MAS Santé publique 2022

Technologies de l’information et transformations du travail: quels enjeux pour les professionnel-les de santé?

Portails patients, outils de santé connectés, dossiers partagés informatisés, etc. Depuis plus de vingt ans, les technologies de l’information changent la nature du service et l’environnement de travail des professionnel-es de santé. Quels enjeux pour les professionnel-les de santé ? Éclairages de Mathias Waelli, coordinateur de la Maîtrise universitaire d’études avancées en Santé publique >>> lire l'article

Informations

Période

septembre 2022 - juin 2024
60 Crédits ECTS
570 Heures enseignement en présence
30 Heures enseignement en ligne
3 ans • 5 sessions annuelles de 5 jours. Présence et travaux personnels suivis par des experts Basculement en ligne en cas de nécessité

Langue

Français

Format

En présence et à distance

Renseignements

Manuela LA GRECA
+41 (0)22 379 04 65
info-mas-sp(at)unige.ch

Lieu

Genève

Inscriptions

Délai d'inscription

15 juin 2022
Les inscriptions sont examinées et les candidat-es sont évalué(e)s et accepté(e)s au fur et à mesures qu'elles arrivent de janvier à fin août pour un début en septembre 2022

Finance d'inscription:

  • CHF 24'000.- pour l'ensemble des 3 années de formation soit CHF 8'000.- par année payables en 2 versements: en octobre (CHF 4'000.-) et en janvier (CHF 4'000.-)

Il faut compter avec un budget supplémentaire de CHF 1’500.- par semaine de cours pour les personnes résidant à l’étranger, pour le logement, l'alimentation et les transports.

Seuls les dossiers envoyés par voie électronique sont acceptés.

Contribution aux ODD

Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge Objectif 4 : Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie Objectif 5 : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles Objectif 11 : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables Objectif 12 : Établir des modes de consommation et de production durables Objectif 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions Objectif 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres

Objectifs

  • Acquérir des connaissances et des compétences dans des domaines multiples (notamment planification de la santé, évaluation, communication, politique de la santé, promotion de la santé, épidémiologie, sciences sociales, économie de la santé, santé internationale, éthique et droits humains)
  • Mettre en oeuvre des projets de santé publique en lien avec son activité professionnelle
  • Devenir l’architecte de sa formation continue par un apprentissage actif
  • Développer un réseau de collaborations avec des acteurs/trices de santé publique au niveau national et international

Public

Professionnel-le exerçant dans le domaine de la santé et des secteurs connexes avec un titre universitaire ou jugé équivalent ainsi qu'une expérience professionnelle pertinente d'au moins 3 ans y compris les médecins souhaitant acquérir le titre FMH de « Spécialiste en prévention et santé publique »

Compétences visées

  • Maîtriser les principaux concepts en santé publique
  • Maîtriser les bases de l'épidémiologie
  • Interpréter de manière critique la littérature scientifique
  • Contribuer par un regard critique et constructif à la mise en oeuvre d’actions en santé publique pertinentes, efficaces et participatives
  • Gérer des projets (état des connaissances et des pratiques, planification et mise en oeuvre, évaluation et communication)
  • Collecter et analyser des données sur l’état de santé et les besoins d’une population
  • Évaluer des programmes de santé
  • Contribuer à l’élaboration de politiques de santé intégrant les meilleures preuves disponibles
  • Communiquer de manière diversifiée en fonction des publics 
  • Collaborer avec d’autres secteurs ayant un impact sur la santé, par une approche transdisciplinaire

Programme

7 modules:

  • Epidémiologie
  • Communication
  • Politique et gestion en santé publique
  • Santé internationale
  • Sciences sociales et économiques, droit/éthique
  • Microinformatique
  • Problème prioritaire de santé (PPS)

Travaux de groupe

Projets personnels

Travail de mémoire

Direction

Prof. Jean-François ETTER, Institut de santé globale (ISG), Faculté de médecine, Université de Genève

