Argentine : 50 ans après la dictature
2026 marque le 50e anniversaire du coup d’État en Argentine, début d’une dictature responsable de crimes de masse. Les droits à l’identité et à la vérité, considérés comme des droits fondamentaux, ont été systématiquement niés par le régime militaire.
1976, coup d’État en Argentine et début d’une dictature militaire responsable de 30'000 disparu·es, de milliers de mort·es et de torturé·es, mais aussi de centaines de bébés volés. Face à ces exactions, les Abuelas de la Place de Mai luttent pour retrouver leurs enfants et petits-enfants depuis 1977. Elles ont joué un rôle déterminant dans l’inclusion du « droit à l'identité » dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant (CDE) ainsi que dans la consécration d’un « droit à la vérité », au cœur de la lutte contre l’impunité. En presque 50 ans, 140 enfants volés ont retrouvé leur famille. Dans ce contexte de violations massives des droits humains, comment responsabiliser les gouvernements suivants ? De quels leviers les citoyen·nes disposent-ils et elles pour apprendre la vérité ? Et surtout, que devient la question de la mémoire dans la société argentine actuelle, gouvernée par un populiste d’extrême-droite, admirateur de la dictature ?
FILM
Identidad
de Florencia Santucho & Rodrigo Vázquez-Salessi, Argentine/Royaume-Uni, 2025, 86’, vo esp, st fr/ang, Première suisse
Synopsis du film
Identidad suit le parcours de Daniel Santucho Navajas, né en détention pendant la dictature militaire argentine puis immédiatement enlevé par le régime. En 2023, les Abuelas de la Place de Mai le retrouvent grâce à une correspondance ADN. Il découvre alors ce qui lui est arrivé et rencontre sa famille biologique. Son récit illustre le destin de tous les enfants volés pendant la dictature et rappelle l’importance de la mémoire et de la justice, et le droit fondamental à l’identité face aux crimes d’État.
DISCUSSION
Florencia Santucho Co-réalisatrice de Identidad
Daniel Santucho Navajas Protagoniste de Identidad
Modération Sévane Garibian Professeure de droit à l’Université de Genève
CO-PRÉSENTÉ AVEC Nunca más et l’UNIGE