Bourses Regard 2025-2026
Virginie Fayseler, doctorante contractuelle en histoire moderne à Sorbonne Université
Sujet de thèse: "Les épouses des pasteurs du royaume de France (1559 – v. 1685)"
Dates du séjour: du 8 au 21 février 2026
Les deux semaines que j’ai passées à l’Institut d’Histoire de la Réformation, permises par l’obtention d’une bourse Regard, m’ont été très profitables à tous points de vue. J’ai tout d’abord pu rencontrer l’équipe de l’IHR, qui m’a très bien accueillie, et avec laquelle j’ai pu avoir des discussions particulièrement stimulantes autour de nos sujets de recherche respectifs entre histoire, théologie et littérature. Cela m’a donné de nouvelles idées et réflexions pour mes propres travaux. En outre, j’ai eu l’occasion d’assister à une partie de la journée d’étude « Être femme et théologienne » organisée les 12 et 13 février 2026, dont les interventions entraient tout spécialement en résonnance avec mes thématiques de recherche.
L’accès à la bibliothèque de l’IHR m’a également donné l’opportunité de parfaire mes connaissances bibliographiques sur la Réforme dans le Pays de Gex, territoire qui m’intéresse expressément dans le cadre de ma thèse. J’ai aussi pu consulter des sermons imprimés, ainsi que les ordonnances ecclésiastiques des Églises genevoises, qui m’ont donné des clés pour mieux comprendre l’encadrement théorique des mœurs et comportements individuels et collectifs en territoire calviniste.
Enfin, je me suis rendue aux Archives d’État et à la Bibliothèque de Genève, où mes dépouillements ont été fructueux puisque j’ai pu parcourir les registres de plusieurs notaires, exhumer des contrats de mariage de couples pastoraux et des actes divers concernant tant les pasteurs du Pays de Gex que les pasteurs de la Bresse « savoyarde », sur laquelle je travaille également. Par ailleurs, j’ai trouvé dans les archives privées de véritables dossiers familiaux qui me permettront, je n’en doute pas, d’élaborer de belles études de cas au sein de ma thèse.
Je remercie donc sincèrement toute l’équipe de l’Institut d’Histoire de la Réformation pour son accueil, son aide et pour l’ensemble de ce séjour genevois, qui m’a permis d’avancer concrètement et efficacement dans mon travail de thèse.