Femme suisse accusée de sorcellerie et condamnée au bûcher (gravure, vers 1700).

Le maléfice au tribunal: juger les sorcières aux XVIe et XVIIe siècles

Par Olivier Silberstein, historien (Institut d'histoire, Université de Neuchâtel)

Parce qu’elle est invisible, la magie échappe à la preuve et laisse libre cours à l’imaginaire. C’est dans cet espace d’incertitude que naît le soupçon: si l’on ne peut pas voir la magie, on peut toujours l’imaginer à l’œuvre. Cet atelier propose d’explorer la mécanique de la chasse aux sorcières à travers une mise en situation immersive.

Les élèves participent à une enquête fictive où indices flous et témoignages incertains s’assemblent jusqu’à construire un récit de culpabilité. L’expérience leur fait ressentir comment une société peut fabriquer ses sorcières par le pouvoir des récits, des stéréotypes et de la confession, qui vient clore le procès en donnant forme à l’invisible. Entre jeu et réflexion, l’atelier interroge la manière dont on juge ce qu’on ne peut pas voir.

 

 

POUR LE SECONDAIRE I et II
Classes d’histoire et de culture générale

Atelier pratique d'1h30, ne nécessitant aucune préparation en classe.


Date:
Du jeudi 5 au vendredi 13 mars 2026

COMPLET – possibilité de s'inscrire en liste d'attente

Lieu:
Archives d'État de Genève
1 rue de l'Hôtel-de-Ville, 1204 Genève


COMPLET