de migration forcée sur l'île de Lesbos à l'aide d'une approche de recherche qualitative basée sur l'observation participative. Combinant une analyse intersectionnelle et une approche ethnographique, il révèle la place du genre et des sexualités dans les politiques migratoires européennes et suisses. Ce travail présente les différents acteurs institutionnels et mécanismes qui composent le European Border Regime, et situe le camp de réfugié-e-x-s de Moria dans cet agencement. La revue de littérature permet de marquer des points essentiels sur les migrations queer vers I'Europe, en lien avec la Suisse, depuis l'espace de transition qu'est l'île de Lesbos. Cette revue de littérature pose aussi des questions sur les usages des recherches en sciences sociales, et leurs impacts sur les politiques Européennes en matière de migration. Ce travail positionne les catégorisations liées aux sexualités et au genre comme étant un outil pour la création de frontières, mais aussi comme base pour la création de liens de solidarité et de communauté. Il engage une discussion des expériences de personnes LGBTIQ+ en relation à ce système, en prenant soin de noter les difficultés terminologiques qui contribuent à la création de frontières pour les personnes LGBTIQ+ qui cherchent protection. L'analyse de la sexualité et du genre dans ce contexte m'a permis de mettre en évidence les contradictions entre un discours sur les droits humains et pro-LGBTIQ+  et, en même temps, la violation des droits des personnes LGBTIQ+ sur le sol européen.

 

 

photoprix_Mila.jpegLiudmila Bredikhina

Faculté des Lettres

Babiniku: what lies behind the virtual performance.

Contesting gender norms through technology and Japanese theatre.

Résumé : Babiniku est une abréviation de bācharu bishōjo juniku qui signifie littéralement « incarnation virtuelle de belle fille » et repose sur la mise en scène d’une féminité fantasmée, caricaturée et ultra-codifiée parmis les Virtual YouTubers (VTubers). Bien que cette pratique ne concerne qu’une minorité de VTubers au Japon, elle englobe dans sa dynamique une audience très large de fans qui participent activement à l’essor du phénomène, contribuant à en faire un miroir de la société Japonaise contemporaine. Pour étudier le sujet, j’ai mené un travail de terrain ethnographique de novembre 2019 jusqu’à mai 2020. Mon but était de comprendre la logique des comparaisons que les babiniku font constamment entre leur « art » et le théâtre japonais pour démontrer que se mettre en scène en tant que « belle fille » (bishōjo) est une tactique visant à questionner les normes. En rejetant des standards de virilité qui ne sont plus fonctionnels jugés « opératifs », les babiniku s’engagent dans une activité en ligne qui leur permet d’être vulnérables et désirables, tout en satisfaisant leur besoin de reconnaissance. Grâce à la technologie, ils s’accordent le droit de vivre des vies parallèles et de s’inventer des identités secrètes, permettant de s’explorer pleinement et de trouver ce qui se cache derrière leurs masques sociaux en étant simultanément homme et bishōjo.

 

L1060351.JPGLéon Chappuis-Salin

Institut des études genres/Faculté des Sciences de la Société

L'Histoire de la pathologisation de la Transidentité

L’évolution de la perception de la transidentité à travers les Classifications Internationales des Maladies (CIM) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Résumé : Le 27 mai 2019, l’Assemblée de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) adopte une nouvelle version de sa Classification Internationale des Maladies (CIM). Dans la onzième version de la CIM, qui entrera en vigueur en 2022, la transidentité est retirée du chapitre sur les troubles mentaux et comportementaux pour être déplacée sous la dénomination « incongruence de genre». Cette nouvelle provoque le plus grand soulagement dans les milieux militants pour les droits des personnes transgenres car la transidentité n’est plus catégorisée comme une maladie mentale par l’OMS. Mais pourquoi l'OMS a-t-elle trouvé nécessaire d'inclure la transidentité dans les CIM en tant que maladie mentale en 1975 ? Comment les termes ont-ils évolué et pourquoi ? Quelles sont les conséquences d'une telle classification sur la vie des personnes transgenres ?

Certaines réponses à ces questions seront présentées via une analyse des CIM-9, CIM-10, CIM-11.

 

 

Andréa Paulus.jpgAndréa Paulus

Recomposer ses spatialités à l’aune de sa corporéité endolorie
Faculté des Sciences de la Société

Résumé : La présente recherche visera à comprendre au moyen d’une approche féministe matérialiste, les répercussions de la douleur et de la fatigue chronique, provoquées par la spondylarthrite ankylosante et la fibromyalgie sur la spatialité des femmes vivant avec ces pathologies. Pour ce faire, elle montrera que la maladie est un processus d’adaptation interrelationnel, se traduisant spatialement par la recomposition des géographies quotidiennes. Elle cherchera ainsi à mettre en évidence la nouvelle normalité sociospatiale qui s’institue en réaction à une corporéité endolorie. Cette recherche postule, par conséquent, que la restructuration des spatialités quotidiennes s’articule autour d’une fréquentation de nouveaux espaces, d’une resignification de la symbolique attribuée à certains lieux et d’une diminution de certains déplacements et de certaines activités. L’hypothèse soutenue sera évaluée sous l’angle de la production discursive récoltée durant une étude de terrain exploratoire. Celle-ci a été menée au sein de communautés virtuelles dédiées à ces affections et réalisée à l’aide d’outils de méthodologie qualitative tels que l’ethnographie en ligne et l’entretien biographique. 