Coordination

Manuela LA GRECA, Université de Genève

Partenariat

Swiss School of Public Health Plus (SSPH+) Promotion Santé Suisse (PSS)

Accréditation

25 points FMH à l'année
La santé publique en 2021
Planning de l'année 2022-2023

•    du 19 au 23 septembre 2022 - Épidémiologie
•    du 16 au 18 novembre 2022 - Atelier de micro-informatique
•    du 21 au 25 novembre 2022 - Communication
•    du 22 au 27 janvier 2023 - Politique de gestion en santé publique
•    du 6 au 10 mars 2023 - Santé internationale
•    du 19 au 21 juin 2023 - Sciences sociales et économiques, droit/ éthique

En troisième année les examens finaux ont lieu après le 5ème regroupement en Juin.

Description

Apprendre à:

  • Maîtriser les concepts de base en épidémiologie et biostatistique
  • Collecter, analyser et interpréter des données épidémiologiques pour une prise de décision fondée sur les faits 
  • Discuter de manière critique les études épidémiologique

 

Description

Apprendre à:

  • Communiquer clairement autour de problématiques de santé publique avec différents groupes de population, communications de résultats scientifiques pour les non-professionnel-les, présentations scientifiques brèves et rédaction des rapports et d’articles scientifiques pour des professionnel-les)
  • Comprendre et faire face à la désinformation
  • Concevoir, produire et diffuser du matériel de communication en santé publique

 

Description

Apprendre à

  • Planifier un programme de santé publique, le mettre en œuvre et l’évaluer
  • Promouvoir une politique favorable à la santé et adaptée aux besoins prioritaires de santé d’une population

 

Description

Apprendre à:

  • Identifier les enjeux prioritaires de santé dans un contexte de globalisation
  • Développer des plans d’action adaptés aux réalités locales, régionales ou globales

Description

Apprendre à:

  • Utiliser les méthodologies des sciences sociales pour récolter et interpréter des données
  • Intégrer les dimensions socio-économiques et culturelles dans l’analyse des questions de santé
  • Analyser les fonctionnements des systèmes de santé (économie, management)
  • Identifier et analyser les enjeux éthiques et du droit dans la santé publique

Description

 

  • Acquérir des connaissances et compétences sur quelques problèmes prioritaires de santé, sur la lecture critique d’articles scientifiques, et sur les technologies d’enseignement à distance

Description

Apprendre à:

Utiliser les outils micro-informatiques de base dans la recherche d’information, de récolte, d’analyse et/ou de gestion de données et de présentation

Evaluation

Tout au long de sa formation, l’étudiant-e sera évalué-e selon différentes modalités:
- Sur des projets individuels qui doivent être réalisés dans le cadre de son activité professionnelle, sous la supervision des enseignant-es. Le premier projet prend la forme d’un plan de formation établi par l’étudiant-e en fonction de ses besoins spécifiques de formation. Les projets suivants sont choisis selon les objectifs pédagogiques à atteindre
- Des travaux effectués lors des regroupements
- Deux examens intermédiaires d’épidémiologie
L’étudiant-e doit passer un examen final qui comprend une analyse critique individuelle d'article scientifique
L’étudiant-e doit valider un travail de fin d’études:
- Réalisation d’un travail de mémoire avec soutenance orale

Méthodes d'enseignement/modalités pédagogiques

La formation est centrée sur les besoins professionnels des candidat-es et des employeurs/euses. Pour ce faire, les étudiant-es ont à réaliser des projets individuels et un mémoire bénéficiant d’un suivi individualisé par l’équipe de coordination et un réseau d’expert-es.

Formation de 15 sessions en présence de 5 jours (regroupements), réparties en 5 modules annuels d'une semaine en milieu universitaire ou dans des contextes de santé publique, durant lesquels l’étudiant-e acquiert, au travers des cours, conférences, séminaires, exercices pratiques et lectures dirigées, des outils et une culture générale en santé publique.

