La Mésopotamie

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Paysage et urbanisme

 

Un paysage aride et semi-aride

La Mésopotamie est une région historique située dans le croissant fertile, entre le Tigre et l'Euphrate. Au cours moyen des deux fleuves, le climat semi-aride permet les cultures pluviales malgré des sols peu fertiles, dans un paysage de plaines légèrement boisées. Au sud, le climat est principalement aride et l’agriculture (céréales, légumineuses) n’y est possible qu’avec l'irrigation. Dans ce paysage riche en plaines et marécages, on pratique aussi l’élevage d’ovins et de bovins. Les principales ressources sont l’argile et le roseau qui servent pour la construction et le support d’écriture.

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Kurdistan au Nord de l’Irak, 2013. Photo : Hans van Eijsden    

                                           

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Les marais du Sud de l’Irak, 1977. Photo : Rashad Salim

                                                 

 Un urbanisme rapide et dense de cités-états

La majeure partie de la population se concentre dans un réseau de cités-états. Les cités sont organisées par quartiers regroupant le centre administratif avec le palais, les temples, l’artisanat et les îlots d'habitations. En dehors des murailles, se trouvent des jardins de palmiers-dattiers et un peu plus loin, des champs, alimentés au sud par un système complexe de canaux et rigoles. Les cités-états du 3ème millénaire av. J.-C. sont dirigées indépendamment par un souverain et sont souvent en conflit. Elles sont rassemblées en un grand empire sous Sargon, roi d’Akkad, avant de se diviser au 2ème millénaire avec au nord l'Assyrie et la Babylonie au sud.

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Reconstitution de la cité d’Ur. Source : Antes del Deluvion, CaixaForum, L. AMOR S Y M. ORELLANA

 

Les savoirs : les lettres et les sciences

 La Mésopotamie est principalement dominée par la civilisation suméro-akkadienne pendant près de 3000 ans. Elle est à l’origine de nombreuses inventions comme l'écriture, la création d'institutions, les codes de lois, la planification du travail, les sciences.

 La littérature mésopotamienne, écrite en sumérien et en akkadien, est très riche et variée. Les mythes les plus connus sont l’épopée de Gilgameš, dans lequel on retrouve le mythe du Déluge, ou l’Enūma Eliš « Lorsqu’en haut », mythe de la création du monde et de l’humanité. Mais aussi des nombreux poèmes, berceuses, chants, lamentations et autres mythes nous sont parvenus.

 

Les fondements scientifiques au 1er millénaire av. J.-C.

Image 5.jpgDe l’invention de l’écriture découle celle de nouveaux concepts à l’origine de nos sciences, comme les mathématiques et l’astronomie (calculs des mécanismes célestes, prévision des équinoxes, description des constellations). La médecine est déjà pratiquée, elle est décrite dans des manuels de diagnostics-pronostics. La divination est considérée comme une science très sérieuse, un savoir complexe permettant de lire les messages envoyés par les dieux.

Ces sciences sont le fait de scribes spécialisés qui font preuve d’une volonté d’observer et analyser le monde, qu’ils classent dans de nombreuses listes.

 

 

Carte babylonienne du monde 626-539 av. J.-C. BM 92687

 

 

 

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