Revues du ciné-club

Animation?

How long, not long

Animation?

La Revue du Ciné-club universitaire, avril 2017

Édito

Tout part d'une impression, d'un vague sentiment, qui survient devant des films d'animation: celui d'avoir un rapport différent en face d'images animées et en face d'images en prises de vues réelles. Une simple expérience de spectateur qui ouvre la voie à de multiples interrogations autour de ce cinéma: qu'est-ce que l'animation? Quelles sont ses possibilités? Ses frontières? Ses caractéristiques propres? Ses rapports aux autres procédés visuels?

L’animation, au travers de ses nombreuses formes et techniques, donne naissance à d'innombrables univers qui se distinguent d'une manière ou d'une autre du cinéma en prises de vues réelles. C'est à partir de ces considérations que nous avons construit notre réflexion, cherchant à prendre la mesure d'un art à part entière et d'y déceler, autant que possible, ses formidables ressources et sa grande vitalité. Des œuvres hybrides comme The Congress (Ari Folman, 2013) ou Couleur de peau: miel (Laurent Boileau, Jung, 2012) permettent de se questionner quant au pouvoir de l'animation: dans le premier, celui d'utiliser l'image numérisée d'une actrice – sans que celle-ci ne donne forcément son accord – ou dans le second, de recomposer une mémoire, une enfance, complétant ainsi des archives familiales lacunaires. Mais l'hybridité n'est pas la règle: les films de Tex Avery par exemple, qui incarnent le potentiel ahurissant des cartoons par des situations totalement impossibles, absurdes, loufoques, qui n'auraient aucune raison d'être (et qui seraient irréalisables) en dehors du monde animé.

Comme beaucoup de relations duelles, les frontières sont loin d'être toujours distinctement délimitées; il en va ainsi du cinéma animé qui, notamment grâce aux innovations technologiques régulières, se réinvente en permanence et part à la découverte de nouveaux territoires, de nouvelles formes, embrume les frontières avec le cinéma filmé et rend désuet les distinctions rigides. Le Ciné-club universitaire, dans son désir inlassable d'aller à la rencontre d'œuvres singulières et passionnantes, cherche à présenter un éventail de films très diversifiés, cela en partie au travers de nombreux courts-métrages: œuvres abstraites, expérimentales, jusqu'aux documentaires animés, en passant par l'essai, ces derniers recouvrent un vaste champ de possibilités, rendant parfois difficile l'emploi du singulier lorsqu'on parle «d'animation» (peut-être devrait-on dire «les animations» ou «les cinémas d'animation»). Norman McLaren, Theodore Ushev, Chris Landreth, Hans Richter ou encore Oskar Fischinger (et tant d’autres): chacun, à sa manière, réinvente l'image animée et lui donne un sens particulier; autant d'artistes à découvrir ou à redécouvrir!

C'est sur ces territoires flous, non balisés, que s'aventure ce cycle, cherchant non pas à faire la part des choses, mais bien à explorer ce qui se trouve «entre» différents procédés cinématographiques, et à réfléchir aux liens que tisse l'animation avec d'autres formes visuelles, qu’elles soient issues du 7ème art ou non, comme le film Peur(s) du noir (2008) qui est réalisé par plusieurs auteurs de bandes dessinées, ouvrant ainsi la réflexion sur l'intermédialité des œuvres.

Animation? Telle est notre interrogation, intentionnellement vaste et floue pour qu'elle puisse se décliner à l’infini.

Sommaire

  • Lou Perret, Édito, p.1
  • Julien Dumoulin, Vers l’infini, et au-delà?, pp.3-9
  • Emilien Gür, D’un média à l’autre., pp.11-21
  • Lou Perret, Conférence de Theodore Ushev, pp.23-29
  • Rayan Chelbani, L’animation burlesque: le cas de Tex Avery, pp.31-35

La revue au format papier

Pour recevoir, gratuitement et par courrier postal, un exemplaire de la Revue, merci d'écrire à cineclub(at)unige.ch en précisant le numéro choisi (Animation? – Avril 2017) et l'adresse postale de livraison.

La revue au format numérique

Pour télécharger ce numéro «Animation?», avril 2017 de la Revue, suivre ce lien.

Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Animation?. Avril 2017 (2).

Pour citer un article de la Revue

Chelbani, Rayan . (2017). L’animation burlesque: le cas de Tex Avery. La Revue du Ciné-club universitaire: Animation?., avril 2017 (2), 31-35

Production

Ciné-club universitaire

cineclub(at)unige.ch

022 379 77 24

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Tout part d'une impression, d'un vague sentiment, qui survient devant des films d'animation: celui d'avoir un rapport différent en face d'images animées et en face d'images en prises de vues réelles. Une simple expérience de spectateur qui ouvre la voie à de multiples interrogations autour de ce cinéma: qu'est-ce que l'animation? Quelles sont ses possibilités? Ses frontières? Ses caractéristiques propres? Ses rapports aux autres procédés visuels?

L’animation, au travers de ses nombreuses formes et techniques, donne naissance à d'innombrables univers qui se distinguent d'une manière ou d'une autre du cinéma en prises de vues réelles. C'est à partir de ces considérations que nous avons construit notre réflexion, cherchant à prendre la mesure d'un art à part entière et d'y déceler, autant que possible, ses formidables ressources et sa grande vitalité. Des œuvres hybrides comme The Congress (Ari Folman, 2013) ou Couleur de peau: miel (Laurent Boileau, Jung, 2012) permettent de se questionner quant au pouvoir de l'animation: dans le premier, celui d'utiliser l'image numérisée d'une actrice – sans que celle-ci ne donne forcément son accord – ou dans le second, de recomposer une mémoire, une enfance, complétant ainsi des archives familiales lacunaires. Mais l'hybridité n'est pas la règle: les films de Tex Avery par exemple, qui incarnent le potentiel ahurissant des cartoons par des situations totalement impossibles, absurdes, loufoques, qui n'auraient aucune raison d'être (et qui seraient irréalisables) en dehors du monde animé.

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C'est sur ces territoires flous, non balisés, que s'aventure ce cycle, cherchant non pas à faire la part des choses, mais bien à explorer ce qui se trouve «entre» différents procédés cinématographiques, et à réfléchir aux liens que tisse l'animation avec d'autres formes visuelles, qu’elles soient issues du 7ème art ou non, comme le film Peur(s) du noir (2008) qui est réalisé par plusieurs auteurs de bandes dessinées, ouvrant ainsi la réflexion sur l'intermédialité des œuvres.

Animation? Telle est notre interrogation, intentionnellement vaste et floue pour qu'elle puisse se décliner à l’infini.

Sommaire

  • Lou Perret, Édito, p.1
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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Animation?. Avril 2017 (2).

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