Chaque semain de cours ("regroupement") est centrée sur des thèmes prioritaires et des sujets d’actualité en santé publique.

La structure modulaire du programme permet à des personnes engagées dans la vie active de concilier activité professionnelle, vie familiale et formation. 

Professionnel-le souhaitant devenir expert-e et leader en santé publique pour leur permettre d'acquérir des compétences en épidémiologie, sciences sociales et économiques, politique et gestion, communication, droit, éthique, santé internationale, etc.

Conditions d'admission

Tout-e professionnel-le ayant une expérience d'au moins 3 ans dans le domaine de la santé, titulaire d'une maîtrise ou licence universitaire (médecine, biologie, urbanisme, droit, sociologie, sciences politiques, sciences de l'éducation, gestion, etc.), d’un MAS HES ou d’un titre jugé équivalent. Ces conditions s'appliquent également aux infirmiers/ères, sages-femmes et autres professionnel-les titulaires d’un bachelor HES ou d’un titre jugé équivalent.

Un niveau moyen d'anglais est requis pour la lecture d'articles scientifiques et suivi de présentations.

Comité directeur

  • Prof. Jean-François Etter, professeur ordinaire et directeur du comité directeur
  • Prof. Antoine Flahault, professeur ordinaire, directeur de l’Institut de santé globale, Faculté de médecine, Université de Genève
  • Prof. Thomas Mattig, directeur de la Fondation promotion santé suisse
  • Dre Anne Iten, médecin adjointe, Service prévention et contrôle de l’infection, HUG
  • Prof. Olivia Keiser, professeure assistante, Institut santé globale, Faculté de médecine, Université de Genève
  • Prof. Dre Nadia Elia, Institut de santé globale, Faculté de médecine, Université de Genève

Nombre de participant-es

Le nombre de participant-es est adapté à la pédagogie choisie.

Détails sur la finance d'inscription

CHF 24'000.- pour l'ensemble des 3 années de formation soit CHF 8'000.- par année. La première année CHF 2000.- pour frais d'inscriptions et 2 paiements de CHF 3000.- ( en octobre et janvier)  et les 2 autres années les CHF 8000.- payables en 2 versements: en octobre (CHF 4'000.-) et en janvier (CHF 4'000.-)

Il faut compter avec un budget supplémentaire de CHF 1’500.- par semaine de cours pour les personnes résidant à l’étranger, pour le logement, l'alimentation et les transports.

Seuls les dossiers envoyés par voie électronique sont acceptés.

Remarques

Opportunités de carrière pour les diplômé.e.s :

De multiples opportunités de carrière s’offrent aux diplômé.e.s du MAS en santé publique. Par exemple, certains de nos anciens étudiants sont médecins cantonaux, d’autres qui étaient au départ infirmières ou assistants sociaux sont hauts cadres ou directeurs-trices d’ONG ou de structures étatiques, une journaliste est responsable de la communication d’une grande institution étatique, un économiste est haut cadre d’un ministère de la santé.

 

Formation approuvée par l'ISFM / la FMH

Ce MAS en santé publique a été approuvé par l'ISFM/la FMH et permet aux médecins d'obtenir 25 crédits annuels de formation continue FMH. Tous/tes les médecins peuvent utiliser ces crédits dans le cadre de la formation continue élargie (cf. l'article «Avez-vous un diplôme de formation continue de l’ISFM?»). Vous trouverez toutes les sessions de formation continue reconnues par l'ISFM sur leur site. ici

 

 

Les travaux personnels des étudiant-es pourront être produits en français, en anglais ou en allemand.

