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Réponses des cellules β et stress métabolique

L'obésité est un problème de santé publique croissant dans le monde entier. Un tel état riche en nutriments impose un stress métabolique à l'organisme et augmente le risque d'autres problèmes de santé, tels que le diabète. Cependant, les mécanismes moléculaires connectant de fortes teneurs en nutriments à des défauts cellulaires restent flous. La réponse des cellules β du pancréas est particulièrement importante à déterminer car elles sont responsables de la production d'insuline et de la régulation consécutive du taux de sucre dans le sang.

 

Et si le gras n'était pas forcément le méchant

Dans leur étude publiée dans Biomolecules, l'équipe de recherche du Prof. Pierre Maechler a imité un état pré-diabétique en exposant les cellules bêta des îlots pancréatiques humains à des concentrations élevées en graisse (acides gras) et/ou en sucre (glucose). Comme les mitochondries sont des organites essentiels traduisant les signaux intracellulaires conduisant à la sécrétion d'insuline, les chercheurs et chercheuses ont recherché des différences dans l'expression des gènes impliqués dans la machinerie mitochondriale (voir figure ci-dessous). L'exposition chronique au sucre induit la plupart du temps un dérèglement des composants de la mitochondrie. Cependant, les scientifiques ont été surpris de constater que la graisse pouvait contrecarrer certains des effets délétères induits par un taux de glucose élevé. En effet, leur étude montre qu'un taux de glucose élevé est pire qu'une combinaison de sucre et d'acides gras.

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Réseau fonctionnel des gènes impliqués dans la machinerie mitochondriale. © de la Figure 1 dans Jimenez-Sánchez et al. 2020 Biomolecules

 

Prochaines étapes

L'équipe de recherche va maintenant se concentrer sur certains gènes candidats révélés par cette étude et étudier leur rôle potentiel en tant que capteurs de la concentration en sucre et en graisse dans le sang.

 

 

 

14 décembre 2020
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