 

IMG_6483.jpgJohanna Puzone

Lire et enseigner les femmes de lettres : Repenser depuis perspective de genre la tradition littéraire canonique et l’enseignement des auteures au sein du cursus de français dans le secondaire II genevois
Faculté des Sciences de la Société

Résumé : Ce travail de master en études genre présente une enquête sur la faible visibilité et présence des œuvres de femmes auteures au sein de l’enseignement du français dans le secondaire II genevois et notamment au Collège. L’enseignement d’une tradition littéraire nettement masculine participe à l’édification de savoirs littéraires, stylistiques et esthétiques présentés comme incontestables et fondamentaux à toute formation scolaire. Ainsi, l’inclusion d’une perspective de genre ou de la lecture d’auteures femmes permettrait de remettre en question une normativité androcentrée de la littérature et sa légitimité. Ce travail, en partie d’ordre épistémologique, vise à questionner les pratiques didactiques de la littérature en lien avec des thématiques de genre et principalement sur les décisions des enseignant.es d’intégrer ou non une littérature dite « féminine » dans leur programme. Pour ce faire, cette enquête réalisée auprès de 10 enseignant.es de 4 collèges genevois interroge la réflexivité des enseignant.es en s’intéressant à la manière dont ils/elles estiment leur pratique didactique du français liée à la question du genre. Ainsi, il est question d’observer les conséquences (obstacles, contraintes et avantages) que peut présenter une telle approche au niveau de l’enseignement de la discipline du français.

 

Avez-vous fait un travail dans le cadre de votre cursus UNIGE (BA/MA) traitant des questions de genre, d’égalité et de sexualité?  Avez-vous reçu une bonne note? Avez- vous rédigé votre travail en français ou dans une autre langue? Vous êtes donc éligible! Proposez votre papier pour l’édition 2022 du Prix genre!
 
 

Promouvoir et valoriser les travaux universitaires des étudiant-es UNIGE (BA/MA) proposant une approche « genre ». Le « genre » n’est pas une discipline, mais un champ d’étude, un outil d’analyse qui peut être intégré par toute discipline scientifique.

En effet, cette approche permet par exemple:

En sociologie, histoire, lettres, psychologie et théologie de déconstruire les rapports de sexe;

En économie et management de réfléchir à des nouveaux modèles économiques et de management inclusifs et égalitaires;

En science de l'éducation à des modules pédagogiques qui considèrent la diversité;

En droit de mieux prendre en considération les droits des personnes vulnérables;

En biologie de partager de manière claire et égalitaire l'information sur l'anatomie et la physiologie féminine et masculine des organes génitaux;

En interprétation et traduction de réfléchir à l'importance d'un langage inclusif et épicène;

En médecine d'inclure la question du genre dans la pratique et recherche médicale.

Cette approche ajoute à vos travaux une composante innovante, comme le témoigne la publication Gendered research and innovation: Integrating sex and gender analysis into the research process (LERU gender group 2015).

Six travaux seront couronnés par un prix d’une valeur de CHF 450.-

Maryvonne Charmillot, présidente du jury (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Francesca Arena (Faculté de Médecine), Mathilde Fontanet (Faculté de traduction et d'interprétation), Klea Faniko (Service égalité & diversité), Vista Eskandari (Faculté du droit), Didier Grandjean (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Brigitte Mantilleri (consultante), Geneviève Mottet (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation),  Jérôme Kasparian (Faculté des sciences), Laure Piguet (Faculté des lettres), Glen Regard (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Marlyne Sahakian (Faculté des sciences de la société), Sarah Scholl (Faculté de théologie), Daniela Solfaroli Camillocci (Institut d’histoire de la Réformation)

  • Etudiant-e de Bachelor ou Master de l’UNIGE auteur-e d’un mémoire, travail de séminaire ou travail de recherche incluant une perspective de genre et ce, quel que soit le domaine d’étude.
  • Les travaux soumis doivent avoir été supervisés à l'Université de Genève et avoir obtenu une note égale ou supérieure à 5.5. Si le travail n’a pas fait l’objet d’une évaluation notée, une brève évaluation de l’enseignant-e ayant dirigé le travail, attestant que la qualité de celui-ci est équivalent à une note de 5.5 doit être jointe.
  • Les travaux sont éligibles jusqu’à trois semestres après la session d’examens lors de laquelle ils ont été évalués.
  • Un seul travail peut être soumis par candidat-e.
  • Un-e lauréat-e du prix genre n’est pas éligible pour une deuxième candidature.
  • Un travail refusé l’année précédente ne pourra pas être soumis une deuxième fois.
  • Présence souhaitable pour la cérémonie de remise des prix, le 17 mai 2022, 12:15 – 13:45

Délai | 28 février 2022

  • Le formulaire d’inscription complété en ligne>> Cliquez ici!
  • Copie du travail et relevé de note, dans un seul document pdf, à envoyer par e-mail au Service égalité: prixgenre@unige.ch

Contact:

Klea Faniko

022 379 78 41

prixgenre@unige.ch

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