Projets

La plus grande partie des questions que pose l’OVE aux étudiant-e-s dans ses questionnaires concernent le passé et le présent. Mais le panorama ne pourrait pas être complet s’il n’intégrait pas également l’appréhension du futur.

Cette notion, importante dans tous les domaines de l’existence, l’est encore plus pour l’université. Celle-ci est une institution dont la mission est de former, c’est-à-dire de préparer pour le futur des étudiant-e-s qui y viennent afin d’y développer leurs capacités à saisir le monde, à acquérir des compétences multiples, qui doivent leur permettre entre autres d’évoluer de façon plus efficace sur le marché de l’emploi. Pour ce faire, l’université leur propose une offre de formations très diversifiée, leur permettant de se « composer » la préparation au futur qui leur convient le mieux.

Nous nous penchons donc avec attention sur la façon dont les étudiant-e-s se projettent dans leur futur, en nous focalisant sur deux grands aspects de ce dernier : les projets académiques et les projets professionnels.

Projets académiques

Prévoir le cours de ses études est particulièrement important dans un monde universitaire qui s’est profondément modifié et offre des parcours possibles très diversifiés. L’arrêt après le bachelor, la continuation vers le doctorat, la poursuite de formations complémentaires, le changement d’institution ou de filière, la mise en place d’une expérience de mobilité… voilà tout un arsenal d’opportunités qui sont à la disposition des étudiant-e-s et dont ils usent de façons très diverses selon leur profil, leurs ambitions, leurs contraintes.

Projets professionnels

Aujourd’hui plus qu’hier, et malgré les bons taux d’insertion sur le marché de l’emploi des diplômés universitaires suisses, l’intégration professionnelle est ressentie par certains comme une aventure où les garanties se sont estompées. De ce fait, la préparation professionnelle par l’université est devenue un enjeu pragmatique et politique d’une grande ampleur. De plus en plus souvent, l’évaluation d’une formation universitaire passe aussi par sa capacité à fournir de l’emploi à ses diplômés. Le travail de l’OVE consiste à s’interroger sur la façon dont les étudiant-e-s se projettent dans leur futur professionnel, en particulier celui qui les attend à la sortie de l’université.

 Les questions abordées par l’OVE dans cette thématique

  • Quels sont les projets, académiques et professionnels, que poursuivent nos étudiant-e-s?
  • Jusqu’à quel niveau comptent-ils poursuivre des études : bachelor, master, master spécialisé, assistanat, doctorat?
  • Comptent-ils effectuer tout le cursus dans la même université, dans le même domaine d’études?
  • Ont-ils déjà élaboré un projet professionnel futur?
  • Dans quel domaine souhaiteraient-ils pouvoir travailler?
  • Quelle est leur perception de ce que ce futur professionnel pourra leur réserver?
  • Quel sera le lien entre le projet du départ et l’insertion professionnelle réelle?
  • Quel lien trouve-t-on entre toutes ces variables et la réussite aux études?
Motivation à entreprendre des études universitaires par anticipation professionnelle ?

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82% des étudiant-e-s en Psychologie (1ère année BA) font des études universitaires par choix professionnel, ils sont 64% en Médecine.

Motivations d'anticipation professionnelle (trois motivations parmi les vingt proposées) en fonction de la faculté d'appartenance

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Source : enquête Etudiant-e-s 2013                                                    FTI = Faculté de traduction et d'interprétation

A l’exception des étudiant-e-s en Sciences sociales et Sciences économiques[1], par choix professionnel est la motivation qui prime parmi les trois proposées. Les étudiant-e-s en Psychologie la citent même à 82%. Ils sont suivis, mais de loin, par les étudiant-e-s en Médecine (65%) et en Sciences de l’éducation (56%). Si elle n’est par contre pas beaucoup citée (moins d’un étudiant-e sur trois) par les étudiant-e-s en Sciences sociales, elle est la motivation par anticipation professionnelle la plus évoquée.

