Michel Mayor

Bio

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Né à Lausanne en 1942, le Professeur Michel Mayor grandit à Aigle, avant d’entamer des études de physique théorique à l’Université de Lausanne et un doctorat en astrophysique à l’Université de Genève, qu’il obtient en 1971. Même s’il choisit l’astronomie comme activité chez les louveteaux, il ne s’agit pourtant pas d’une vocation d’enfance, mais d’une passion née un peu par hasard. Sa thèse portant sur la dynamique des galaxies spirales, il développe avec des collègues des observatoires de Genève et de Marseille un nouveau type de spectrographe, un instrument capable de mesurer la vitesse des étoiles, afin de vérifier ses prédictions. C’est le début de son intérêt pour l’étude du mouvement des étoiles, la cinématique stellaire.

PARCOURS

Le 6 octobre 1995, le Professeur Michel Mayor, professeur à l’Observatoire de la Faculté des sciences de l’Université de Genève (UNIGE) et son doctorant de l’époque, le Professeur Didier Queloz, annoncent à la communauté scientifique internationale la détection de la première planète hors du système solaire, l’exoplanète 51 Pegasi b. Une exoplanète qui gravite autour d’une étoile, 51 Pegasi, trouvée dans la constellation Pégase à 51 années-lumière de la Terre. Cette incroyable annonce ouvre la voie à des milliers de chercheurs et lance ainsi le « siècle des exoplanètes», plus de 4'100 à ce jour. Près de 25 ans après, cette découverte sera finalement récompensée par le prix Nobel de physique 2019.

Un nouveau spectrographe, conçu et réalisé en collaboration avec l’Observatoire de Haute-Provence et Marseille au début des années 1990, permettra enfin d’atteindre la sensibilité requise pour détecter les faibles perturbations gravitationnelles induites par les planètes en orbite autour d’autres étoiles similaires à notre Soleil. C’est grâce à ce spectrographe de nouvelle génération que les Professeurs Mayor et Queloz font leur formidable découverte de 51 Pegasi b.

Professeur d’astrophysique à l’Université de Genève depuis 1984, il occupe le poste de directeur du Département d’astronomie de 1998 à 2004. Depuis 2007, il en est professeur honoraire. Marié depuis 53 ans avec Françoise, le Professeur Michel Mayor est père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants. Il est membre associé étranger de l’Académie française des sciences, de l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis et de l’Académie américaine des arts et des sciences. Il est également membre honoraire de la Société royale d'astronomie du Royaume-Uni et de l’Union européenne des géosciences.  En 2017, il est fait Officier de la Légion d’honneur.  Neuf universités lui ont décerné des doctorats honoris causa. Un astéroïde porte le nom Michelmayor.

Ses recherches ont été récompensées par de nombreux prix scientifiques majeurs, en particulier les prix Balzan (2000) et Shaw (2005), la médaille Albert-Einstein (2004), Ambartsumian (2010), Frontier of Knowledge (2012), la médaille d’or de Société royale d’astronomie (2015), Kyoto (2015), Wolf (2017). Les autorités genevoises ont aussi décerné en 2011 le prix de la Ville de Genève – section sciences aux trois chasseurs de planètes extrasolaires de l’Observatoire de Sauverny, Michel Mayor, Didier Queloz et Stéphane Udry.