Prix genre | Inscriptions ouvertes - 28 février

Edition 2017

La remise des Prix Genre 2017 aux six étudiant-e-s lauréat-e-s a eu lieu le 12 octobre 2017.   Madame Frauke Müller, professeure en Faculté de médecine et mentore Egalité remis les prix genre aux lauréat-e-s du concours 2017:

Nicolas Charpentier, Faculté des sciences de la société, Julie Eigenmann, Faculté des lettres, Pauline Mamie, Faculté des sciences de la société, Ferdinando Miranda, Faculté des sciences de la société, Barbara Nimo Garcia, Faculté des lettres, Cynthia Ruaud, Faculté des lettres.

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 Nicolas Charpentier, Faculté des sciences de la société

Travail de recherche dans le cadre d’un cours de master : Trouble au guichet

 Automne 2016, dans un contexte de débat parlementaire en France sur la démédicalisation du changement d’état civil, cette recherche prend source dans le récit d’une personne transgenre qui s’est vu retourner son dossier de demande de carte de réduction dans les transports régionaux. Sa photo d’identité avait été décollée et annotée au verso de la mention « problème photo ».

Il est proposé d’explorer en quoi l’événement serait bon à penser et d’en garder la mémoire. L’événement est lu au travers de l’arbitraire de l’agent qui aurait eu à traiter ce dossier avec en toile de fond un corps qui doit dire sa vérité. Rapprocher l’événement et l’actualité permet de penser la simplification administrative qui est à l’œuvre en réponse à un gouvernement par la norme du sexuel, comme l’enjeu racial dissimulé dans ce débat car l’état civil n’est pas que le propre du sexuel.

 

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 Julie Eigenmann, Faculté des lettres

Mémoire de bachelor: Les infirmières de la Croix-Rouge françaises dans la Grande Guerre: un rôle entre clichés et avant-garde

Dans l’histoire de l’émancipation des femmes en France, le métier d’infirmière a une place bien particulière. Pour les femmes françaises qui l’ont exercé, la première guerre mondiale représente un tournant : le conflit va placer les infirmières au cœur de l’action et voir leur fonction gagner en reconnaissance. Cette légitimité nouvelle contient pourtant un paradoxe. Ce métier, non considéré comme tel mais plutôt comme une activité « naturelle » au sexe féminin, a cantonné les femmes au rôle de « celle qui prend soin » et leur a dans un même temps permis d’être les pionnières d’un combat féministe sans en avoir encore le nom. Pour comprendre ce paradoxe, j’ai analysé des bulletins écrits par des infirmières de la Croix-Rouge tout au long de la guerre pour d’observer quel impact ces infirmières ont eu dans le processus d’émancipation des femmes, sur un plan professionnel, politique et sociétal. Les avancées n’ont pas été celles qui étaient attendues.

 

pauline mami.pngPauline Mamie, Faculté des sciences de la société

Mémoire de bachelor: Moi, j'ai voulu faire serveur

Ce film sociologique questionne les normes de genre et de sexualité. Il donne la parole à un jeune homme homosexuel, serveur à Genève, ainsi qu’à son entourage professionnel auprès duquel il a « dévoilé » son orientation sexuelle. Il s’est focalisé sur la réalité subjective des interviewés, dans une volonté de comprendre le façonnage de « l’identité » comme étant le produit d’un processus social. Il s’intéresse aux enjeux de ce « dévoilement » et à l’impact de celui-ci sur les relations au travail, l’homosexualité étant appréhendée comme une composante identitaire construite à travers les interactions sociales. Ainsi, le milieu professionnel étant un cadre propice aux discriminations de genre, et, dans un même temps, un lieu de construction identitaire, ce film interroge les éventuelles stratégies mises en place par cet employé homosexuel pour « garder la face » et gérer une situation potentiellement stigmatisable. >> Lien du film.

