Le Mur des Transformateurs & trices est un magazine en ligne sur le thème de la transformation de l'UNIGE, avec un focus sur les sujets de stratégie, de gestion de projet, de gestion du changement, de l'intelligence collective et d'innovation bottom-up.
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🌟 Post-docs en lumière. Les postdocs sont plus de 800 à l'UNIGE, dans toutes les facultés. Ils et elles apportent des financements, du savoir de pointe et des idées venues des quatre coins du monde. Pourtant, beaucoup ne se sont jamais croisé-es. Leur parcours peut ressembler à une salle d'attente où l'on n'appelle qu'un numéro sur vingt pour un poste de professeur-e. Le Graduate Campus a donc décidé de dire merci et d'élargir l'horizon. Du 21 au 25 septembre, la Postdoc Appreciation Week propose un petit-déjeuner de lancement et une exposition de portraits à Uni Dufour. Au programme aussi, une présentation des soutiens pour l'enseignement et la recherche de fonds, puis un atelier pour envisager une carrière hors académie. En avant-première, le 17 septembre, six titulaires de doctorat, dont certain-es passé-es par un postdoc, racontent racontent leur recherche menée hors les murs. Postdoc passé, présent ou futur, voire collègue de postdoc, passez faire un tour. Bref, on ne vide pas la salle d'attente, mais on y ouvre enfin quelques fenêtres.
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« Parce que je croise toujours les mêmes à la cafet', je pensais qu'on n'était trois postdocs à l'UNIGE. En fait, il y en a 800, c'est dingue. »
— Un postdoc qui se sent tout à coup moins seul.
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📣 Cet article est déconseillé aux FOMO. Le standard méthodologique fait sa mise à jour, et pour une fois personne ne vous demandera de redémarrer. La formation de base en gestion de projet devient mensuelle, et une formation avancée s'ajoute tous les deux mois pour passer du plan à l'équipe. Les ateliers IA continuent au même rythme, puisque l'IA, elle, n'a pas levé le pied. Le rapport de la Journée IA & enseignement est sorti, avec une conclusion qui devrait faire le tour des facultés : les détecteurs d'IA sont à peu près aussi fiables qu'un horoscope. La communauté de facilitation lance son Café mensuel et ses sessions de CODEV, pour apprendre en regardant les autres s'en sortir. Enfin, l'UNIGE lance la campagne « Ça compte », et la Faculté de médecine son atelier Roue de la Santé, pour prendre soin de soi et de la planète dans le même geste. Bref, votre agenda d'automne vient de se remplir. Et vous savez déjà que vous allez tout vouloir cocher.
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« J'ai bloqué la formation avancée, l'atelier IA, le Café de la facilitation, une session de CODEV et la Roue de la Santé. Il me reste onze minutes en novembre pour faire mon travail. »
— Une membre du PAT qui a lu les annonces jusqu'au bout.
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👻 Who you gonna call ? Face à l'imprévu, deux écoles s'affrontent. La première : trois jours de retard sur un livrable secondaire, un mail en rouge avec accusé de réception et la moitié de l'organigramme en copie. La seconde : un dérapage qui hante le projet depuis des mois. Tout le monde l'aperçoit dans le couloir, mais personne ne le signale, faute de savoir à qui ni à partir de quand. La gestion de projet propose une idée d'une audace folle : décider à l'avance. Ça s'appelle la tolérance. On fixe une marge sur le délai, le budget, la qualité, le périmètre et les risques. Dedans, le/la chef-fe de projet décide seul-e. Au-delà, on remonte d'un étage, et d'un seul. Le COPIL ne se réunit plus pour une virgule, et le jour où on frappe à sa porte, il écoute vraiment. C'est au programme de la formation Gestion de projet niveau 2. Bref, on sait enfin qui appeler, et surtout quand.
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« On avait une tolérance de dix jours. On en est à cent-quarante. Mais comme personne n'a jamais dit ce qu'on faisait au onzième, techniquement je respecte encore la procédure. »
— Un chef de projet d'une rigueur méthodologique irréprochable.
