Une plateforme test pour les futurs traitements anticancer
Les cellules hépatiques différenciées qui se développent dans un flacon retrouvent l'apparence des cellules présentes dans le foie. © FAMOL, UNIGE
Les avancées récentes de l’immunothérapie et des thérapies ciblées ou géniques ont nettement augmenté la survie des personnes atteintes de cancer. Mais, au fil du temps, de nombreuses tumeurs développent une résistance à ces traitements, compromettant leur efficacité. Pour contourner cette résistance, les stratégies les plus prometteuses reposent sur l’utilisation simultanée de plusieurs médicaments. Or, si ces combinaisons augmentent l’efficacité thérapeutique, elles s’accompagnent souvent d’une toxicité importante pour les organes et tissus sains, limitant leur utilisation clinique. Pour prévenir ce risque, une équipe de l’UNIGE a mis au point une «plateforme» permettant de tester en laboratoire la toxicité de ces associations, rapidement et sans recourir au modèle animal. En effet, cette plateforme modélise in vitro, sous la forme d’amas de cellules issues d’organes humains, les reins, le cœur et le foie, qui sonr les organes particulièrement sensibles à la toxicité des médicaments. Avec cette plateforme, les chercheurs peuvent ainsi étudier l’interaction de nouvelles combinaisons médicamenteuses avec ces organes, et décider si le passage à des tests in vivo se justifie, chez l’humain ou l’animal.
Cette approche, rapide et sans recours à l’expérimentation animale, ouvre la voie à une évaluation plus sûre des nouveaux traitements. Les résultats sont publiés dans Biomedicine & Pharmacotherapy.