Leçons d'adieu

Vendredi 18 mars 2016
17h00, CHUV - Lausanne
Auditoire César Roux  
(symposium scientifique dès 15h30)

CURML: (Centre universitaire romand de médecine légale)
Silke Grabherr succède à Patrice Mangin - Leçons communes

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Leçon d'adieu de Patrice Mangin

Professeur honoraire à la Faculté de médecine de l'Université de Genève et
à la Faculté de biologie et médecine de l'Université de Lausanne
Directeur sortant du CURML
Cérémonie conjointe avec Silke Grabherr

«Médecine légale d'hier, d'aujourd'hui et de demain»

 

Leçon inaugurale de Silke Grabherr

Professeure ordinaire à la Faculté de médecine de l'Université de Genève
et à la Faculté de biologie et médecine de l'Université de Lausanne
Directrice du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML)
Cérémonie conjointe avec Patrice Mangin

«La médecine légale par l'image: mythe ou réalité?»

 


Jeudi 17 décembre 2015, 12h30
CMU - A250

Pierre Hoffmeyer

Directeur du Département de chirurgie, Faculté de médecine et HUG
Médecin-chef du Service de chirurgie orthopédique et de traumatologie de l’appareil moteur, HUG

Hoffmeyer

«La chirurgie orthopédique: une spécialité en mutation»

ÉCOUTEZ LA CONFÉRENCE

C’est grâce aux avancées de la médecine que l’orthopédie, éthymologiquement l’art de redresser les enfants, devient la chirurgie orthopédique par l’arrivée de technologies de plus en plus complexes appliquées à la réparation de l’appareil moteur. Jusqu’au milieu du XXe siècle, le traitement conservateur - avec ses plâtres, ses extensions et ses corsets - tenait le haut du pavé et se préoccupait surtout de soigner les séquelles de la tuberculose et de la poliomyélite. Aujourd’hui, la donne a changé: la traumatologie du loisir et de la mobilité motorisée, de même que le vieillissement actif, sont les principaux pourvoyeurs de patients. De la canne à la prothèse, du plâtre à l’ostéosynthèse, de la chirurgie ouverte aux techniques mini-invasives, les progrès ont été fulgurants. Mais ils apportent aussi leur lot de nouvelles complications. La chirurgie orthopédique est certes une spécialité en pleine évolution technique, mais elle se doit de conserver le patient au centre de ses préoccupations.

Biographie
Pierre Hoffmeyer obtient son diplôme fédéral de médecin en 1976 à Genève et se forme en chirurgie au Vancouver General Hospital, Canada. Il intègre ensuite la Clinique d’orthopédie et de chirurgie de l’appareil moteur des HUG. En 1986, il obtient son titre de spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et complète ensuite sa formation en chirurgie de l’épaule et du coude. Il est depuis 1998 médecin-chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil moteur des HUG et prend la tête du département hospitalier de chirurgie en 2007. Sur le plan académique, il est nommé privat-docent en 1993, et professeur ordinaire en 1998. Il prend la direction du Département facultaire de chirurgie en 2006. Ses intérêts cliniques et de recherche concernent essentiellement l’orthopédie adulte et la traumatologie – en particulier de l’épaule et du coude – ainsi que les maladies infectieuses du système musculo-squelettique. Par ailleurs, il a été le président de l’Association suisse d’orthopédie et celui de la Fédération européenne des sociétés nationales d’orthopédie (EFORT). Il est également membre du comité éditorial de plusieurs journaux importants, tels que le Bone and Joint Journal et la Revue de chirurgie orthopédique. Il est nommé professeur honoraire en novembre 2015.


