Nouveautés de la rentrée académique

Une réforme de l’évaluation des étudiants Bachelor et un curriculum plus orienté vers l’interprofessionnalité parmi les nouveautés de la rentrée académique 2016

Afin de rester pionnière dans son modèle pédagogique, la Faculté de médecine de l’UNIGE mène constamment une réflexion sur le format des études, son curriculum et l’évaluation des étudiants. Dans cette optique, la Task Force « Etats généraux de l’enseignement pré-gradué : la réforme a 20 ans », réunissant des enseignants juniors et seniors, a rendu ses conclusions en  préconisant un ensemble cohérent de mesures dans quatre domaines: l’évaluation sanctionnelle des étudiants, le contenu du curriculum, la formation interprofessionnelle, et les formats d’apprentissage.

Ainsi, une réforme de l’évaluation des étudiants Bachelor sera initiée dès la rentrée 2016 : une approche longitudinale du contrôle des connaissances (ou « contrôle continu ») sera testée ainsi en 2e année Bachelor durant l’année académique 2016-2017. Un contrôle continu devrait en effet être en meilleure adéquation avec l’enseignement sous forme d'apprentissage par problèmes (APP),  format d’apprentissage introduit à la Faculté de médecine dès 1995, et favorisera l’apprentissage des connaissances en cours d’Unité en diminuant le « bachotage ». De plus, une évaluation des compétences en communication sera introduite.

Par ailleurs, une analyse du contenu du curriculum a montré une sous-représentation de domaines tels que l’interprofessionnalité, la qualité-sécurité des soins, l’« Evidence-Based Medicine », les statistiques ou l’épidémiologie. Il apparaît, de plus, que le raisonnement clinique est introduit trop tardivement. Une réévaluation globale des objectifs est donc nécessaire afin que ces enseignements trouvent leur place dans le curriculum. Au niveau Bachelor, quelques principes visant à guider les responsables d’unité ont été arrêtés : (i) conserver la démarche actuelle d’enseignement jusqu'à la « compétence moléculaire » pour seulement une partie des objectifs d’apprentissage, (ii) réduire le niveau de profondeur de l’enseignement des autres objectifs « à la lumière de la pratique clinique », (iii) discuter du niveau de profondeur de l’enseignement de chaque objectif avec des internistes-généralistes. Enfin, l’enseignement de l’anatomie sera repensé. Au niveau Master, une analyse du contenu du curriculum sera initiée à la lumière du nouveau PROFILES et des « Entrustable Professional Activities ».

Formation interprofessionnelle
La formation interprofessionnelle, en particulier avec notre partenaire privilégié, la Haute Ecole de Santé de Genève (HEdS), doit être augmentée dans le curriculum. Les domaines suivants seront investis prioritairement : qualité et sécurité des soins, médecine de famille, urgences, soins palliatifs et prévention. Quatre recommandations ont été formulées : (i) favoriser une formation interprofessionnelle de façon transversale chaque année du curriculum au même moment, (ii) mettre en place une sensibilisation et une formation des tuteurs, (iii) intégrer la formation interprofessionnelle dans les modules dédiés aux gestes techniques, et (iv) intégrer des éléments d’interprofessionnalité dans les vignettes cliniques.

Finalement, les enseignements en petits groupes restent de mise dans notre curriculum. Néanmoins, au vu de l’augmentation du nombre d’étudiants, d’autres formats d’apprentissage méritent d’être revisités. Par exemple, des enseignements de type « classe inversée » seront testés dès la rentrée 2016. De plus, l’enseignement « en ligne » doit davantage être développé. Ainsi, des outils interactifs tels que le simulateur de patients VIPS ou collaboratifs, notamment la création de quizz par les étudiants, seront testés. Finalement, avec la Fondation HSeT (Health Sciences eTraining) nous proposons déjà une plateforme d’apprentissage en ligne de l’enseignement Bachelor dans le cadre de collaborations avec des pays émergents. Une partie de cet enseignement sera adapté et utilisé pour nos étudiants.

30 août 2016

MEDIA

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