 

Publications scientifiques des étudiant-es

Equipe enseignante régulière:

Prof. Jean-François Etter, Professeur ordinaire, MPH et PhD en politique de santé

Dr Olivier Duperrex, Chargé d’enseignement, MD

Prof. Assistante Nadia Elia, MD et MSc en épidémiologie

Mme Evelyne Fournier, Statisticienne et data-manager, PhD en santé publique

M. Emilien Jeannot, MPH et PhD en santé publique

Dr Beat Stoll, Chargé d’enseignement, MPH et MD

M. Mathias Waelli, Maître assistant, PhD en sociologie

Dr Verena Carrara, Chargé d'enseignement MD

Prof. Stéphanie Dagron, Professeure ordinaire en droit international, Faculté de droit

Dr Paul Bouvier Chargé d'enseignement

Différent-es enseignant-es de l'UNIGE et intervenant-es externes apportent également des enseignements complémentaires, plus ponctuellement.

J’ai fait partie de la 3ème cohorte d’étudiants du MAS en 1993. Cette formation en cours d’emploi m’a apporté beaucoup, d’abord, des outils de travail pour analyser des situations de santé publique, ensuite, des méthodes pour proposer des solutions à ces problèmes souvent complexes. Par exemple, j’exerce des responsabilités dans la lutte contre les maladies transmissibles, les stratégies dans les domaines de la santé psychique ou sexuelle et la politique de santé. J’ai construit mon cursus de formation en fonction de mes besoins, découvrant ainsi de nouveaux domaines parfois éloignés de ma formation de médecin. En plus des acquis en terme de compétences spécialisées, je crois que l’échange avec les autres étudiants et les enseignants, m’a permis de créer un réseau d’expertise que je continue de solliciter. La santé publique est une discipline riche et variée. Un matin, on discute avec une association de prostituées et l’après-midi, on peut être amené à défendre un projet avec un Conseiller d’Etat et des députés.

En résumé, les compétences d’un expert en santé publique sont de rechercher et d’analyser des informations sur la santé d’une population, d’organiser et de prendre des mesures à son niveau de responsabilité et enfin de communiquer, d’expliquer et de défendre des choix complexes auprès des médias, de la population et des décideurs. Dans ma fonction de médecin cantonal à Neuchâtel, j’utilise tous les jours des méthodes construites pendant ces années de formation. Dr Claude-François Robert, Médecin cantonal, Département des finances et de la santé, Canton de Neuchâtel

Entre 2002 et 2005, j’ai eu le plaisir de participer au MAS en santé publique. Les échanges furent d’une très grande richesse, les apprentissages très denses et à plein de niveaux différents. J’ai pu bénéficier de l’accompagnement du staff du MAS pour rédiger mon mémoire, qui a servi de base à une publication attendue par l’OFSP. Cette synergie a été non seulement très stimulante, mais aussi efficiente. Les acquis de ce MAS m’ont permis de consolider mon statut d’expert en prévention des addictions et en promotion de la santé. J’ai pu transposer mes savoirs dans mes pratiques, tant comme directeur d’institution que comme expert indépendant. Un réel bénéfice pour moi et pour la collectivité ! Michel Graf, directeur de la Fondation Profa

J'ai fait le MAS en santé publique pendant mes études de médecine. La flexibilité des enseignants m'a permis de suivre les deux cursus en parallèle. J'ai particulièrement profité des travaux personnels, explorant à chaque fois un champ insoupçonné de la santé publique et ajoutant une dimension réflexive à mes engagements. Le travail de mémoire a été l'occasion pour moi de me lancer dans une aventure: l'écriture et la publication d'un livre de synthèse sur la santé en Suisse, destiné au grand public. La troisième édition est sortie en décembre 2018 aux éditions LEP. Ce travail reste bien sûr une carte de visite. Mais le véritable point fort du MAS est la possibilité de rejoindre un réseau d'acteurs de la santé publique. C'est grâce à ce réseau que j'ai pu commencer ma carrière de médecin au sein d'une organisation humanitaire diplomatique de Genève. Dr  Simon Regard

De nombreux anciens étudiants nous ont dit que le point fort de ce diplôme a été leur intégration dans le réseau de la santé publique, ce qui leur a souvent permis de trouver ensuite un emploi. En effet, au cours de leur formation des étudiants côtoient de nombreux autres professionnels et ont l’occasion de se faire connaître et de nouer de précieux contacts.