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🦸 Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non, c'est le PMO ! On connaît la recette d'un bon blockbuster : un danger imminent, un plan ambitieux, des expert-es qu'on va chercher dans une grotte et un logo tout neuf pour identifier la nouvelle équipe dans les en-têtes de courrier. Kim Stanley Robinson prend le contre-pied. Dans son roman, le climat s'emballe (pure fiction) et une obscure agence de l'ONU doit défendre les générations futures. Banquiers, activistes, économistes, jusqu'à un photon qui prend la parole (une idée lumineuse). Chacun bricole des solutions bancales, qui ratent parfois et se contredisent souvent. Mises bout à bout, elles finissent pourtant par faire plier le système. Si on avait su qu'avoir des dizaines d'initiatives décentralisées, c'était le nouveau cool, on se serait moins pris la tête avec nos indicateurs. En vrai, ça veut surtout dire que pour créer du changement, on a moins besoin d'un sauveur en cape que de quelqu'un pour accompagner l'émergence de projets. Attention, 600 pages sans grande scène ni héros, il y en a qui craquent avant la fin. Bref, un anti-blockbuster, comme toute transformation qui marche.
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« C'est marrant, on a découvert qu'un autre service faisait pile la même chose que nous. Depuis 2023 ! On l'a appris dans la newsletter du BT. »
— Une mandate et son homologue, désormais très bons amis.
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🧭 Recalcul de l'itinéraire... Vingt ans. C'est le temps qu'il faut à Ulysse pour rentrer d'une mission censée être rapide. Nolan y a mis 250 millions et trois heures d'IMAX, et on n'en sort pas indemne (nos lombaires non plus). Oui, vous l'avez toutes et tous vu cet été, mais avez-vous retenu la leçon de gestion de projet ? Au départ, Ulysse a tout du chef de projet modèle : une vision limpide, les prévisions de Circé en poche, un équipage qui le suit. Puis il garde l'info pour lui, décoche la flèche de trop et regarde sa flotte fondre de douze navires à un seul. Depuis Troie, son GPS lui répète « faites demi-tour dès que possible », et lui accélère. Si Pénélope avait mené l'expédition, elle n'aurait pas hésité à demander son chemin plutôt que de s'entêter et serait rentrée en quelques semaines, au lieu d'errer dix ans en Méditerranée. En attendant, elle recalcule son tissage tous les soirs pour faire patienter une centaine de prétendants. Bref, trois mille ans avant Waze, la leçon tenait déjà : quand la route change, on revoit son itinéraire.
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« Oui, il y avait douze navires au départ. Mais du moment qu'Ulysse rentre chez lui, l'objectif principal est atteint. Donc le projet est au vert. »
— Un PMO qui a compris comment marche un tableau de bord.
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🎒 Parfois, mieux vaut vider son sac. Oui. On sait. Encore un article sur la bienveillance. Le mot a tellement servi qu'il est plus délavé qu'un jeans Diesel. On le trouve désormais dans toutes les chartes, quelque part entre « respect » et « excellence ». Pourtant, la nuance vaut deux minutes. En randonnée, si votre pote est venu avec un sac trop lourd, vous pouvez le lui porter jusqu'au refuge. C'est gentil. Merci, vraiment. Et puis il y a l'option bienveillante : vous lui ajustez les bretelles et lui expliquez, pour la prochaine fois, que le caquelon, c'était vraiment pas nécessaire. Au bureau, la gentillesse prend la moitié des dossiers du collègue qui croule sous le taf. La bienveillance l'aide à revoir ses délais, à prioriser et à trouver l'astuce qui lui fera gagner une heure la semaine prochaine. Personne ne vous demande de devenir coach de vie à plein temps, un sourire suffit souvent. Le vrai talent, c'est de sentir quand il en faut un peu plus. Bref, la gentillesse soulage votre collègue jusqu'à vendredi, la bienveillance lui évite le burn-out.
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« Moi, je suis bienveillante avec tout le monde : je dis franchement à chacun ce qui ne va pas dans son travail. »
— Une collègue qui confond bienveillance et analyse de prestation
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🎙️ Volcan, crossfit et statistiques. On a repris le micro. La saison 2 s'ouvre avec Olivia Peila, Chief Data Officer, venue parler de l'enquête "Travailler ensemble". Une université, ça se mesure facilement : inscrit-es, publications, mètres carrés rénovés. Mais est-ce qu'on s'y sent à sa place ? Est-ce qu'on se parle, au-delà du bonjour dans l'ascenseur ? C'est précisément ce que les tableurs ne savent pas traiter, et ce qu'Olivia a décidé d'aller chercher. Et si vous nous rejoignez en cours de route, la saison 1 vous attend en entier. Son final vaut le détour : Pierre-Yves Bürgi y présente le projet de LLM souverain, une IA hébergée à l'UNIGE plutôt qu'à l'autre bout du monde. Ingénieur diplômé en 1986, docteur en IA, il stocke aujourd'hui des données dans l'ADN et fait de la volcanologie sur son temps libre. On n'a toujours pas compris ce qu'il prépare. Bref, sept épisodes à rattraper et un nouveau à écouter.
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