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Fouilles et prospections

Erétrie (Eubée, Grèce)

Chaque année, plusieurs étudiant-e-s de l’Université de Genève ont la possibilité de participer aux travaux de terrain ou dans le Musée archéologique d’Erétrie dans le cadre de l’Ecole suisse d’archéologie en Grèce (ESAG). Pour tous renseignements sur les travaux de l'Ecole, suivez ce lien:

Ecole suisse d'archéologie en Grèce

Orikos (Albanie)

Orikos, considérée par certains auteurs anciens comme une fondation grecque, se trouve au sud de l’Albanie dans la baie de Vlora. Le site possède l’un des meilleurs ports de l’Adriatique, déjà décrit par César, après qu’il l’ai occupé pendant les guerres civiles, et se trouve à un point stratégique de la côte, juste en face d’Otrante, de l’autre côté du canal qui sépare les Balkans de la péninsule italique. D’autre part, tant la fertilité de son arrière-pays que les vastes forêts qui devaient, dans l’Antiquité, recouvrir les montagnes qui l'entourent, en ont fait un lieu accueillant et prospère.

Or, le site est longtemps resté mal connu, utilisé comme base navale dès le 19e siècle. La zone fut cependant démilitarisée et transformée en zone archéologique en 2005. Un accord de collaboration fut alors signé entre l’Institut archéologique d’Albanie et l’Unité d’archéologie classique de l’Université de Genève. Le projet a depuis évolué de rencontres en campagnes de prospections. Enfin, il a été accepté en mars 2008 par le Fond national suisse de la recherche scientifique, qui l’a dès lors financé. Ainsi, en septembre 2008, une équipe composée d’archéologues albanais et suisses, ainsi que d’étudiants, effectua une première campagne de fouilles dans le but de déterminer la plus ancienne occupation du site. Une seconde campagne de fouille a été effectuée en septembre 2009. Enfin, une campagne de travail sur le matériel est programmée pour septembre 2010. Les résultats de ses travaux sont actuellement en cours d'élaboration et feront l'objets d'un rapport détaillé courant 2011.

Contact: Gionata.Consagra@unige.ch

Crotone (Calabre, Italie)

Aujourd’hui, la grandeur de Crotone s’est largement estompée, la ville antique est presque entièrement recouverte par la ville moderne. Crotone antique semble dormir, dans un paysage qui n’a rien perdu de sa beauté, adossé à la mer Ionienne, avec ses grandes plaines entourées de collines et de magnifiques montagnes. En dehors des deux grands sanctuaires – celui d’Héra Lacinia à Capo Colonna et celui d’Apollon Alaios à Cirò - qui encadrent la cité, aucun vestige n’est actuellement visible. Les fouilles d’urgence permettent régulièrement d’ouvrir des fenêtres sur l’ancienne cité dont les auteurs antiques nous parlent fréquemment. En effet, la Calabre ne connaît pas de recherche archéologique d’envergure. Le matériel archéologique retrouvé est souvent unique ou très rare, forçant l’archéologue à remettre en question ses connaissances et à adopter différents points de vue. Ainsi, Crotone et sont territoire recèlent toutes les qualités permettant de développer des recherches à la fois originales et de qualité. L’Unité d’archéologie classique travaille en collaboration étroite avec l’office territorial de Crotone (D. Marino), collaboration déjà concrétisée par des mémoires, des thèses et des publications. Pour plus de renseignements, voir ici!

Contact: Patrizia.Birchler@unige.ch

Kataliondas Kourvellos (Chypre)

Jusqu’il y a quelques années, on pensait que Chypre n’avait pas été colonisée par l’homme avant le 7e millénaire AEC. Depuis, pourtant, des découvertes ont montré que l’île était habitée bien plus tôt, dès le 9e millénaire au moins, et qu’elle entretenait alors des contacts réguliers avec le continent, durant les phases les plus déterminantes de ce que l’on appelle désormais la Néolithisation.

Mais en dépit de son importance, le Néolithique de Chypre demeure peu connu, puisque ce sont avant tout des sites côtiers qui ont été fouillés. Or le centre de l’île était aussi occupé, comme en témoigne le site de Kataliondas Kourvellos, qui se trouve dans les contreforts orientaux des monts Troodos.

Le site a fait l’objet d’une prospection en 1972, mais n’a jamais été fouillé. D’après les hypothèses basées sur les résultats de la prospection, il serait atypique en cela que l’économie de subsistance y reposerait davantage sur la chasse et la cueillette que sur l’agriculture et l’élevage, éléments pourtant caractéristiques du Néolithique, ce qui impliquerait l’existence d’un « paranéolithique » insulaire.

Au regard de l’intérêt croissant pour le Néolithique chypriote, de telles hypothèses doivent être vérifiées, et le site exploré plus avant, ce que vise le projet Kataliondas Kourvellos.

Ainsi, une première campagne de prospection a été menée en juillet 2010. Les résultats de celle-ci sont en cours d'élaboration.

Contact: Julien.Beck@unige.ch