Titulaire d’un bachelor en nutrition, j’ai suivi le MAS-SP entre 2013 et 2015. Cette formation a clairement enrichi mes connaissances et mon parcours sur de multiples aspects. J’ai en effet pu utiliser les projets personnels pour réaliser l’évaluation complète d’un programme de renutrition qui accueille 2400 enfants de moins de 5 ans par an à Madagascar. L’encadrement précieux de deux enseignants a été très formateur. Cette experience de terrain m’a ainsi permis de mettre en pratique une multitude de compétences travaillées en cours: méthodes d’enquêtes quantitatives et qualitatives, statistiques, gestion de projet, enjeux de santé publique, rédaction et publications de 2 articles scientifiques, etc. En parallèle, au niveau institution hospitalière qui est mon coeur de métier, les compétences acquises durant le MAS-SP sont également reconnues étant donné qu’on m’a confié la responsabilité du Pôle Clinique (jobsharing interprofessionnel). Enfin, le MAS-SP a étendu mon réseau et m’a permis de prendre confiance en moi et en mes nouveaux outils. A retenir, que dans cette formation, plus on s’investit personnellement plus les bénéfices sont grands. Margot Magnin, Responsable du Pôle Clinique de la Direction des soins de l’Hôpital Fribourgeois et clinicienne pour le service nutrition, Hôpital fribourgeois

 

L’organisation de ce master m’a permis de pouvoir m’engager dans une nouvelle formation tout en continuant de travailler. En effet l’une de mes principales craintes était de ne pas pouvoir concilier vie professionnelle et formation. Mais la structure du master a facilité la combinaison de ces deux aspects. Il m’était très facile de m’organiser et de me planifier bien à l’avance de manière à ne jamais me sentir submergée ou dépassée. J’ai particulièrement apprécié la qualité de la formation qui alliait enseignements au renforcement de l’autonomie des étudiants. Le master met les désirs et les projets de l’étudiant au centre et lui fournit un encadrement pour murir et parfaire ses projets. J’ai aussi beaucoup aimé la diversité et la pluralité des profils et des parcours des étudiants du master. J’ai pu rencontrer et côtoyer des personnes de diverses origines dont l’expérience a aussi contribué à ma formation. A terme ce master me permet de pouvoir fournir des avis et conseils éclairés et adaptés aux décideurs politiques sur les questions de politique de santé. Je réalise aujourd’hui l’importance d’agir sur la santé en intervenant dans plusieurs domaines interdépendants. Mme Alice Koumba Ouardia Malano étudiante en troisième année

Je dirais que ce diplôme c’est d’abord se poser des questions, sur soi, sur ce que l’on sait et que l’on tient pour acquis, c’est apprendre avec d’autres que la santé est un continuum entre théorie et pratique :
apprendre une posture une position nouvelle, une sorte d’idéal. Même si ce qu’on apprend n’est toujours qu’un reflet de la réalité, Le MAS était cependant en avance sur beaucoup de choses : Mon premier regroupement avait pour thème la gestion de la crise sanitaire liée à une pandémie mondiale… je crois que c’était en 2008, j’ai parcouru mon chemin depuis, beaucoup de choses se sont produites dans ma vie, pour les autres étudiants aussi, mais les thématiques et les sujets sont bien encore là…
Ce diplôme m’a apporté une posture une réflexion, la capacité de me questionner de faire face à des défis, rien n’est donné dans la vie professionnelle, ni ailleurs mais grâce à cet enseignement, j’ai acquis des bases et des réflexes qui me servent encore dix ans plus tard : que l’on soit en séance avec des conseillers nationaux, des médecins cantonaux, des directions d’institutions, des chefs de projets ; ce qui importe souvent c’est le fond et la réflexion. M. Raphael Tremeaud Responsable de projets Prévention dans le domaine des soins. Promotion Santé Suisse

