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Une étude s’intéresse à l’impact d’une hausse des taux d’intérêt sur la prévoyance professionnelle en Suisse

Sept scénarios envisagés, dont trois « de stress » : l’équipe de recherche conclut à une potentielle dégradation de la santé financière mais pas de défaillance du 2ème pilier


Une étude, à laquelle a participé le professeur de la GSEM Olivier Scaillet, montre les effets de l’évolution des taux d’intérêt sur la capacité financière de la prévoyance professionnelle suisse. Le but principal de cette étude intitulée « Effets d’une longue période de faibles taux d’intérêt sur la prévoyance professionnelle » a consisté à montrer les effets directs et indirects de l’évolution des taux d’intérêt sur la capacité financière et la solidité du 2ème pilier.

Une performance financière grâce à la baisse des taux d’intérêt

Le rapport montre que la baisse des taux d’intérêts observée depuis 1985 a renforcé la performance financière du 2ème pilier. Les assurés et les assurées ont de manière générale profité de ces rendements. Une part importante de cette performance financière a pu être réalisée grâce aux gains en capitaux exceptionnels consécutifs à la baisse des taux d’intérêt, qui s’explique elle-même par les politiques monétaires ultra-accommodantes mises en place. Un scénario de sortie de ces politiques monétaires et une hausse des taux d’intérêt devraient réduire ces niveaux de valorisation et, par conséquent, réduire les performances futures attendues.

Des risques de dégradation, mais pas de défaillance du 2ème pilier

Pour évaluer la santé financière du 2ème pilier, quatre scénarios économiques de base ont été élaborés sur des horizons de temps de cinq et dix ans (normalisation, statu quo, poursuite et éclatement). Dans l’objectif de mettre à l’épreuve le système du 2ème pilier, des scénarios dits de stress ont aussi été élaborés. Les résultats de l’étude montrent que le système de financement par capitalisation est approprié.

Les analyses mettent cependant en exergue une potentielle dégradation de la santé financière du 2ème pilier dans 10 ans par rapport à la situation actuelle, notamment dans le scénario d’une remontée progressive des taux d’intérêt (normalisation). En cas de remontée forte des taux, la détérioration pourrait être de plus grande ampleur. L’étude souligne que les fondations collectives, notamment celles de grande taille, et les institutions de droit public en capitalisation complète constituent globalement les types d’institutions ayant le risque le plus marqué.

Face à ce constat, les auteurs envisagent des pistes d’amélioration pour améliorer la stabilité financière du 2ème pilier. L’étude conclut également sur des recommandations s’agissant des prescriptions légales de placement, du cadre de surveillance du processus de placement et des mesures d’incitation à une politique de placement durable.

21 juin 2022
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