Robustesse du vivant et sociétés humaines : 

ce que les plantes nous apprennent dans l'Anthropocène

Mardi 19 mai, 18h30, Auditoire U300 - Uni Dufour

Avec Mathilde Simon, Docteure en biologie et ethnobotaniste, Institut Michel Serres (ENS Lyon)

 

Inscriptionhttps://formulaire.unige.ch/outils/limesurveyfac/theologie/index.php/898491?lang=fr

Il n'y aura pas de diffusion en direct, mais la vidéo de la conférence sera disponible en replay.

Cette conférence propose d’explorer la notion de robustesse, d’abord à partir du monde végétal. Les plantes, organismes fixés et exposés aux aléas, ne cherchent pas la performance maximale mais développent des stratégies d’ajustement, de redondance et de plasticité qui leur permettent de persister dans des environnements changeants. 

Cette approche invite à déplacer notre regard : et si, plutôt que l’optimisation et l’efficacité à court terme, nos sociétés s’inspiraient de ces logiques du vivant ?

La robustesse devient alors une grille de lecture pour repenser nos modes de fonctionnement occidentaux, nos rapports au temps ou encore aux ressources.

La cueillette sauvage sera abordée comme une pratique concrète incarnant ces principes : attention aux milieux, connaissance fine des cycles, sobriété du geste, adaptation aux variations saisonnières. Elle engage également une dimension sensible et relationnelle, pouvant ouvrir vers une forme d’écospiritualité : une manière d’habiter le monde fondée sur la réciprocité, l’attention au vivant et la conscience de notre interdépendance.

 

19 févr. 2026

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