La perspective de pouvoir accéder par les études à des professions bien rémunérées motive 30% des étudiant-e-s : 52% des étudiant-e-s en Sciences économiques, 44% en Droit et 39% en faculté de Traduction et d’interprétation. Les moins motivés par cet aspect de leur future profession sont les étudiant-e-s en Sciences de l’éducation (17%), en Lettres (21%) et en Médecine (22%).

Entreprendre des études pour accéder à des professions prestigieuses motive 31% d’étudiant-e-s. 53% de ceux qui étudient en Sciences économiques, 47% en Sciences sociales et... seulement 16% en Médecine, le pourcentage le plus petit.

Globalement, celles et ceux qui ont été le moins motivés par un projet professionnel au moment du choix de la filière d’étude sont les étudiant-e-s en Sciences et en Lettres, contrairement aux étudiant-e-s en Sciences économiques et en Droit.

[1] Les deux sections de la faculté des Sciences économiques et sociales, aujourd’hui scindée en faculté des Sciences de la société et faculté d’Economie et management (GSEM)

Un travail utile à la communauté

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83% des étudiant-e-s en Médecine (1ère année BA) ont répondu « certainement » ; ils sont seulement 23% en Sciences Economiques.

projet de mobilité

Poursuivre une partie de sa formation dans une autre université (en Suisse mais aussi et surtout à l'étranger) est une possibilité à laquelle l'Université de Genève accorde de plus en plus d'attention.

Séjour de mobilité effectué ou projet de mobilité prévu en fonction de l'avancement dans le cursus

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Source : Etudiant-e-s 2013

On constate à lecture de ce graphique qu'un peu moins de la moitié des étudiant-e-s ont le projet de réaliser un séjour de mobilité ou en ont déjà réalisé un. Au fil de l'avancement dans le cursus, on voit baisser la proportion de ceux qui forment ce projet et grimper celle de ceux qui l'ont réalisé. De l'autre côté, un peu plus de la moitié des étudiant-e-s répondent ne pas savoir s'ils souhaitent poursuivre une partie de leurs études dans une autre université ou, simplement, ne pas avoir ce projet. Au fil des années, on voit augmenter la proportion de ceux qui n'ont pas ce projet et baisser celle de ceux qui "ne savent pas".

Notes thématiques

2015

Mobilité verticale et horizontale (Etudiant-e-s 2014)

2014

Quelques variables de projection professionnelle des étudiant-e-s (Etudiant-e-s 2013)

Rapports

2009

2006

2004

Etudiants 2004

2001

Etudiants 2001

Articles et présentations

2015

Incidence des inégalités sociales sur la trajectoire des étudiants de l'Université de Genève. Colloque international ACFAS intitulé "Influence persistante de l'origine sociale et la persévérance aux études supérieures : partage des connaissances sur les étudiants des groupes sous-représentés". Juin 2015, Rimouski (Canada).

Diaporama Powerpoint 

2012

Academic outputs and citizenship. Is the social and political integration a factor of success during higher studies ? Beyond Employability: Citizenship and Responsability in Higher Education. 6ème rencontre internationale FREREF Uni 21, Université de Constance.

Diaporama Powerpoint

2010

Studying after Bologna in Switzerland, the students viewpoint. Empirical Evidence for the Development of the Bologna Process : 4ème rencontre internationale FREREF Uni 21, Université de Constance, novembre 2010.

Diaporama Powerpoint

2006

A la rencontre de la diversité étudiante. Profils d'étudiants à l'Université de Genève, Cycle de conférences "L'évaluation des systèmes d'enseignement: au-delà de PISA", Institut national genevois, avril 2006.

Article en ligne Nouvelle série des Actes de lʼING (Institut national genevois) - Livraison No 49, pp. 26-49

Le service Uni-Emploi développe un certain nombre d'activités afin de familiariser les étudiant-e-s au marché de l'emploi. Ce service constitue un point de référence pour ceux qui recherchent un soutien afin de développer un projet professionnel.

Uni-emploi

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