Cinéma

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De la toile à l'écran

La Revue du Ciné-club universitaire, octobre 2022

Édito

Il y a, devant une toile, un sentiment immédiat qui nous impressionne. Après, seulement, se font jour des questionnements, l'apparition d'un récit, l'analyse d'une structure.

Au cinéma, médium dominé dès ses débuts par des constructions narratives héritées du texte, le chemin est presque inverse. Cependant, des cinéastes ont tenté, à travers des œuvres singulières qui ont tôt fait de rejoindre la catégorie galvaudée du «cinéma d'art et essai», de s'inspirer directement des peintres et de leurs œuvres pour redéfinir et perfectionner le langage du septième art, quand ils ou elles-mêmes ne pratiquaient pas la peinture. Ces cinéastes ont cherché, au-delà de toute réimpression académique ou de vérité historique stérile, à nous faire entrer dans l'espace d'un tableau, à en percevoir le style, à toucher, le temps d'un film, les mondes figés sur toile. Le cinéma seul permet d'approcher l'intangibilité de l'inspiration; à travers les figures d'artistes célèbres, ce sont les cinéastes-mêmes qui se révèlent et qui tentent de pousser plus loin les possibilités de leur art.

Par l'étude des grands maîtres qu'en rendent les directeurs/rices de la photographie, par ses références culturelles et ses influences esthétiques, la peinture habite nos imaginaires depuis des siècles et influence immanquablement la réalisation des films. La sélection qui en est proposée pour le cycle d'automne 2022 du Ciné-club universitaire met en évidence des œuvres ambitieuses qui sortent des sentiers établis. De la toile à l'écran, c'est le pari d'une transpicturalité, la remédiation d'un monde de l'image, le passage d'un cadre à un autre.

La peinture, plus que le texte, peut-elle être le tremplin pour de nouvelles pistes du langage au cinéma?

Sommaire

  • Julien Dumoulin, Édito, p.1
  • Julien Dumoulin, Nicolas Sarkis, Leandra Patané, Rayan Chelbani et Étienne Kaufmann, Sur quelques cinéastes peintres: Pasolini, Schnabel, Lynch, Kitano et Kurosawa, pp.2-10
  • Sarah Herren et Julien Dumoulin, L’avant-garde en peinture et dans le cinéma: de nouveaux langages visuels, pp.11-15
  • Cerise Dumont, Quand la toile se met à respirer: tableaux vivants au cinéma, pp.16-23
  • Louise Tanner, Le Vincent que l’on connaît (ou pas?), pp.24-28
  • Julien Dumoulin, Peter Greenaway: "Les tableaux manquent de musique", pp.29-34
  • Sarah Herren, Regard féminin, pp.36-44
  • Margaux Terradas et Jeanne Richard, Peindre pour exister: Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma, pp.46-50
  • Julien Dumoulin, Klimt: un portrait rêvé, pp.51-58
  • Rayan Chelbani, Une existence au fil du pinceau: Cinq femmes autour d’Utamaro, pp.59-65
  • Etienne Kaufmann, La belle noiseuse, modèle dévoué et peintre acharné, pp.66-69
  • Mathias El Baz et Leandra Patané, Cadavre exquis: Mission Cléopâtre en deux tableaux, pp.70-73
  • Pour aller plus loin, pp.74-76

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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: De la toile à l'écran. Octobre 2022 (3).

Pour citer un article de la Revue

Dumont, Cerise. (2022). Quand la toile se met à respirer: tableaux vivants au cinéma. La Revue du Ciné-club universitaire: De la toile à l'écran, octobre 2022 (3), 16-23

Production

Ciné-club universitaire

cineclub(at)unige.ch

022 379 77 24

Horaire

  • samedi 1 octobre 2022 00:00 ‑ 00:00
								
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