Journée d’études « Écrire, élire et marcher : les formes de la mobilisation au Cameroun contemporain » —5 juin 2025
Jeudi 5 juin 2025| 9h30-13h00 |GSI | salle 3H8
Cette journée d’étude se propose d’explorer les multiples modalités d’expression de la mobilisation au Cameroun et les formes diverses par lesquelles les Camerounais négocient, contestent ou incarnent leur rapport au pouvoir. Loin de se réduire à une seule posture politique, ces expressions se déploient dans des registres pluriels : du vote aux mobilisations de rue, de l’écriture critique à la transmission orale des mémoires. Il s’agit ainsi de penser la mobilisation, la démobilisation ou la remobilisation comme des processus de subjectivation politique, qui s’énoncent dans les gestes de la marche, les actes de parole, les choix électoraux et les récits portés par l’écrit ou la voix.
Organisée par le Geneva Africa Lab
09h30 – 11h15 : Panel 1
"Nous sommes en colère, mais on va faire comment ?" : De la loyauté politique au Cameroun
Ce panel prend pour point de départ l’ouvrage récent de Marie-Emmanuelle Pommerolle, De la loyauté politique au Cameroun. Essai sur un ordre politique et ses crise (2024), pour engager un dialogue critique à la fois avec et à travers le livre. Il propose d’en interroger les apports en examinant la manière dont la domination politique se tisse dans le Cameroun contemporain, non pas comme une structure figée, mais comme un agencement mouvant de pratiques, d’allégeances, de résistances et de reconfigurations du lien politique.
Intervenant.es :
Marie-Emmanuelle Pommerolle, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Jean-Marcellin Manga, Université de Lausanne (LACCUS)
Yves Obame, Université de Bertoua/CERESC
11h15- 11h30 : Pause
11h30 – 13h : Panel 2
Enjeux de l'écriture et de la transmission de l'histoire au Cameroun
Ce panel interroge les formes concurrentes et parfois conflictuelles d’écriture de l’histoire et de transmission de la mémoire au Cameroun. Il en analyse les enjeux en croisant les récits historiographiques produits par les chercheurs de métier avec ceux émanant des acteurs sociaux – militants, témoins, familles ou communautés – qui revendiquent eux aussi une légitimité à dire le passé. En articulant ces différents régimes de vérité, il s’agit de penser les rapports de pouvoir à l’œuvre dans la fabrique mémorielle, d’interroger les silences, les oublis et les réappropriations, et de saisir comment l’histoire continue d’être un terrain de lutte dans le présent.
Intervenant.es :
Sosthene Meboma, Université de Genève
Alvine Assembe, Université de Yaoundé 1
Igor Noumbou Tetam, Université de Lausanne
Yves Mintoogue, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Modération : Patrick Belinga, University of Antwerp & CERI – Sciences Po Paris
26 mai 2025