Après un diplôme de vétérinaire, une thèse de recherche en biologie et plus d’une dizaine d’années à travailler à l’interface de la santé humaine et animale (vétérinaire clinicien, responsable vétérinaire d’animaleries de recherche), je souhaitais découvrir une approche plus globale de la santé étant particulièrement intéressée par l’interface homme-animal-environnement. Le MAS-SP de l’UNIGE répondait à mes attentes en terme de contenu, avec une grande diversité de thématiques abordées (par ex. santé internationale, maladies infectieuses, santé environnementale, etc.), et en terme organisationnel avec la possibilité de le suivre en parallèle de mes activités professionnelles. Les regroupements sur une semaine focalisée sur une même thématique permet d’approfondir le sujet et, avec les travaux de groupe, d’apprendre à collaborer avec des professionnels experts de différentes disciplines et secteurs de la santé. Cette formation a été très enrichissante en termes de nouvelles connaissances, de nouveaux outils (épidémiologie), et de réseautage (participants et nombreux intervenants impliqués dans les cours) mais aussi très dense avec le besoin parfois de travailler le week-end. On s’est aussi beaucoup amusé notamment lors de la présentation des travaux de groupe qui se faisait de façon originale et ludique. Cette formation m’a permis d’évoluer vers le domaine de la santé globale au sein de l’UNIGE et de développer un nouvel axe de recherche autour de la santé globale à l’interface homme-animal-environnement et l’utilisation de l’approche « One Health ». Isabelle Bolon Vétérinaire chercheur ISG UNIGE

Cette formation en cours d'emploi m'a permis de "vivre" la santé publique, dans le sens que tout ce que j'apprenais, pouvait s'appliquer directement dans ma vie professionnelle. Les travaux associés à chaque module, m'ont motivés pour mener à bout, des réflexions et des projets que je n'aurais probablement pas eu la compétence, le temps ou l'envie de faire sans ce soutien. Une bonne partie de ces projets ont été pérennisés et font maintenant partie des activités régulières. 

Un des aspects les plus importants, a été l'interaction avec d'autres professionnels partageant les mêmes convictions et les mêmes valeurs, dans un esprit de collaboration et de croissance individuelle.

Le fait qu'il y ait des étudiants étrangers et d'avoir fait une partie de la formation en Afrique, a permis de se plonger dans la réalité d'autres pays et de différentes cultures.

Je pense que la formule du Master en santé publique de l'université de Genève est idéale pour toute personne voulant s'équiper des outils et d'une culture de santé publique, autant pour les cliniciens que pour de futurs spécialistes en santé publique.

Dr Per Bo Mahler Spécialiste en médecine du sport à l’Hôpital de La Tour, Meyrin Médecin adjoint au Service de santé de l’enfance et de la jeunesse, Genève

 

Après plusieurs réflexions, mon désir était de renforcer mes capacités par des nouvelles connaissances et compétences pour relever les défis qui sont la planification et l’exécution de stratégies de santé globale. La Maîtrise d’études avancées en Santé publique (MAS-SP) proposée par l’Institut de Santé Globale de l’Université de Genève est une formation en cours d’emploi ; ce qui permet à l’étudiant d’alterner étude et travail. En plus, plusieurs intervenants proviennent des organisations et institutions qui siègent à Genève (OMS, GAVI, Fonds mondial, ONUSIDA   etc.) ; ce qui permet à l’étudiant de tisser un réseau professionnel. C’est une formation théorique et pratique qui permet à l’étudiant de définir lui-même son parcours. En outre, l’étudiant à travers les thèmes variés abordés pourrait mettre en valeur les projets de santé publique en lien avec ses activités professionnelles.

