Prix Genre

 
Avez-vous fait un travail dans le cadre de votre cursus UNIGE (BA/MA) traitant des questions de genre, d’égalité et de sexualité?  Avez-vous reçu une bonne note? Avez- vous rédigé votre travail en français ou dans une autre langue enseignée à l'UNIGE ? Vous êtes donc éligible! Proposez votre travail pour l’édition 2026 du Prix genre!
 
>>> Flyer pour l'édition 2026 (les inscriptions pour l'édition 2026 sont closes)
 

Promouvoir et valoriser les travaux universitaires des étudiant-es UNIGE (BA/MA) proposant une approche « genre ». Le « genre » n’est pas une discipline, mais un champ d’étude, un outil d’analyse qui peut être intégré par toute discipline scientifique.

En effet, cette approche permet par exemple:

En sociologie, histoire, lettres, psychologie et théologie de déconstruire les rapports de sexe;

En économie et management de réfléchir à des nouveaux modèles économiques et de management inclusifs et égalitaires;

En science de l'éducation à des modules pédagogiques qui considèrent la diversité;

En droit de mieux prendre en considération les droits des personnes vulnérables;

En biologie de partager de manière claire et égalitaire l'information sur l'anatomie et la physiologie féminine et masculine des organes génitaux;

En interprétation et traduction de réfléchir à l'importance d'un langage inclusif et épicène;

En médecine d'inclure la question du genre dans la pratique et recherche médicale.

Cette approche ajoute à vos travaux une composante innovante, comme le témoigne la publication Gendered research and innovation: Integrating sex and gender analysis into the research process (LERU gender group 2015).

Six travaux seront couronnés par un prix d’une valeur de CHF 450.-

  • Etudiant-e de Bachelor ou Master de l’UNIGE auteur-e d’un mémoire, travail de séminaire ou travail de recherche incluant une perspective de genre et ce, quel que soit le domaine d’étude.
  • Les travaux soumis doivent avoir été supervisés à l'Université de Genève et avoir obtenu une note égale ou supérieure à 5.5. Si le travail n’a pas fait l’objet d’une évaluation notée, une brève évaluation de l’enseignant-e ayant dirigé le travail, attestant que la qualité de celui-ci est équivalent à une note de 5.5 doit être jointe.
  • Les travaux sont éligibles jusqu’à trois semestres après la session d’examens lors de laquelle ils ont été évalués.
  • Un seul travail peut être soumis par candidat-e.
  • Un-e lauréat-e du prix genre n’est pas éligible pour une deuxième candidature.
  • Un travail refusé l’année précédente ne pourra pas être soumis une deuxième fois.
  • Votre travail ne doit pas avoir déjà été récompensé par un prix alloué par l’UNIGE ou une autre université.
  • Présence souhaitable pour la cérémonie de remise des prix, le 5 mai de 12 :15 à 13:45.

Les inscriptions pour l'édition 2026 sont closes. 

Les candidatures doivent impérativement être constituées des documents suivants:

  • Le formulaire d’inscription complété en ligne>> Cliquez ici!
  • Copie du travail et relevé de note, dans cet ordre et dans un seul document pdf. Merci de nommer votre document PDF comme suit: Nom_Prénom
  • L'ensemble est à envoyer par e-mail au Service égalité & diversité: prixgenre@unige.ch

Attention, veuillez noter que les dossiers incomplets qui ne respectent pas les consignes mentionnées ci-dessus ne seront pas considérés.

Maryvonne Charmillot, présidente du jury (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Francesca Arena (Faculté de Médecine), Cécile Boss (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Ilana Eloit (Institut des études genre, SdS), Klea Faniko (Service égalité & diversité), Mathilde Fontanet (Faculté de traduction et d'interprétation), Mariam Ghafir (Institut des études genre, SdS), Jérémy Lucchetti  (Faculté d'économie et de management), Giorgia Magni (Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation), Quentin Markarian (Faculté du droit), Brigitte Mantilleri (consultante), Patrycja Nowak-Sliwinska (Faculté des sciences), Léa Sallenave (IUFE), Christian Schlenker  (Faculté de théologie), Daniela Solfaroli Camillocci (Institut d'histoire de la Réformation).

