Donner la parole à la communauté : la Cellule de communication de la Faculté des sciences

 

Chaque jour, dans les laboratoires, les bureaux, les salles de cours ou sur le terrain, la Faculté des sciences prend vie grâce au travail de centaines de personnes. Chercheur/euses, enseignant-es, étudiant-es, technicien-nes et personnel administratif : chacun-e contribue à bâtir un écosystème vivant, varié et interconnecté. Une faculté, comme aime à le rappeler la doyenne Costanza Bonadonna, « organique », où il n’existe pas de rôle mineur et où chaque voix a sa place.

Mais comment raconter cette vie, cette énergie diffuse, cette pluralité de parcours et de visions ? Comment faire circuler l’information, valoriser le travail quotidien, nourrir le sentiment d’appartenance et les échanges entre des sections souvent ancrées dans des mondes disciplinaires distincts ?

C’est à partir de ces questions qu’est née, en 2024, la Cellule de communication de la Faculté des sciences. Un projet initié par le Décanat comme un outil concret pour rendre la communication plus participative, plus transversale, plus fidèle à la réalité de notre communauté.

Un réseau de doctorant-es pour raconter la science depuis le terrain

La Cellule est composée de doctorant-es issu-es des huit sections de la Faculté, sélectionné-es via un appel à candidatures. Leur participation est volontaire ; ils et elles reçoivent une initiation à la communication scientifique ainsi qu’à la communication institutionnelle, afin de mieux comprendre les enjeux, les codes et les canaux propres à une université publique. En lien étroit avec l’équipe du Décanat, leur mission ne consiste pas à faire la promotion de la Faculté, mais à donner de la visibilité aux activités, aux visages et aux histoires qui l’animent au quotidien. Il s’agit d’une démarche de valorisation, de transmission et de lien, au service d’une communauté diverse et engagée.

Parmi les activités menées, on trouve :

  • les takeovers Instagram, qui offrent un regard direct et informel sur la vie dans les laboratoires, les cours, les missions de terrain ou lors de conférences internationales 
  • la valorisation des événements organisés par les sections ou les services de la Faculté 
  • la construction d’un récit partagé du travail académique, au-delà des silos disciplinaires

Un exemple emblématique a été la récente mission d’enseignement en Islande de la Section des sciences de la Terre, documentée via un takeover Instagram sur les canaux de la Faculté. L’initiative, coordonnée par la Cellule de communication, a permis de suivre à distance le projet avec l’implication directe des étudiant-es sur le terrain. Une expérience de communication authentique, formatrice et accessible, qui a montré combien raconter la science, c’est aussi construire une communauté.

La communication comme levier d’inclusion et de responsabilité collective

La création de la Cellule n’est pas simplement une initiative technique. Elle s’inscrit dans une vision plus large portée par le Décanat Bonadonna, qui fait de la responsabilité sociale de la science, de l’inclusion, de la transparence et de la valorisation des talents les piliers de son action. À une époque marquée par des mutations géopolitiques, des tensions sociales et des transformations technologiques, la communication n’est pas un luxe mais un outil essentiel de cohésion, de reconnaissance et d’ouverture.

Dans ce sens, la Cellule représente aussi un véritable terrain d’entraînement pour les jeunes scientifiques : un espace où apprendre à communiquer sa recherche, à dialoguer avec des publics variés, à contribuer activement à la vie collective de l’institution. Rejoindre la Cellule permet de développer des compétences de plus en plus valorisées dans le monde académique et au-delà : capacité de synthèse, esprit d’initiative, sens de la narration.

Un nouvel appel à participation

Dans les mois à venir, une nouvelle campagne de recrutement sera lancée pour renouveler et élargir l’équipe de la Cellule de communication. L’appel s’adresse à des doctorant-es motivé-es, désireux/euses de raconter de l’intérieur le monde de la recherche, de la formation, de la vie universitaire. Aucune compétence préalable en communication n’est requise — seulement l’envie de s’impliquer, de collaborer, d’apprendre. Car, comme l’ont montré les premiers mois d’activité, bien communiquer ne signifie pas simplifier, mais inclure ; cela ne veut pas dire promouvoir, mais partager.

La science que nous voulons raconter ne se résume pas à des résultats : elle est faite de personnes, de parcours, d’intuitions, d’échecs et de relations. C’est une science vivante, évolutive, réflexive. Et elle a besoin de voix authentiques pour être entendue.


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