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Mathieu

Mathieu Bernard

Assistant doctorant (novembre 2007 - juillet 2011)



Grades universitaires

> Licence en psychologie, Université de Lausanne (1999)
> Diplôme en Psychologie, Université de Lausanne (2002)

Domaines d’intérêt et de recherche

Psycho-oncologie ; psychologie positive ; recherche en Psychothérapie ; conduites à risque (consommation de substances et conduites sportives à risque)

Cours et Séminaires

Enseignement dans le cadre des Travaux Pratiques Adultes (Maîtrise en psychologie) : conduction d’ARP (séminaire d’apprentissage par résolution de problèmes)

Travail de thèse (en cours)

« Le concept de flow : principe de croissance, facteurs prédicteurs et corrélats émotionnels. »

Le concept de flow, développé par Csikszentmihalyi depuis la fin des années 70, se définit par un état de conscience particulier ressenti lorsqu’un individu s'engage totalement dans une activité qui lui requiert toute sa concentration et ses compétences. Ce type d’expérience est considéré comme un vecteur important d'épanouissement personnel et représente donc un intérêt particulier dans la sphère clinique de la psychologie positive. Les recherches menées jusqu’à présent ont permis de confirmer les différentes dimensions identifiées par Csikszentmihalyi et qui composent l’état de flow (concentration, contrôle, perte de la conscience de soi, altération de la perception du temps, automatisation). Par contre, il existe d’autres principes théoriques développés par Csikszentmihalyi qui n’ont pas encore été vérifiés:

(i) C’est notamment le cas pour les conditions de déclenchement de l’expérience de flow. Théoriquement, l’individu doit s’engager dans une activité caractérisée par un ajustage entre les compétences individuelles et le défi que cette activité représente, selon un principe de croissance que nous développerons plus bas. Dans le but de vérifier cette condition primordiale, nous tâcherons de d'établir un paradigme expérimental adéquat.

(ii) Nous chercherons également à savoir s'il est possible d'identifier certaines variables prédictrices de cet état. En nous référant à Csikszentmihalyi, nous nous intéresserons plus particulièrement à la personnalité ainsi qu'à l’expérience acquise dans un domaine particulier, associée à la motivation qui l'accompagne.

(iii) Enfin, nous essaierons de mieux comprendre la relation entre le flow et les émotions associées à cet état. En tant qu’expérience subjective, le flow peut se concevoir comme la résultante d’une dimension comportementale, cognitive et émotionnelle (Kimiecick, & Jackson, 2002). Or, cette dernière dimension n’a pour l’instant pas fait l’objet de recherches qui mettent en lien ce type d’expérience subjective avec les émotions. Les réponses à ces interrogations permettront d’aller au-delà de l’identification des dimensions qui composent le flow afin de mieux comprendre les processus en jeux associés au flow. Ces enjeux représentent un intérêt particulier dans une optique clinique et thérapeutique.

Publications

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