Contact:

Klea Faniko

022 379 78 41

prixgenre@unige.ch

BaraldiA_Photo_retail.jpgAndrea Baraldi (Faculté de traduction et d'interprétation)

Queerer la traduction juridique et institutionnelle : Exploration des possibles traductions des genrements de personnes TNBI+ dans l’ATF du 08 juin 2023 (5A_391/2021)

Ce mémoire propose une étude transdisciplinaire qui vise à exposer et comprendre les dynamiques des choix de genrement de personnes TNBI+ en traduction juridique et institutionnelle. Pensé comme une invitation au décentrement, ce travail explore les possibilités de genrement de personnes TNBI+ dans une traduction de décision jurisprudentielle, à la lumière des données comparatives relevées dans d’autres décisions jurisprudentielles, des recommandations de rédaction institutionnelles, des textes relevant du système des droits humains, et des expérimentations littéraires et militantes. En adoptant une perspective trans/féministe queer, des possibilités de genrement sont mises en parallèle avec des aspects structurels des réalités de personnes TNBI+ telles qu’elles transparaissent dans les décisions jurisprudentielles européennes et leurs traductions. La stratégie de genrement principalement observée tend à l’invisibilisation des personnes TNBI+, tant individuellement que collectivement, même si d’autres propositions sont ou peuvent être utilisées.

Ce mémoire est rédigé en appliquant des propositions relevées dans la littérature spécialisée. 

 

Photo_DaianaGatto.jpgDaiana Gatto (Faculté de traduction et d'interprétation)

Inclusività di genere e traduzione istituzionale: il caso di ONU, NATO e Unione europea.

 

Ce mémoire vise à analyser l’utilisation du langage inclusif de genre en anglais, français et italien dans les documents écrits de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (NATO), de l’Organisation des Nations unies (ONU) et du Parlement européen. Une première analyse inductive des guides pour un langage inclusif de ces trois organisations a montré qu’elles commencent à s’intéresser à la question du langage inclusif en proposant des stratégies linguistiques pour s’exprimer de manière inclusive. Une seconde analyse d’un échantillon de textes législatifs, de formulaires et de communiqués de presse rédigés par ces mêmes institutions a cependant révélé que les recommandations concernant le langage inclusif de genre ne sont que rarement effectivement appliquées dans la pratique, la clarté, la lisibilité et la simplicité primant sur l’inclusivité. La comparaison des résultats des deux analyses, basées sur une annotation qualitative manuelle et sur la quantification des codes identifiés, montre que le langage inclusif n’est pas encore une priorité, qu’il ne fait pas l’objet de directives contraignantes et, par conséquent, qu’il est utilisé de manière hétérogène.

  

Manu Gobet.jpgManu Gobet (Faculté des sciences de la société)

« La spontanéité, ça se prépare » : sociologie de la spontanéité sexuelle chez les gays

Dans ce mémoire, je m’appuie sur les travaux de Cécile Thomé sur la spontanéité sexuelle dans les couples hétérosexuels pour appliquer sa grille de lecture aux interactions sexuelles entre hommes gays. En effet, la sociologue montre notamment que la croyance en une sexualité spontanée, notion très importante dans la sexualité contemporaine, repose sur un travail, gratuit et invisibilisé, effectué par les femmes « en coulisse ». La question qui a guidé ma recherche est donc : Comment la norme de la spontanéité sexuelle et sa production s’organisent-t-elles dans la sociabilité sexuelle gay ? Pour répondre à cette question, j’ai utilisé une méthodologie qualitative, en faisant 15 entretiens semi-directifs avec des hommes gays.

Ma recherche permet une compréhension approfondie des acceptions de la spontanéité sexuelle chez les gays et une définition de la norme de la spontanéité sexuelle, afin de préciser et de déconstruire la croyance en la possibilité d’une sexualité spontanée. Elle détaille le travail nécessaire à la production de la croyance en la spontanéité sexuelle – que j’ai appelée sexualité « spontanéifiée » – dans le contexte spécifique des interactions sexuelles gays – qui vont du « plan direct » au couple exclusif. Pour finir, j’ai montré l’impact de la norme de la spontanéité sexuelle sur le consentement sexuel : je montre que l’idée de spontanéité sexuelle péjore la possibilité du consentement.