Je recommande fortement cette formation qui a répondu à mes attentes et m’a permis d’avoir une vue plus globale des principaux concepts en santé publique et obtenir un emploi à l’international six mois après la fin de ma formation.

Abdelkadre Mahamat Hassaneconsultant senior en santé reproductive et sexualité pour la région du Sahel  auprès de la Fondation Susan Thompson Buffett.
 

 

Qu’est-ce qui vous a convaincu de suivre cette formation, quelles étaient vos attentes ?

Au bénéfice d’une expérience de plus de 10 ans dans le domaine de la santé j’avais le souhait d’impacter différemment et en amont. La formation pouvait m’aider à me spécialiser en répondant aux besoins de santé d’une population. Mes attentes étaient d’acquérir des compétences dans le domaine de l’épidémiologie, des politiques publiques en santé et de l’évaluation en santé publique mais aussi les méthodes de rédaction de protocoles de projets visant à obtenir des financements.

Quelles craintes aviez-vous avant de la débuter ?

Ma principale crainte était de concilier les semaines de formation avec le travail, et la vie de famille. Mais comme j’aime les challenges, cela est devenue une force.

Comment avez-vous concilié cette formation avec vos impératifs professionnels et privés ?

Je pense qu’il est vraiment indispensable de trouver un bon équilibre entre temps de travail et temps pour soi dans cette période de 3 ans. Il s’agit d’un travail de longue durée, une sorte de marathon pour lequel il faut savoir se préserver et s’aérer l’esprit le plus possible.  Néanmoins, il faut une solide discipline et dégager du temps hebdomadaire pour tirer profit de la formation (20%). J’ai rédigé mes projets et travaux en dehors des heures de travail, essentiellement les week-ends et soirs . Pour mon mémoire, j’ai aussi travaillé sur une majeure partie de mon temps personnel. Cela n’a pas toujours été facile mais au final cela en valait la peine.

Qu’avez-vous retiré de cette formation, en des termes professionnels, et aussi personnels, humains ?

Au niveau du contenu déjà, j’ai pu me spécialiser dans des domaines qui me passionnent. J’ai acquis grâce à la formation une solide capacité d’analyse réflexive que j’utilise quotidiennement. Cela a été pour moi extrêmement formateur, nous sommes architecte de notre notre formation donc nous avons la chance d’être agile dans le choix de nos projets que nous souhaitons soumettre. J’ai gagné en connaissances pratiques et en compétences professionnelles. Au final, le cursus proposé est complet et permet à chacun de trouver sa voie, grâce à des cours aux thématiques très variées, allant du management des organisations à la santé globale. Je garde un bon souvenir des échanges avec les autres étudiant.e.s mais aussi avec l’équipe pédagogique.. Sans oublier leur accessibilité et disponibilité.

Qu’est-ce qui a changé dans votre carrière et votre vie depuis, en quoi le MAS-SP a-t-il changé votre carrière ?

Je pense être plus visible avec mon parcours actuel. La formation dure plus de 3 ans, elle favorise une profonde réflexion personnelle et professionnelle qui amène une certaine posture où la légitimité ne se pose plus.  Je travaille dans le secteur de recherche en organisation des services de santé en médecine de famille depuis 3 ans, emploi que j’ai intégré durant ma deuxième année de formation.  A posteriori, je pense que le master m’a permis de me démarquer des autres candidat.e.s lors du processus de recrutement.

Fatima El Hakmaoui, technicienne en radiologie devenue cheffe de projet chez Unisanté

 

Contribution aux ODD

Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge Objectif 4 : Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie Objectif 5 : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles Objectif 11 : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables Objectif 12 : Établir des modes de consommation et de production durables Objectif 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions Objectif 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres

Les termes utilisés pour désigner des personnes sont pris au sens générique; ils ont à la fois la valeur d'un masculin et d'un féminin.