Jeudi 3 décembre 2015, 12h30
CMU - Auditoire C150

Pierre Pollak

Professeur ordinaire
Département des neurosciences cliniques, Faculté de médecine et HUG
Médecin-chef du Service de neurologie, HUG

Pollak

«Du concept de neuromodulation aux thérapeutiques:
un long chemin»

ÉCOUTEZ LA CONFÉRENCE

Depuis 1987, seulement trois indications de neuromodulation par stimulation cérébrale profonde (SCP) ont été validées: le traitement des tremblements, de la maladie de Parkinson et des dystonies. Or, la SCP a déjà fait l’objet de publications scientifiques dans une vingtaine d’indications diverses. Comment expliquer et surmonter le relatif échec de cet outil thérapeutique novateur et puissant? L’histoire de la démonstration de l’efficacité de la SCP dans la maladie de Parkinson illustre les lacunes de l’application de la SCP dans de nouvelles indications: études sur des modèles animaux, compréhension des mécanismes d’action, précision anatomique de la cible stimulée, recherche des paramètres électriques adéquats, modifications qualitative, quantitative et temporelle des symptômes. A travers quelques exemples, le professeur Pollak expliquera pourquoi une telle approche pré-clinique et clinique est impérative avant l’application à large échelle de la SCP dans une indication donnée.

Biographie
Après des études de médecine et de neurologie à Grenoble, Pierre Pollak se spécialise dans les maladies du mouvement à Paris, Montréal et New York. Nommé en 1992 professeur de neurologie à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, il dirige le Service de neurologie du CHU de 1997 à 2002. Ses recherches de thérapies expérimentales de la maladie de Parkinson le mènent à découvrir, avec Alim-Louis Benabid, la stimulation cérébrale profonde - ou neuromodulation - en tant que nouvel outil thérapeutique de cette maladie ainsi que d’autres troubles neurologiques ou neuropsychiatriques. Il reçoit pour ses travaux révolutionnaires plusieurs prix, décernés notamment par l’Académie des sciences. Il est lauréat du Annemarie Opprecht Foundation Award en 1999 et des Victoires de la médecine en 2008. Pierre Pollak est nommé médecin-chef du service de neurologie des HUG et professeur ordinaire au Département des neurosciences cliniques de la Faculté de médecine de l’UNIGE en octobre 2010. Il crée à Genève un centre de compétences en neuromodulation alliant recherche fondamentale et translationnelle, où plus de 20 patients bénéficient chaque année de ces avancées thérapeutiques majeures. Il a pris sa retraite en septembre 2015.


Jeudi 5 novembre 2015, 12h30
CMU - Auditoire A250

Alexandre MAURON

Professeur ordinaire
Directeur de l'Institut Ethique Histoire Humanités - iEH2
Faculté de médecine

Mauron

«Les idéologies antisciences aujourd'hui:
un défi bioéthique et biopolitique»

ECOUTEZ LA CONFÉRENCE

Faire porter un regard critique sur les connaissances et les méthodes scientifiques fait partie intégrante de la démarche scientifique elle-même. Par contre, le « dénisme antiscience » est fondamentalement différent. Il s’agit d’un déni systématique des certains acquis de la science reposant sur des choix idéologiques ou des intérêts particuliers et non sur un examen critique compétent des acquis en question. Ce phénomène n’est pas nouveau en soi, mais il a pris une importance accrue dans le monde contemporain. Un certain nombre de controverses actuelles mettant en jeu ce déni seront analysées, ainsi que leurs implications sociétales plus larges. En effet, le déni de science alimente un paradoxe politique: souvent inspiré par un populisme anti-élites, il contribue en fait à priver le citoyen et le politique de moyens d’agir vraiment sur la réalité.