 

Justine Pasche.jpgJustine Pasche (Faculté des lettres)

Matérialité politique d’un féminisme technophile et domestique 

Ce travail propose une analyse critique de deux manuels ménagers ; l’un de l’Américaine Christine Frederick (The new housekeeping : efficiency studies in home management,1913/1918) et l’autre de la Française Paulette Bernège (De la méthode ménagère, 1969).

Dans leurs ouvrages, ces deux autrices entament une transformation matérielle et méthodologique des espaces et travaux ménagers ainsi que de la vie et du rôle de la ménagère, en y intégrant des logiques d’efficacité issues du taylorisme: rationalisation des gestes, standardisation des espaces, valorisation des technologies et de leur consommation.

Par cette infiltration du taylorisme dans l’espace domestique, leurs théories domestiques renouvellent le foyer en une maison mécanisée. Elles modélisent et conformisent le ménage et la ménagère en leur conception de l’Identité domestique moderne, elle-même intrinsèquement liée au développement technologique.

En mobilisant les travaux d’Henri Lefebvre et sa notion d’«idéologie spatiale», ce travail s’intéresse à considérer les manuels domestiques de Christine Frederick et Paulette Bernège en tant que produit/ résultante matérielle politique et idéologique. Ainsi, cette recherche s’attache à analyser cette matérialisation dans les deux ouvrages et à en éclairer l’idéologie sous-jacente : un féminisme domestique combiné à une fascination et à une foi profonde en une modernité technologique émancipatrice, à une individualisation et à une privatisation de l’espace domestique, ainsi qu’à une perpétuation de valeurs conservatrices et traditionnelles.

Joelle Phuong Dubuis.jpgJoëlle Dubuis (Faculté des sciences de la société)

Les toilettes publiques genevoises : un enjeu d’égalité de genre

Et si le « petit-coin » n’était pas si petit, pas si anodin ? C’est ce qu’interroge ce projet de recherche en plaçant le regard sur un lieu insoupçonné de l’enjeu d’égalité de genre, souvent désigné par euphémisme : les toilettes publiques. À Genève, cet objet-espace est traité dans un vaste paysage, de l’administration municipale, aux représentant.e.s politiques, en passant par les associations féministes. Il s’agit, au travers de l’analyse de cet entrelacement de niveaux et d’interactions, de saisir les processus dépolitisants et repolitisants qui gravitent autour des toilettes et en leur sein, pour les comprendre comme un espace cristallisateur de l’enjeu d’égalité de genre où se jouent de multiples rapports de force et de pouvoir. En mobilisant les émotions des usagères et usagers comme outil d’agencéité dans l’espace public, ce travail dresse une première compréhension du microcosme de la lutte contre les inégalités de genre au sein de la Ville de Genève et met en lumière l’expérience vécue et sensible, en tous genres, des toilettes publiques. 

 

Emma Serafin.jpgEmma Serafin (Faculté des sciences de la société)

Vulgariser les études genre par le dessin : enjeux d’accessibilité et d’engagement féministe dans un cadre professionnel institutionnalisé

Ce mémoire s’ancre dans mon stage de six mois au Service égalité & diversité (SED) de l’Université de Genève, durant lequel j’ai conçu et réalisé VULGA feminista, une exposition de vulgarisation graphique présentée pour la Semaine de l’égalité 2025. L’objectif était double : rendre accessibles des notions centrales des études Genre – telles que genre, queer, intersectionnalité, orientalisme ou continuum des violences sexistes et sexuelles – et questionner ce que signifie traduire visuellement une pensée critique dans un cadre institutionnel.
Cette expérience m’a placée au croisement du militantisme féministe, des logiques institutionnelles et de la création artistique. Le passage du terrain militant à l’espace universitaire a soulevé plusieurs enjeux : comment vulgariser sans appauvrir ? Comment préserver la dimension politique des concepts tout en respectant les contraintes d’une institution ? Comment penser le dessin non comme simple illustration, mais comme véritable langage critique ?
À travers une démarche auto‑ethnographique, j’ai analysé les choix graphiques, pédagogiques et politiques qui ont structuré le projet, ainsi que les ajustements imposés par les rapports de pouvoir, les biais visuels et les exigences institutionnelles. VULGA feminista apparaît ainsi comme un chantier féministe : un espace de déconstruction et de reconstruction collective, où transmission et engagement se répondent. Ce travail met en lumière la force du dessin comme outil de médiation critique et la nécessité de créer des passerelles entre université, art et luttes féministes.

 

 

 

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