 

Ferdinando Miranda.jpgFerdinando Miranda, Faculté des sciences de la société

Mémoire de master : Oliari et autres vs Italie, un arrêt de la CrEDH au prisme de la perspective de genre en droit. Les enjeux normatifs et sociaux du mariage homosexuel en Europe

L’axe principal de ce mémoire est de déconstruire la fausse idée qu’on peut avoir sur la prétendue neutralité et objectivité du droit ; cette étude montre que le droit s’inscrit toujours dans un cadre politique et social donné, à partir duquel il est, plus ou moins consciemment prisonnier, notamment lorsqu’il s’agit des domaines de l’égalité de sexe ou de sexualités. Plus particulièrement, l’attention s’est portée sur le droit au mariage dans le contexte européen, en analysant la jurisprudence de la Cour européenne des droits humains à ce sujet. Le problème s’articule autour de la dimension purement juridique du mariage qui le définit comme un droit humain de toute personne reconnue sous forme d’un contrat, et sa dimension culturelle, qui s’appuie sur la tradition sociale, le percevant avant tout comme une union entre personnes de sexe opposés. La recherche a consisté dans une réécriture d’un arrêt de la Cour à ce sujet. L’auteur avance une série d’arguments juridiques conduisant à la formulation d’une conclusion différente de celle de la Cour de Strasbourg, tout en démontrant l’irrationalité - juridiquement parlant - du jugement de la Cour.                                                     

 

Barbara Nimo Garcia - Photo.jpg  Barbara Nimo Garcia, Faculté des lettres

Mémoire de  bachelor : Ana Figueroa: du féminisme national chilien aux Organisations internationales 1944-1967

Ana Figueroa était Présidente nationale de la « Federación Chilena de Instituciones Femeninas » (FECHIF) en 1949, année où les femmes obtinrent le droit de vote au Chili. Après avoir travaillé activement en faveur de l’union associative des groupes féminins, Figueroa quitta le Chili, le 5 mars 1950, en tant que membre de la Délégation chilienne aux Nations Unies. Bien qu’elle ait eu une carrière nationale et internationale exceptionnelle, en particulier pour une femme à cette époque, aucun travail biographique ne fut entrepris à son sujet et peu de documents font mention de son existence. Ce travail a pour ambition de combler certaines de ces lacunes, en recherchant les raisons possibles de cette absence, et d’étudier, à l’aide des archives de l’Organisation Internationale du Travail, certaines étapes de sa carrière, en particulier son poste de Directeur-général Adjoint à l’OIT, afin de découvrir si Ana Figueroa put continuer son engagement pour les droits des femmes lors dans son entreprise internationale.

 

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Cynthia Ruaud, Faculté des lettres

Mémoire de master : Mizuko Kuyō: une nouvelle perspective d'interprétation

Les Mizuko Kuyō, une nouvelle perspective d’interprétation’ traite le sujet du rituel japonais pour les enfants morts par avortement, fausse couche ou peu après la naissance. Au cours du XXe, ces offices funéraires se répandent dans les temples bouddhistes à travers des statuettes de bébés avec bavoir, bonnet rouge et accompagnées d’offrandes. Ces statuettes symbolisent les Mizuko, les esprits des enfants morts, imaginés comme assoiffés de vengeance envers leur mère qui n’a pas pu leur donner la vie. Les mères seraient ainsi obligées de s’occuper de leur mizuko à travers le rituel. Cependant, le phénomène des mizuko kuyō, aux origines misogynes et commerciales, s’est transformé dans le temps, intéressant aujourd’hui aussi les pères des mizuko, et intégrant le mizuko dans la famille des ancêtres. Cette transformation est de grande valeur pour mieux comprendre les changements dans les relations de genre, sexuelles et familiales de la société japonaise moderne.

 

Les membres du jury 2017 

Lorena Parini, présidente du jury (Faculté des sciences de la société, Institut des études genre), Djemila Carron (Faculté de droit), Isabelle Collet (Faculté de psychologie et des science de l'éducation), Michelle Cottier (Faculté de droit), Klea Faniko (Service égalité), Yasmina Foehr-Janssens (Faculté des lettres), Karine Lempen (Faculté de droit), Brigitte Mantilleri (Service égalité), Noemi Michel (Faculté des sciences de la société), Valeria Wagner (Faculté des lettres).

Dans la presse

>> L’ approche genre récompensée, Journal de l'Unige, n°136

 

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