Biographie
Alexandre Mauron obtient en 1978 un doctorat en biologie moléculaire de l’Université de Lausanne, devient ensuite chercheur à l’Université de Stanford (Etats-Unis), puis à la Faculté des sciences de l’UNIGE en 1983. Depuis 1987, il se consacre à la bioéthique. D’abord rattaché à la Fondation Louis-Jeantet de médecine, il rejoint la Faculté de médecine en 1991, où il est nommé professeur associé en 1995, puis professeur ordinaire en 2001. Titulaire de la première chaire en éthique biomédicale créée dans une Faculté de médecine suisse, il a été le fondateur et premier directeur de l’Institut Ethique Histoire Humanités de la Faculté. Ses travaux portent principalement sur les enjeux éthiques et philosophiques de la médecine moléculaire et de la génétique, sur le statut de l’embryon, ainsi que sur divers problèmes d’éthique clinique, en particulier ceux liés à la fin de vie. Plus récemment, il s’est également intéressé à la question de la justice sociale en matière de santé, ainsi qu’aux pratiques médicales amélioratrices. Expert reconnu internationalement, Alexandre Mauron est également membre de l‘Académie suisse des sciences médicales. Il a été membre de la Commission nationale d’éthique dans le domaine de la médecine humaine et du Conseil suisse de la science et de la technologie. Il tient une chronique dans la Revue médicale suisse. Il est nommé professeur honoraire en septembre 2015.


J eudi 29 janvier 2015, 12h30
CMU - Auditoire A250

René Rizzoli

Professeur ordinaire
Département de médecine interne des spécialités, Faculté de médecine
Médecin-chef du Service des maladies osseuses, HUG

Rizzoli

«Fragilité osseuse: physiopathologie et prévention de l’ostéoporose»


ECOUTEZ LA CONFERENCE
En Suisse, les fractures dues à l’ostéoporose concernent une femme sur deux et un homme sur cinq dès 50 ans. Ces fractures, lorsqu’elles touchent la colonne vertébrale ou le col du fémur, sont accompagnées d’une mortalité accrue ou peuvent causer des handicaps durables compromettant la qualité de vie et nécessitant un coûteux encadrement médical et social. La quantité et la qualité de notre squelette dépendent de l’accumulation et de la maturation du capital osseux au cours de la croissance, puis de sa dégradation au cours de la 2e moitié de la vie. Sur le plan clinique, on distingue la prévention primaire (les mesures visant à améliorer et maintenir le capital osseux) de la prévention secondaire (les mesures visant à empêcher une détérioration d’un os déjà hypothéqué). Elles reposent sur trois éléments: la suppression des facteurs de risque d’ostéoporose, la consommation de calcium et de vitamine D en quantité suffisante, ainsi qu’une activité physique régulière et adaptée. Pour la prévention secondaire, ces mesures peuvent ne pas suffire. Il faut alors recourir à des traitements médicamenteux dont le but est de réduire le risque de fracture additionnelle en stimulant la densité osseuse. Lors de sa conférence, le professeur Rizzoli exposera les principaux axes de prévention de l’ostéoporose, et plaidera pour une prise en charge globale des personnes à risque.

Biographie
Spécialiste FMH en médecine interne et en endocrinologie, le professeur Rizzoli s’est plus particulièrement intéressé aux maladies métaboliques osseuses et à l’ostéoporose. Nommé privat-docent à la Faculté de médecine de Genève en 1990, il est devenu professeur associé en 1998, médecin-chef du Service des maladies osseuses des HUG en 2001, puis en 2006, professeur ordinaire au Département de réhabilitation et gériatrie, dont il a été le directeur jusqu’en 2010. Il a par ailleurs été, de 2011 à 2014, président de la Section de médecine clinique. Le professeur Rizzoli a effectué de nombreuses recherches sur la croissance osseuse, la physiopathologie de la fragilité osseuse ainsi que la prévention et le traitement de l’ostéoporose. Il a aussi étudié l’effet de certains traitements médicamenteux sur les troubles du métabolisme osseux. Outre sa contribution substantielle à la recherche, le professeur Rizzoli s’est engagé tout au long de sa carrière pour une meilleure connaissance des maladies métaboliques osseuses et pour une meilleure prise en charge des patients. Il a également occupé des fonctions dirigeantes au sein de l’International Osteoporosis Foundation et est rédacteur en chef de plusieurs revues spécialisées. Il a été nommé professeur honoraire en octobre 2014.

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