Les chiffres

Le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques à l’Université de Genève est déclaré chaque année aux autorités cantonales et fédérales. Les données provenant de chaque canton sont ensuite publiées sur le site de l’Office Fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Les expériences sur les animaux sont classées par degré de gravité. Selon le principe des 3R, il faut limiter autant que possible la contrainte infligée aux animaux, par exemple: en utilisant les techniques les moins contraignantes selon l’état de connaissance actuel, en procurant les analgésiques et anesthésiques adaptés, en surveillant l’état des animaux.

L’échelle de contrainte

En 2025, 14% des animaux utilisés à l'UNIGE ont subi une contrainte sévère, 42% une contrainte moyenne, 29% une contrainte légère, et 15% aucune contrainte. 

15 % - Degré 0 - Absence de contrainte

Le degré de gravité 0 est attribué lorsqu’il y a absence de contrainte, comme les études observationnelles ou les études post-mortem. Exemples: observation du comportement, analyse de tissus post-mortem.

29 % - Degré 1 - Contrainte légère

Le degré de gravité 1 est attribué en cas de contrainte légère, par exemple des douleurs ou des dommages légers et de courte durée.
 Exemples: prises de sang répétées dans un laps de temps de 24h.

42 % - Degré 2 - Contrainte moyenne

Le degré de gravité 2 est attribué en cas d’interventions et manipulations sur des animaux qui occasionnent aux animaux des douleurs, des maux ou des dommages soit de degré moyen et de courte durée, soit légers et de durée moyenne à longue, soit une anxiété moyenne de courte durée, soit une perturbation importante et de durée courte à moyenne de leur bien-être général. Exemples: greffe d’îlots pancréatiques sur animaux diabétiques, autres chirurgies.

14 % - Degré 3 - Contrainte sévère

Le degré de gravité 3 est attribué lorsque la contrainte est sévère. Exemples: modèles animaux de sclérose en plaques, chirurgies cardiaques.

Les chiffres de l'année 2025

Type d'animal Nombre d'animaux
Souris 29'548
Rats 1'194
Poissons 899
Reptiles 310
Autres petits mammifères* 155
Porcs - Miniporcs 38
Lapins 30
Oiseaux** 17
Total 32'191

* Souris épineuses, hérissons, tenrecs

** Oeufs fécondés de poules utilisés avant éclosion, comptabilisés comme "oiseaux"

 

 

32'191 animaux ont été utilisés en expérience en 2025; 92% de ces animaux étaient des souris. 37% étaient génétiquement modifiés; le poisson-zèbre, la souris, le rat, le serpent et le lézard sont les espèces avec des lignées génétiquement modifiées utilisées à l’UNIGE. Ces animaux ont été utilisés par 95 groupes de recherche, détenteurs de 295 autorisations au total, dont 222 effectivement utilisées. À noter que certaines autorisations actives n’ont pas mené à l’utilisation d’animaux durant l’année.

90'564 animaux ont été élevés ou importés dans les animaleries en 2025. Dans le cas de la souris et du rat, ce nombre représente les animaux sevrés 21 jours après la naissance; dans le cas des poissons, il s’agit d’animaux qui se nourrissent par eux-mêmes (pour le poisson-zèbre, espèce de poissons la plus utilisée en recherche: à partir de 5 jours après fécondation de l’oeuf).

74% des rats, 41% des souris, 6% des poissons élevés ou importés ont été utilisés pour des expériences. Ces différences entre nombre d’animaux utilisés en expérience versus nombre d’animaux élevés s’expliquent principalement par le nombre élevé de lignées génétiquement modifiées de souris et poissons, qui nécessitent un effort d’élevage important. Dans le cas des poissons, le faible rapport s’explique par le fait que la plupart des expériences sont effectuées sur des individus âgés de moins de 5 jours. En effet, en accord avec l’Ordonnance pour la protection des animaux (OPAn), les larves de poissons qui ne se nourrissent pas encore par elles-mêmes peuvent être utilisées sans demander une autorisation aux autorités cantonales, c’est pourquoi elles ne sont pas répertoriées dans les statistiques sur l’expérimentation animale. En revanche, les animaux adultes élevés uniquement pour produire ces larves sont comptabilisés dans les animaux élevés.

Le nombre d’animaux utilisés pour des expériences a diminué en 2025 (-10.4% par rapport à 2024). En termes absolus, cette diminution s’observe essentiellement chez les souris (-6.3%, -1’993) sans que cela ne soit spécifique à un type de recherche ; et le nombre moyen d’animaux par autorisation toutes espèces confondues a légèrement diminué (145 en 2025, 153 en 2024). Le nombre d’autorisations ayant effectivement utilisé des animaux en 2025 est similaire à 2024 (222 autorisations en 2025 contre 219 en 2024) et le nombre de groupe ayant eu recours au modèle animal a légèrement augmenté (95 groupes de recherche en 2025 contre 90 en 2024).
En parallèle, le nombre d’animaux élevés/importés a diminué de 10.4% par rapport à 20241. En ce qui concerne les animaleries de la Faculté de médecine, ceci s’explique principalement par une réorganisation et une centralisation de l’élevage, stratégie qui a pour but de réduire le nombre d’animaux produits mais non-utilisés en expériences, afin de respecter les principes des 3R.

En 2025, la proportion d’animaux ayant subi des contraintes sévères (degré de gravité 3) a augmenté alors qu’elle était restée stable depuis 2022 (14% en 2025 contre 9% les années précédentes). L’augmentation du nombre de projets de recherche en oncologie particulièrement, utilisant des modèles de maladies sévères, a mené à une augmentation du nombre d’animaux ayant subi des contraintes de degré de gravité 3, alors que cette proportion est restée stable dans les autres domaines de recherche.

Les expériences sur animaux à l’UNIGE sont effectuées dans le cadre d’une grande variété de thématiques ainsi que pour la formation de base et continue des expérimentateurs/trices et des médecins. En 2025, la majorité des animaux ont été utilisés dans des études portant sur l’oncologie et le système immunitaire (45%) ainsi que sur les neurosciences (22%). 15% des animaux ont également été inclus dans des recherches portant sur le métabolisme et la physiologie générale ; les 18% restant sont répartis dans les domaines tels que les maladies infectieuses, la biologie fondamentale ou la formation. Pour de plus amples informations sur les projets utilisant des animaux à l’UNIGE, se référer à la liste d’articles scientifiques présentée à la fin de ce rapport.

Les statistiques par années